le futur est un casino


Poitou, mon doux Poitou : continuons l’exploration de la carte touristique de la Vienne, station Jaunay-Clan de l’A10, sens descendant. Aujourd’hui, plus d’animaux bizarres. Le futur, on le sait, ça fait rire ! On sort en joie, tous en choeur et en courant. Aucune idée de comment le Futuroscope a géré sa communication : photo d’agence de pub, avec échantillon population, jeunes, moins jeunes, plutôt féminin merci, les faire courir sur le parking et un petit coup de Photoshop pour remettre devant le décor Futuroscope ? Ou carrément un dimanche au même Futuroscope, demander aux gens de courir en riant (– C’est pour la photo, merci !). Ça nous met tous dans cet état d’euphorie, penser au futur, c’est bien connu. Par contre, à côté de l’église romane qui n’en dit strictement rien, il est bien connu qu’à La Roche-Posay les mains sans bras vous massent, vous êtes en maillot de bain juste à côté du Casino (non non, pas la chaîne de supermarchés) avec le réverbère design dans la nuit étoilée... Bonheur du Poitou, joie de vivre, futur et Casino !



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 17 novembre 2010
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Messages

  • c’est extraordinaire ce que je me sens peu poitevine, moi. Resterai dans mon désir d’être méditerranéenne, juste un peu à distance, parce que les méditerranéens me fatiguent souvent

  • il est fort tard, et avec l’école je me lève à des heures complètement indues-mais sinon je ne dors pas non plus- je vais partir trois jours, ça va me faire du bien-le monde me blesse, parfois profondément, et c’est complètement inutile, j’ai mon chemin à faire -cinquante sept balais, putain !- : j’ai appris aujourd’hui que l’ami D. s’est (enfin !) payé son 8x8 pour mener à bien le projet qu’on a ensemble, j’en suis tellement content (merci à toi), hier soir je passais par la porte de Pantin, regardant cet hôtel d’où l’hôte de ce petit journal prenait une photo voilà deux ans, voilà un an : je pose ici une photo (elle a un an et demi) de la gare de Lisbonne, dorée sous sa lumière de nuit, prise du bas de l’avenue de la Liberté (sur laquelle, dans l’un de ces cafés, Pereira buvait ses citronnades en mangeant ses omelettes) et je vais me coucher

  • Je bosse en ce moment sur un polar où il sera question de ces parcs d’attractions. Lu qu’ils devraient fleurir dans les années à venir : là qu’il faut investir ! dans le tourisme de demain... Ils ont même un mot anglais pour désigner ces camps à touristes : resort...

    Voir en ligne : à chat perché

  • Beaucoup de femmes, aujourd’hui, dans la ligne d’eau que j’emprunte, dont deux qui ne cessent de parler, côte à côte, et nagent très lentement : toutes, nous les contournons poliment, sans faire remarquer que ça gêne, à force, cette place conquise en largeur. Pourquoi ne rien dire ? C’est que le plaisir de la conversation augmenté de bonne conscience (quoi ? j’ai nagé !), nous aussi, de temps à autres, on connaît...

    Voir en ligne : Fenêtres Open space

  • il y a des photos qu’on rêve de pouvoir arriver à faire, celle-là en est une , je la voyais juste comme elle est (moins floue sans doute), j’ai fait semblant de dormir, j’ai fermé les yeux et appuyé sur le premier, puis sur le deuxième déclencheur, voilà tout (elle vient de ranger son téléphone portable dans lequel elle hurlait, du mandarin je pense - ou alors du wu, du cantonais, du gan, du hakka, du min, du jin, du hui ou du ping à moins que ce ne soit du xiang- merci wiki- je cite mes sources -qui ne cite pas le mandarin d’ailleurs- je dois me planter - en tout cas je n’en ai entravé aucun mot, mais des sons si) la première était manquée, les têtes étaient coupées (peut-être devrais-je la poser ici)(j’allais bosser mais depuis quelques temps, je ne lis plus guère dans le métro, de peur de manquer mon "ça c’est Paris dans le métro")(en même temps, n’importe qui ferait l’affaire, pour peu qu’il s’agisse d’un Parisien, je veux dire) (c’est à dire quelqu’un qui prend le métro et qui fait la gueule : là, ils sont deux, et ils se marrent, c’est vrai)(parce qu’ils sont deux : je me rends compte en écrivant ça que la fois dernière il s’agissait aussi d’asiatiques qui se marraient) (tropisme sans doute plus ou moins raciste, je suppose)(me fait penser au Lotus Bleu et ce type avec son sabre, là)

    • je l’ai regardée, vaguement, je n’avais pas mes lunettes sous la main, mais j’ai vu qu’elle était loupée - mais je n’avais pas remarqué que je l’avais prise en train de ranger son portable (à l’arrière plan non plus, je n’avais pas remarqué cette jeune fille qui veut absolument être sur la photo- mais j’en ai l’habitude)(les lumières manquent vraiment et je crois que je les voulais en réalité)

  • il faut quand même reconnaître que plus ça va, plus le truc prend de l’ampleur dans la laideur : quand il sera fini, c’en sera presque une prouesse (enfin, ce que j’en dis, en même temps)(ouh là)

  • Fascinée à la Grande Bibli par ce mélange d’antan et de plus tard. Certains rayonnages comme autrefois, et les tiroirs à fiches, certains équipements comme demain et à qui est là venant de l’internet, ça nous plaît bien. Se croire par moment dans un film d’anticipation des années 60. Savourer.

    Regret de désormais devoir rationner et fractionner mes passages.

    Au soir une invitation chez de nouvelles voisines. L’homme tout frétillant. C’est vrai qu’elles sont jolies. Et sympathiques en plus.

    Voir en ligne : traces et trajets