Montparnasse d-monde

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fils plafond

Journées du provincial à Paris. Jeudi ce sera pour entrer le matin à Futur-en-Seine et en ressortir le soir, mais aujourd’hui c’était métro rendez-vous métro rendez-vous métro rendes-vous trois fois : heureusement et évidemment, des rendez-vous denses et pleins, d’où on ressort avec des questions, j’essaye d’être plus organisé quand je les prépare, pas trop de choses dans un jour. Pas eu le temps quand même de tourisme ni ballade : Paris est un territoire utile. Il aurait fallu aller au Léviathan, nous n’aurons pas su. Puis ce moment où le train vous remporte, avec la succesion de dispositives chacune plus ou moins connue d’avance, filant vers l’arrière, avant l’avalement des tunnels. Alors c’est tunnel aussi dans la tête. Sensation de ciment intérieur, avant que plus tard on rémerge pour l’ordinateur. Dans les rues qui mènent au bureau de mes amis de l’Immatériel-fr, avec encore un tourneur repousseur sur métaux, une fabricante de chapeaux et beaucoup de misère, j’aurais bien fait des photos, une fois je ferai. Aujourd’hui c’était boulot. Reste cette photo, au téléphone, une fois avalé dans le train du soir.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 21 juin 2011
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Messages

  • Je ne suis donc pas la seule à qui juin offre un agenda au morcellement digne des emplois du temps scolaires, ce qui rassure mais n’en console pas.

    La découverte des automatismes qu’on a, le jour où quelque chose vient y faire obstacle : ainsi après mon café-vanille du distributeur de la piscine, j’avais l’habitude de marcher un pas paisible tout en le dégustant à petites gorgées et jeter le gobelet dans cette poubelle si bien située que je la croisais à l’exacte moment où son utilité m’était précieuse. Mais ce matin voilà qu’elle n’y était pas, et aucune trace qu’elle y fut jamais. Je me suis retrouvée toute bête, seule avec mon gobelet et les différents sacs (celui des affaires mouillées, celui des palmes et plaquettes) qui déjà m’encombraient. (Sans compter qu’il pleuvait).

    Voir en ligne : traces et trajets

  • parfois prendre un peu de hauteur, voir plus loin

    Voir en ligne : Montparnasse monde

  • vu de haut c’est joli (boulot-boulot-boulot) (dans le genre bleue, comme disait Eluard-ou tintin cinéma) (la vie c’est parfois dur, parfois moins ; vu "une séparation" : un beau film qu’on peut conseiller)

  • (à l’aveugle en le dépassant) (le boulot on court et ça fait ch...) c’est le type qui se met au quick un café quatre heures et qui regarde passer le monde (il avait une écharpe rose en hiver) (il est déjà apparu ici) (un nouveau téléphone, mais je ne sais pas encore faire passer les photos)(plein le dos de ces appareils qui changent tout le temps)(plein le dos de ce monde pour qui rien n’a plus de prix, un exemple le budget de "l’event" - j’adore) (sur un guide d’entretien à l’usage des journalistes, perdu par l’un d’eux probablement, trouvé sur le sol en faux copeaux, on croise des par exemple "toutes les questions ont comme sous jacente une fierté ###) (### : n’importe quelle marque du cacarante comme dit l’autre) (les types sont tous vêtus semblables costards couleur fiente cravate couleur chiotte chemise claire, les femmes se tortillent en tailleur on en pantalon serrés, on voit des badges partout (plus ils sont gros et plus ils sont gros), des talkie-walkie oreillettes et tout le reste de la panoplie- si ça n’était tragique, c’en serait ridicule)

  • c’est à 4 du (comme disent les adeptes de l’after) (j’adore ça) (le vocabulaire, pas les faits) (j’aime me coucher tôt et dormir) que je me suis réveillé, j’ai lu, puis (dernière épreuve du bac aidant) je suis sorti jusqu’au métro, en revenant la grue dans le soleil : première photo avec le nouvel appareil (vendredi samedi dimanche, boulot boulot boulot, dlamerde-on n’aime pas ça quand on en a , et on n’aime pas ça quand on n’en a pas-on est coincés- dlamerde)

    • partie garder la toute petite fille au chant de nuit, et passé la soirée à me demander si j’avais bien signé ma dernière LM, oui elle l’était ( ai trouvé une drôle de bête du travail mercredi en allant écouter " une fantaisie musicale de l’SKBL" une incitation à la rêverie un peu décevante - le texte - avec au centre les spectateurs et autour les musiciens et sonographes )