du rien qu’à soi


Voici passés les 1000 billets pour ce Petit Journal dont je ne me souviens même pas vraiment comment eu l’idée de le commencer. Une photo par jour et trois mots, et voir où ça mène. L’idée qu’on peut facilement retrouver les 10 dernières, mais qu’ensuite ça s’enfuit dans le nuage qui ressemble tellement à nos jours – en plus, ne témoignant pas du tout de ce qui s’est passé ce jour précis (je ne raconte pas celui-ci non plus). Mille jours, et pas forcément de photo du jour même si aujourd’hui comme les autres ç’aurait été possible. D’Ouessant, souvenir de ces oiseaux : à l’écart des autres, un seul occupe un espace ou rocher précis. Ce rocher-ci ressemble à l’île de Gaster dans Rabelais : bloc montueux et nu, surface verte et plane au-dessus. Me renvoie fort aussi à mon travail en cours, qui s’annonce aussi long qu’aura été celui sur les Stones, de St Kilda, évidemment ravivé et brossé ou drossé à Ouessant. Rapport ? Rien, comme d’habitude. Sinon que pas sûr que l’oiseau soit conscient de son propre écart. Et dans le rien que pour soi, savoir que s’il vit – comme ce Petit Journal, c’est parce que d’autres passants viennent, posent le croisement, la trace, l’échappée. Le rien que pour soi ne vit que par le pour soi de tous les autres, et la porte ici reste donc ouverte, on continue, on reprend, on n’a jamais cessé d’ailleurs.


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 30 août 2010
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Messages

  • hier soir, sous la pluie : la choucroute, la construction, le truc envoyé à Dieu, monsieur l’ignoble thiers, son ignoble du même acabit ici, aujourd’hui (entendu le ministre premier des serviles et des courbés indiquer ce matin : envie de vomir, couper la radio : nous sommes cernés, c’est le "service public"), c’est vrai que peu importe, le monde, c’est vrai que après tout nous courons aussi après quelque chose - on ne sait pas quoi, mais on répond au téléphone, on parle, on justifie, on souscrit, il faut bien travailler, les mômes, les parents, les comptes, les factures, les loyers et les dûs, les notaires et les clodos, enfin oui, on ne sait pas quoi...- mais tout de même, nous sommes encore vivants, non, nous entendons, non ? Nous voyons bien que ces "reconduites" et ces stigmatisations de "l’autre" ne sont bonnes qu’à nous diviser, pour que le nain, seul, puisse régner, non ? Parfois, je suis fatigué

  • croisé ce matin : le bar, les Folies ; il parle plus ou moins ; le patron arrive : "salut Montparnasse..." (je ne suis pas sûr de la majuscule) ; je m’approche : "on vous appelle Montparnasse, alors ?" il me regarde, toise le truc, répond quand même "c’est parce que je joue aux courses à Montparnasse..." ; ni une ni deux, moi : "la rue qui monte de la rue de la Gaîté à l’avenue du Maine ?" il me toise, une sorte de respect : "voilà, mais ils n’y sont plus, je vais rue Raymond Losserand où un type, richissime, peut me prêter quand je tombe..." Jamais vu ce garçon, juste Montparnasse Monde à Belleville (salutations MS) (j’en profite pour envoyer des messages magiques et virtuels aux "petits journaliers" comme moi, AS, KMS, Ana nb, apap, AME, Elise... bien d’autres qui passent, s’en vont et reviennent- notulographe, les respects du 4° en coiffure- tandis que moi, dans les soutes il me semble, tous les jours sauf impossibilité, je rame et j’écope, mais il y a comme quelque chose qu’un jour disait notre hôte - je ne sais plus, n’importe- je continue, je compile, je continue...)(ainsi qu’à ceux qui suivent - plus ou moins...- sans le montrer, mes grands amis olh et mch)

    • merci de penser à moi ; je te rassure, même si on ne se manifeste pas, on te suit assidûment ;souvent trop de trucs à faire et tout va trop vite ; en ce moment pas mal d’engueulades sur les blogs, des polémiques , çà réveille ,mais c’est parfois bien vain ;avoir la force de ne rien attendre de qui que ce soit ; le mieux est de continuer chacun dans son coin sans se décourager ,à suivre sa petite idée première ;(une légère baisse chez moi en août mais août, c’est l’exode, on me lit, me dit-on ; certains me disent que çà leur évite de lire le livre, là, c’est raté ! J’apprécie ce petit cercle sans calcul,où il n’est pas question de fric,il m’arrive de me demander où est passé le petit libraire de Bastille, ce que devient Orsalia ; bonne reprise à toi . AME

  • je ne sais plus bien, il y a comme une stase au faubourg : on attend mais les taggs, graffs et autres s’amusent

  • Je me souviens l’an dernier, quand j’étais aux urgences, allongée dans le noir à attendre, je ne pensais qu’à une chose : la phrase que j’écrirais ici, dans le Petit journal, une fois revenue à la maison. Ca me tenait, m’évitait de dévier.
    L’année d’avant, énervée à la piscine à cause d’un mail désagréable, je tricotais, détricotais la phrase qu’une fois de plus je voulais mettre dans le PJ. Elle a surgi, paisible finalement.
    Je me souviens des amitiés nouées ici, surtout.

    Voir en ligne : Fenêtres Open space

  • Je me souviens l’an dernier, quand j’étais aux urgences, allongée dans le noir à attendre, je ne pensais qu’à une chose : la phrase que j’écrirais ici, dans le Petit journal, une fois revenue à la maison. Ca me tenait, m’évitait de dévier.
    L’année d’avant, énervée à la piscine à cause d’un mail désagréable, je tricotais, détricotais la phrase qu’une fois de plus je voulais mettre dans le PJ. Elle a surgi, paisible finalement.
    Je me souviens des amitiés nouées ici, surtout.

    Voir en ligne : Fenêtres Open space

  • Désormais Illiers-Combray sera un peu plus proche.

    Voir en ligne : à chat perché

  • Pépite
    Et faire fi du mur sali.

  • Une journée Finzi Contini et il faut bien ça. Le week-end magique, grave, étrange, bouleversant.
    S’en remettre.
    Craindre d’avoir trouvé un emploi comme personnage dans un roman.
    Avoir une fois de plus peur pour la santé de quelqu’un qui est cher.
    S’être trouvée sauvée par un endroit enchanté, la sensation un dimanche après-midi durant d’avoir basculé dans un conte, certes un peu défait, mais cependant.

    J’en oublierai presque la piscine de mes rêves, qui n’est après tout qu’à deux heures de chez moi (et hélas une frontière)

    Voir en ligne : traces et trajets