dédicace neuf cinq argenteuil

un atelier d'écriture au lycée polyvalent Nadia et Fernand Léger d'Argenteuil

 

   
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avec Antonin Artaud
"l’impression d’être le centre du monde"

aujourd'hui, les textes seront sans signature

la consigne est simple: se concentrer sur un moment, grave ou pas grave, triste ou pas triste, enfance ou pas enfance, pendant lequel il y a eu perte de contrôle de soi-même

on a parlé de quelques découvertes récentes sur le cerveau, et comment ça fonctionne

on a surtout évoqué le grand renversement initié en littérature par Antonin Artaud

dans quelques textes, l'écho encore de l'événement biographique source
dans la plupart des textes, la séparation de cet évenement, pour s'en tenir à cette description mentale

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entre temps, on eu un atelier sur la question de l'identité, mais les textes, très beaux, très personnels, vont passer d'abord par le cours d'arts visuels...

1
Je voyais des étoiles, toutes ces personnes vêtues de blouses blanches et qui me donnaient toutes leurs attentions, je les voyais comme des anges, je planais, je me sentais protégée. Mais le moindre mouvement que je faisais, j’avais cette douleur abominable, c’état insupportable. Mais alors, dès que cette personne que je ne connais point, s’approchait de moi, je me sentais moins seule et comme par magie cette douleur disparaissait, ainsi j’avais l’impression d’être le centre du monde. Je n’étais plus sur la planète terre, j’étais quelque part, je ne sais pas où mais c’était très agréable.

2
J’avais la tête qui tournait. Je ne savais plus où j’étais. Je voyais flou. Je ne sentais plus mes jambes, mon cœur palpitait à cent à l’heure. Je ne pouvais plus bouger, j’étais bloquée. Le vide complet était en moi.

3
Je me suis retrouvée par terre avec une affreuse douleur aux jambes, une voix affolée m’appelle. Cette voix, la phrase avait du mal à être comprise par mon cerveau, tellement j’étais concentrée dans cette douleur forte. C’est après qu’on m’ait prise en charge que tout s’est éclairci. J’ai compris tout ce qui m’était arrivé même si je ne me souvenais pas mes moments précis, car tout s’est rapidement passé. Je n’arrive actuellement pas à me souvenir de ce moment, là où tout a basculé, la seule chose dont je me souviens, c’est avant et après cet accident.

4
Je me suis sentie seule, anéantie par le chagrin. Des pleurs, des pleurs, voilà ce qu’étaient mes journées. Je ne pouvais plus bouger, il n’y avait plus que le désespoir et la solitude qui me hantaient.

5
J’avais un bouillonnement dans le cerveau. Mes yeux étaient rouges et remplis de larmes. J’avais les poings serrés. Je me voyais déjà à la maison d’arrêt puis j’avais du mal à reprendre mon souffle. J’avais oublié le côté sombre de ma personne. Puis Boum, et trois minutes plus tard je m’apaise.

6
Je ne comprends rien à ce qu’on me dit. Je suis fatiguée. Je suis dans mes rêves. Je ne pense à rien. Je vais d’une pièce à l’autre et je ne sais pas ce que je fais. Je suis dans un autre monde, peut-être même dans un autre univers. Mais je pleure sans le savoir. Au fond de moi, la sensation d’être seule. Je sais qu’à l’intérieur de moi-même je suis triste et que cette tristesse est forte. Et tout cela, je le fais inconsciemment.

7
Lorsqu’on me l’a annoncé, je suis restée sans voix pendant deux minutes. J’ai beau me le dire plusieurs fois, dans ma tête rien ne s’est passé. C’est dur de ne rien pouvoir contrôler. Il y a plein d’autres choses qui se mélangent à ce qui vient de se passer et plein d’images interviennent dans ma tête.

8
En un court instant, je ne connais plus personne. Je croyais que mon cœur allait s’arrêter pour la vie. Mes mains étaient moites, et dans mes yeux une larme coulait. Mon cœur battait à deux mille à l’heure. Pendant ces demi secondes, plus rien ne compte autour de moi à part cet événement, maintenant gravé dans ma mémoire.

9
Tout à coup, il apparaît en face. J’ai peur.
Est-ce qu’on va se le prendre ? Je ne vois que les phares du camion qui approche. Je me sens mal. Je me demande si on va s’en sortir.
Au dernier moment on s’en sort. Et là, je suis soulagé.

