champs magnétiques


Revenir sans nostalgie sur un haut lieu très précis de l’enfance. Travailler sur les sensations concrètes qu’on a de l’espace, du toucher et de l’air même, comme si la vue ne nous était pas de plus d’utilité qu’à lui. Parler longtemps des champs magnétiques et des points d’énergie, de la construction de vie et de l’énigme que c’est pour soi-même. Dans cet abandon tout autour, où on passe à travers les murs, cette flèche ancienne du temps, le partage.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 13 août 2011
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Messages

  • Haut lieu très précis pour moi aussi, la Cope à la Lune à quelques minutes de marche ou de bateau. Comme du jardin Dumaine où il m’aura fallu 20 ans pour ramener des images qui me conviennent un peu, de Damvix je n’ai jamais pu rien rapporter — et ce n’est pas faute d’en avoir envie, ni d’avoir essayé.

    En 2007 j’y suis revenu à la Cope, avec le Nikon, sur la route de l’enterrement de la seconde des cinq. Il n’y avait plus rien sur la conche, juste quelques ferrailles dans le pré de l’autre côté, que je n’ai pas pu photographier, trop loin, pas de lumière.

    Ce lieu se refuse, se dérobe... C’est Pauline qui m’a envoyé ensuite cette photo, que j’ai converti en N&B à la manière des miennes.

    On y est repassé récemment avec Bibi, les ferrailles sont toujours dans le pré. Mais nos souvenirs.

    Voir en ligne : Cafcom

  • il y avait une lettre signée du "service client", asseyez-vous dessus, l’ignoble le dispute à l’abject, comme toujours dans notre monde où comme disait l’autre dans le poste tout à l’heure "la mondialisation n’a pas que de bons côtés", mais elle passe par quoi, cette mondialisation, sinon des règlements que personne ne lit mais que tout le monde accepte qui sont drastiquement en défaveur du "client" (une case à cocher) ; ça va faire feuilleton, une telle hypocrisie (l’addition, vue d’ici : 585 euros pour un voyage non effectué à cause de l’indigence des "services" du transporteur) (la lettre a ce goût moisi des "nous nous permettons de vous rappeler" et autre "avoir le plaisir de vous accueillir prochainement" des lettres type de l’édition) (le montant de 10,15 euros sera sur le compte dans 4 à 6 semaines)

  • (arbitrairement 6) (y’a le jacques et son "alertez les bébés" qui tourne) (et la playlist de kms qui se télécharge tranquille) je reviens (au faubourg rien n’a changé), c’est le ramadan on trouve du pain, paris est en travaux, je vais aller voir l’expo de J.E Atwood un de ces jours, je vais ranger, arroser les plantes, regarder et me souvenir de Gênes, établir un carnet de voyage, regarder et me souvenir, les nuages sont un peu gris, le temps un peu comme un onze novembre (je me trompe là)

  • qu’un de mes oncles, ou grand-oncles, était médecin, qu’il avait vécu à Gênes, qu’il se lavait les mains soigneusement avant et après la consultation, et qu’il avait épousé une certaine Teddy, danseuse de cabaret à San Francisco, ou Los Angeles avant de revenir et de la ramener avec lui, qu’ensemble ils avaient eu deux filles (je ne sais plus, Kay pour l’une je crois, et l’autre ?) mais je ne sais plus son prénom (je vois ses mains qu’il triture au dessus du lavabo, dans la maison de Carthage) (ici la même : http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article1166#forum9422 ;
    la photo rampal, hier) (soleil sur Paris c’est pas dommage)

    • Si, il s’appelait Renzo (je pense) (photo d’une carte postale retrouvée de Bologne que je dédie ici au Chasse-Clou, s’il passe par là)(j’ai beaucoup aimé Bologne, malgré la température trop élevée de l’été 80, je crois) (j’ai aussi beaucoup aimé Gênes cet été)

    • parce que dans trois jours c’est la date de et je connais sa tristesse, lui dis je viens là dans la petite ville grande rue vide des araignées sur le mur du cimetière des arbres des arbres hauts et beaux une plante sauvage, elle voudrait l’arracher, lui dis que non, la plante vivante éloigne la tristesse, nous partons