fumée noire sur la Défense


En prenant le train de Saint-Lazare pour Rouen, hier matin, à la traversée de la Seine le bref aperçu de la Défense, toute rassemblée et dressée. Maintenant je sais ce qu’est ce territoire : même de très loin, les éléments de l’image correspondent chacun à une place précise, qui m’inclut. Je pourrais être là-bas, marchant, même si c’est 8 jours que j’en suis revenu. Par contre, les textes sont toujours dans la machine, pas encore repris ni rassemblé. La certitude aussi qu’il y en a en latence une autre vague, qui ne nécessitera pas d’y retourner forcément pour les écrire. C’est de là, ce trouble à apercevoir soudain les tours : la latence des textes est aussi incluse dans l’image, et mon dédoublement. Et puis c’est seulement en transférant l’image sur l’ordinateur que je découvre la fumée noire : il est où, cet incendie, quoi brûle – est-ce que ça concerne aussi ces textes en attente ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 18 mai 2011
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Messages

  • je descendais la rue de sèvres tranquillement, vers dix heures et demi je crois, ce matin, je vois quelque chose d’un peu rouge qui me fait signe d’approcher, j’ai ramassé cette petite clé usb (huit gigas dans le petit bazar) mais rien dedans qui permette d’identifier à qui elle peut appartenir (il y a bien un cv dedans, dans lequel on trouve des coordonnées mail, j’ai envoyé un mail : pas de réponse-encore peut-être...)