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Albrecht Dürer chez Rabelais

Après la lecture à la Devinière, hier, visite aux amis peintres, et le chantier de restauration installé sur le coteau troglodyte entre Seuilly et Lerné. Je fais une image de ces perches (du tremble ?) qui semblent accotées depuis des décennies contre le tuffeau. Rémy (Rémy Gendre) s’amuse de mon geste : il dit que dans la gravure de Dürer, retour du fils prodigue, il y a exactement le même faisceau des mêmes perches. Ce matin, je vérifie donc. Ainsi, quand le peintre s’active ici entre plâtre et isolants, la réalité qu’il voit n’est pas seulement le tuffeau et les perches, mais la gravure de Dürer, et la continuité ainsi instaurée de la peinture au réel. On venait de vivre quelque chose de très similaire, à la Devinière – entre les mots de Rabelais et les toponymes précis qui nous entouraient au présent. Ce rapport par quoi art et réalité en permanence et de toujours se confondent, c’est quand Internet aussi le reconduit qu’il nous apparaît comme nécessaire. Restent les perches.


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 26 juin 2011
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