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2007.09.07 | c’était passer sur la mer

En ce moment que la saltimbanquerie est bien opaque, ne peux pas m’empêcher de guetter les boulots, ceux qui me donneraient ce bout d’indépendance nécessaire, et d’assumer la responsabilité de père de famille, mais me débarrasseraient de l’intendance pour ce qui est de la littérature, du site, de l’édition numérique au culot. Mais je sais faire quoi ? Ou du moins : quoi faire où on voudrait de moi ? Même les copains qu’étaient si meilleurs que moi à l’école d’ingénieur, qui ont eu le diplôme (eux), qui ont fait carrière (eux), les voilà en masse au rancard après les 55 ans, et y a pas grand pitié dans le monde des sociétés. Au moins, la saltimbanquerie, on peut faire ça aussi longtemps qu’on veut (vaut mieux, d’ailleurs, vu le papier reçu il y a quelques mois m’annonçant que j’aurais droit à retraite de 972,80 euros... par an). Donc là je crois que je l’ai trouvé, le métier. J’ai bien regardé tous les boutons, dans la voiture, tous les appareils, et même le petit modem Ethernet posé sur la plage arrière : je saurais tout faire. Et croyez moi, Google Earth, Google Street View, je connais – je vous le ferai à l’artistique, je ne louperai pas la moindre impasse. Je vous trouverais des zooms, des beautés surprise. Suis resté longtemps à tourner autour, de la Google Car, des fois que quelqu’un de Google viendrait me proposer, là tout de suite, de partager le boulot. Je l’ai vu, le monsieur : me demande même s’il n’habite pas dans cet immeuble, où la voiture était garée. On s’entendrait bien : y a de la place pour deux Google Car, en Indre-et-Loire ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 27 mai 2011
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Messages

  • (moi aussi il faut que je m’occupe de la saltimbanquerie et du guet de boulots mais je ne sais plus conduire... Juste marcher, nager, et encore pas très bien, il faut le dire)

    Dans la ligne des nageurs moyens elle fout de grandes claques à l’eau, sur le dos, visage fermé, on dirait bien qu’elle lui en veut. Je la regarde passer, asperger tout le monde. Le soir, au cinéma, Pina, éclaboussures, jets, crachats d’eau claire. Même force, la beauté en plus.

    (sur "marcher" je voulais mettre un lien mais l’interface renâcle, fait disparaître le bouton. Alors voir ci-dessous)

    Voir en ligne : lien sur le verbe "marcher"

  • Ma dernière voiture, mon dernier choix de vie, ma dernière chance.

  • (j’ai à peu près la même espérance financière de retraite) (ça fait pas lourd) (et les mêmes obligations père de famille lalala) (je cherche du boulot la vache)(putain pas chez google, ça me ferait bien c...)(tu parles d’une boîte) (en même temps, selon moi, y’en a pas qui vaille) (mais sinon, ça va j’ai le moral) (photo : la sortie d’un restaurant saint germain des prés) (c’est par là qu’on nous pousse...) j’ai revu le Morvan, de loin, de Vézelay (truc de moines et compagnie de Jésus), le haut du mont je ne sais plus quoi, il y a quelque chose dans cette région qui me convient (comme chez moi je m’y sens) (il est certain qu’elle est peuplée d’autochtones, on n’y peut rien) (et parfois, même, ce sont des indigènes) (il y avait une fanfare sur la place de l’église (pas à Vézelay, à - où déjà ? Chevannes ?), ce matin vers onze heures, il y avait presque autant de femmes que d’hommes qui la composaient, et la batterie y était tenue par un jeune garçon, les douze ans : la fanfare, fait social total, transgenre et transgénérationnel) (revoir "Les Virtuoses", peut-être ?)

  • je fais ma saisie (je m’obstine pour les publications m., j’ai fait la retranscription comme un abruti, en m’y intéressant ; je vais produire une analyse, comme un con, sans savoir si jamais rétribution se fera, même pas de facture rien, pour tout ça, et quand je regarde dans ma rue, de mon cinquième, et que je vois des mômes passer, ça me rend triste et mélancolique) (cet après midi je cours, et je vois) (le type qui disait "c’est dur à gagner sa vie" qui était-ce ?) (dans le dossier "améliorées" -1 072 éléments- que des photos du petit journal)(ici rue du buisson saint louis une "fabrique d’engrenages" qui n’existe plus qu’à ce fronton)

  • (en plein milieu de la rue, téléphone à l’oreille, sous le soleil-certes-le type a l’air d’un chauffeur, c’en est sans doute un) je viens de faire mes courses, je passe (le paparazzo a des difficultés de cadrage, les sacs à la main, mais en même temps, c’est une cachette : on remarque les sacs-le type les a regardés avant que je ne passe derrière lui) (mal cadrée hein là)

    • mais en pleine rue, c’est qu’il fait comme chez lui, personne ne le klaxonne non plus, mais c’est cette arrogance-là qui privatise les lieux publics qui écoeure, je repasse, reclic, il ne me calcule même pas : il est chez lui... (on notera que la marque de la voiture a provoqué-chez Anémone, qui jouait le rôle de "maman" dans le film qui porte le même nom (Romain Goupil, 1990)- cette réplique, à sa sortie de prison : "Quoi ! mais tu as volé une bidule, mais tu sais pas que c’est comme les hémorroïdes ? y’a que les trous du cul qui en ont...!") (certes d’une trivialité violente, mais qui dit bien ce qu’elle veut dire)

    • pré-sélectionnée pour la/ma formation ai un entretien lundi 6 juin à 9H30, quand même curieux de pré-sélectionner puis sélectionner par entretien puis de nouveau sélectionner les pré-sélectionnés sélectionnés en prenant ceux qui ont trouvé une structure socio- professionnelle d’accueil, d’ailleurs je dois moi aussi sélectionner celle-ci, et ça c’est le plus dur