De terre en air

Terre sèche terre plaquée en croûte ton père dit faire entrer l’AIR tu bines tu grattes l’AIR change la couleur de la terre l’humus frais s’aère tu écoutes doucement l’eau couler et pénétrer la terre descendre par capillarité les petits canaux de l’AIR jusqu’au plus profond de la terre terraquée matraquée rotondité tu en ferais le tour trop vite tu préfères le faire en l’AIR ça s’apaise ça détend ça s’étend c’est léger doucement ça souffle ça porte ça dérive au fil de l’AIR du temps les parapentes des plateaux dérivent dans le beau temps l’AIR du matin martinets légers en cercle dans l’espace sans bordure l’AIR tu aspires enfin tu prends le temps sans posture sans rien que toi sans prendre l’AIR de rien au grand AIR du large sans marge tu verras l’AIR attend ton temps s‘étend tu retrouves la terre tu prends les devants tu reviens tu attends tu reprends tes poumons gorgés d’AIR dans ton corps il descend de quand à quand un devant un dedans c’est l’espace où tu prends racine et l’AIR te porte et descend doucement le fil du temps