Il Brel corps

Né un dimanche, né en avance, né l’aîné. Puis je a attendu, s’est laissé faire. La fabrique de carton. Il pleut, pas sa faute, jeunesse catholique. Agenouillé pour rien, s’ennuie en silence. Puis de grisaille en silence, le corps s’éveille. Continuer la lecture Il Brel corps

27 septembre 1956, un jeudi

Je respire depuis dix jours à peine, c’est du tout neuf. Hier ou avant-hier on m’a ramenée à la maison dans un panier ou dans les bras sans rien m’expliquer et on m’a déposée dans un petit lit en fer, Continuer la lecture 27 septembre 1956, un jeudi

Le vent d’été

      J’ai six ans. Je ne connais pas bien ma grand-mère, je ne l’ai pas vue souvent. Elle nous a invités dans la maison de sa sœur aînée où elle habite depuis la mort de mon grand-père. Par la fenêtre Continuer la lecture Le vent d’été

Au chalet

Sur la table du petit déjeuner, un pot de confiture fraise rhubarbe, cerise, cugnarde aux coings. Les enfants sont serrés sur le banc – Hugo, Frédéric, Lucas – ils sont en tas devant la paroi de bois. Tout est en Continuer la lecture Au chalet

Diffraction

     Trains en gare files de wagons rangées de fenêtres où se penchent les voyageurs suites d’images brouillées par la vitesse la vie défile les jours se traversent comme le paysage et la nuit veilleur où en est la nuit la Continuer la lecture Diffraction

parler c’était quoi alors

Parler c’était quoi alors        rien         la table toujours encombrée avec de la vaisselle des miettes de pain des objets à traîner parce qu’avec des enfants on ne peut pas garder une maison impeccable même si on s’acharne          les bruits de succion Continuer la lecture parler c’était quoi alors

Au commencement

1    Un tableau noir, des craies, blanches ou de couleur, une éponge…Une surface plane, un support qui accroche la poussière des bâtonnets de pastel, un chiffon…Les doigts qui tapotent, les doigts qui écrasent la craie, les formes qui apparaissent, l’éponge ou Continuer la lecture Au commencement