10
Mes yeux n’ont qu’une envie c’est de pleurer.
Mon cœur bat très fort et me fait mal en même temps.
Un choc moral qui a été très fort en raison de mon âge.
Je me sentais perdue, une seule chose était présente : le manque.
Mon esprit n’avait plus envie de réfléchir, c’était le vide total.
Rien n’était plus important que ça.
Je n’avais plus aucun sentiment.
J’entendais une petite voix qui me disait de surmonter cet événement. Je ne pouvais pas y résister.
Je me sentais mal, abandonnée, délaissée. Il fallait me confier à quelqu’un, mais ma parole était bloquée.
Je n’entendais pas les gens qui voulaient me réconforter, mon esprit était concentré sur une seule chose.
Mes larmes se mirent à pleurer.

11
Un état de panique. Je n’avais plus de jambes, par où devais-je passer ? ma vision critique a fortement diminué. Jambes lourdes, battement accroché du cœur. Plus tard, tout allait bien.

12
BOUM : le noir complet dans ma tête. Le vide complet en moi. Il faut que j’en tue un.
Je ne vois plus rien, sauf des silhouettes. J’entends des cris.
Les silhouettes s’écartent, s’éloignent.
Je vais mieux, le vide commence à se remplir. Je revois à nouveau, avec un grand soulagement.
énervée
j’avais envie de rire
de dire ce que je pensais
de partir
restant calme
sans me lever de ma chaise
sachant me maîtriser
rancunière
envers certaines personnes
je continuerai à ne pas lui parler
sauf en cas d’obligation ou pour moi

13
Dans ma tête c’était comme dans une Technoparade, des images anormales, des gestes vifs et un équilibre perturbé. Tu vois les gens, tu ne les calcules pas, tu ne connais pas le ridicule et te fout de tout. T’es OP et à l’affût de tout ce qui bouge. Tu te sens bien et t’as trop chaud. Un bon état d’esprit pour passer une bonne soirée.

14
J’étais sous le choc, tout blanc. Je n’avais qu’une envie, c’était de rentrer chez moi en courant. À ce moment-là, je ne pensais qu’à un truc, mes parents, ce qu’ils allaient me faire si je me faisais attraper. Donc j’ai couru jusqu’à l’épuisement pour réussir à me cacher. Quand on a marqué ce but à la fin du match, en finale, le but de la victoire, je n’avais qu’une idée en tête, faire la fête avec mes potes pour célébrer ce titre, je n’étais plus dans le match, je n’avais plus envie de jouer, je voulais que ça se termine tout de suite.

15
J’avais chaud, je me sentais mal, je pense à la gardave et au banc, je pense à mon père.

16
J’avais le cœur qui battait très fort. J’avais l’impression que mon cœur allait sortir. J’avais les jambes qui tremblaient. Je ne savais plus quoi faire. Je n’arrivais plus à réfléchir. Je me demandais pourquoi cela était arrivé. Et pourquoi lui.
Le lendemain, ça allait mieux : j’avais appris la bonne nouvelle.

17
Je ne savais plus quoi faire, j’étais désespérée. Je n’arrivais pas à me faire à cette idée. Tout le monde était triste, choqué ainsi que triste. Pas une larme n’a coulé, mais au fond de moi j’avais du chagrin. Jusqu’à présent, je n’arrive pas à le croire. Cet événement est gravé à toujours dans mon cœur.

18
Je ne sentais plus mes membres. Je ne pensais plus, je ne pouvais plus parler. J’entendais une voix lointaine et vague, qui me demandait comment j’allais. Mes yeux s’ouvraient et se refermaient,mais rien à faire.

19
la semaine dernière
gros soucis
perte d’un espoir
j’avais la haine

20
Je suis en colère, j’ai envie de tuer quelqu’un qui est devant moi mais je ne le fais pas, pour les morales de mon père.
Quand je pleure, le lendemain, retour à la case départ.
Une sensation de vague de colère.
Mais heureusement le bonheur est tout le temps présent. Le bonheur est la bonne humeur ou des fous rires, voir avec quelque pas de danse.

21
J’ai la tête qui tourne, j’ai envie de vomir, je me sens très mal. Je ne savais pas que ça faisait cet effet.

22
J’ai eu très peur, car je ne savais pas ce qui allait se passer. Qu’allait-il m’arriver. J’ai ressenti une très forte douleur. Je ne veux plus ressentir cette sensation. J’ai ressenti comme des larmes s’enfoncer dans mon corps. C’était atroce.

23
J’ai senti la douleur monter en moi, je me suis fait très mal. Aïe, aïe, j’ai encore très mal, le sang coule.