dédicace neuf cinq argenteuil un atelier d'écriture au lycée polyvalent Nadia et Fernand Léger d'Argenteuil |
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Carrefour des écritures
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journal d'atelier |
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L'atelier d'écriture aide à nous faire réfléchir sur des choses auxquelles on ne pense même pas. Gaëlle. c'était l'atelier de la semaine dernière à lire aussi: celui qui, celle qui, ou bien qui ils sont, ceux qui regardent à ces fenêtres
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le livre est paru le mois dernier chez Fayard: Fenêtres sur le monde, par Raymond Bozier 37 textes basés chacun sur une fenêtre particulière, hôtel, maison, travail, voiture... et des formes narratives chaque fois différentes, souvent des phrases nominales, ou parfois juste de simpressions détachées, à moins d'un fragment presque autobiographique on ne peut pas, en deux heures d'atelier, partir chacun à la rencontre de 37 fenêtres, mais de 6 ou 7 oui, certainement l'ensemble de la séance est extraordinaire, un voyage visuel dans le proche, ce qu'on considère d'habitude comme ne méritant pas d'être signalé comme Yamina, quand elle écrit: fenêtre de mon salon: j’aperçois ma terrasse, donc rien d’intéressant là je me mettrais presque en colère, mais c'est bien la barrière que nous avions à franchir ensemble en plus, Bozier est un copain de lycée, quand on était interne en terminale c'est à lui qu'on empruntait Eluard ou Action Poétique, et cela avait du sens d'en parler aujourd'hui et je mets en parallèle les très beaux textes en celui qui, celle qui... FB |
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fenêtre sur le stade
de béton fenêtre sur la route fenêtre de l’hôtel fenêtre de la cuisine fenêtre sur une cité Moulaye
fenêtre
de ma chambre : Velux de la fenêtre de la cuisine le pare-brise de la voiture fenêtre de ma chambre vitres des cabines téléphoniques fenêtre de l’atelier d’écriture
fenêtre sur la rue fenêtre de ma chambre fenêtre de la chambre de ma cousine fenêtre du bus fenêtre
du train fenêtre chez mon ami
pare-brise de la voiture par la fenêtre de la chambre par la fenêtre de ma chambre
le matin accident d’un jeune homme africain en scooter
des petits courent dans la cour, ils s’insultent et s’amusent des voitures circulent, le vent fait trembler
les branches des arbres le feu ne veut pas passer au
vert, je regarde autour de moi, une femme téléphone en
conduisant, une vieille dame traverse il est 22 heures des pompiers
sont venus chercher une vieille dame qui a eu un malaise oh, la neige ! des flocons tombent, on
est au mois de mars il est environ 15 heures, des élèves
se mouillent avec des bouteilles, il fait chaud
la pluie qui tombe, les essuie-glaces des voitures sont en marche,
les parapluies s’ouvrent, les capuches sont sur les têtes les personnes
courent, pourquoi je ne sais pas, ils ne prennent pas le temps, ils
se bousculent des personnes qui sont assises,
qui se reposent : ce sont des personnes âgées,
une grille, des personnes vêtues de blanc, des camions de pompiers
qui viennent et repartent une zone
industrielle, des toits gris, des portes taggées un parc de
loisir, des arbres, un toboggan, un tourniquet, des enfants jouent,
hurlent un
garde, deux flics, la haine
par la fenêtre de la chambre du troisième étage
: des bâtiments, un bus qui passe et des gens qui courent
pour le prendre
le soleil arrive et se lève, les rayons de soleil commencent à dominer la chambre de la toile de tente et je sens que la journée sera bonne et en se levant, par la fenêtre je vois les personnes heureuses et les oiseaux chantent (la fenêtre de la toile de tente) le temps est morose, le ciel est gris et je pense à mon grand-père, là je suis triste : il me manque trop, et par la fenêtre je vois son image et je lui parle mais il ne me répond pas, je suis triste (la fenêtre de ma chambre) le soleil rayonne sur mon
cahier de français et je regarde par la
fenêtre, je pense beaucoup à ma mère que j’adore,
le soleil rayonne comme ma mère : je t’aime, maman ! (la
fenêtre
de la salle de français)
toutes les photos numériques de fenêtres ont été prises depuis le RER, entre la gare Saint-Lazare et le Val d'Argenteuil, le 31 mars 2004 - FB |
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