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2019.10.04 | dans la peau

Bron est vraiment une exception dans le parcours professionnel des salons du livre, la façon simple de discuter, la circulation dans les espaces de l’hippodrome (pesage, vestiaires jockey...), et tout simplement l’occasion de se retrouver entre auteurs. Découverte de Mathias Énard, parce qu’on ne s’était jamais trouvé ensemble, mais évidemment, après lecture de Zone, peu de chances de se gourrer sur le bonhomme. Du temps avec Jean Rouaud, même pas pensé que c’est vingt ans qu’on se connaît. Et surtout celui-là, dans sa simplicité et la paix qu’il semble offrir à qui l’aborde. Pourtant (je viens de terminer son Écrivains), une sorte d’oeuvre à l’explosif, sombre, avec des couloirs, des superpositions – à commencer par celle des noms.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 13 février 2011
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Messages

  • c’était vendredi, j’allais me faire ôter une racine -la 35 fracturée- cabinet de la rue du bac -140 euros merci- mais attendre, regrader, là, rue de l’Université, ce tableau (les 3 temples de Palestine, aps pris le nom de l’auteur), au premier plan, un berger de boeufs - ça existe, ça ?- et j’avais l’impression de me trouver plongé dans un roman de science fiction (hier, vu "Incendies", une merveille , comme quelque chose de biblique...brrrr)

    • Oui, cela existe, cela s’appelle un vacher. Une de ses occupations est d’aller emmener les vaches paître. Il les accompagne, les surveille etc. Aujourd"hui ce métier n’est plus ce qu’il était, trop mal payé, les vaches sont devenues folles et préfèrent rester parquées à l’intérieur d’un grand hangar où on leur diffuse en boucle "Plus belle la vie".

  • l’étable est pleine, ils sont inséparables et courent dehors, pas le moindre vacher à l’horizon...

    Voir en ligne : http://mmesi.blogspot.com/

  • C’était ça ce dimanche : dormir, faire 2 ou 3 petites choses, dormir à nouveau, lire, à nouveau sombrer. Heureusement une pièce prévue, au Rond Point et qui oblige à bouger, sortir, se secouer.
    Je m’amuse d’une scène triste, qui me rappelle mes propres errements de femme quasi-quittée, d’amie rayée de la carte, de fille d’une mère à préjugés - hélas la pièce ne fournit aucun mode d’emploi pour supporter ou atténuer le racisme des gens qui s’estiment mieux que ceux qu’ils pensent étrangers -.

    Il est un peu là, par bribes, par petit peu, la pièce lui a plu, un peu, et puis s’en va. Les copines, au moins, savent profiter de la vie. Nous buvons du thé.

    Il répond aux choses anodines, mais se tait aux paroles un peu plus intimes pourtant nous y sommes habitués. Veut-il s’éloigner ? Je me demande ce qui plombe le plus entre un silence ou un message de rien, trois mots à peine, une vague boutade, une généralité.

    J’eusse aimé aller à Bron, j’avais même un peu prévu, et puis.

    Voir en ligne : traces et trajets