lecture à domicile


Je ne sais pas trop comment fonctionnent les algorithmes de voix synthétique. On a affaire en général à d’un robot de dessin animé, prononçant sans aucune nuance une série de sons qui forment des mots, à vitesse égale. Le PlusTek BookReader m’a drôlement impressionné : est-ce que tous les mots ont été enregistrés individuellement, plutôt que de recomposer des syllabes ? Le travail de la voix dans l’intérieur des mots fait oublier la régularité de ce qui les met ensemble. Et le scanner sans bords (étonnez-vous qu’à publie.net on accélère le rythme de reprise de nos classiques) permet de caler le livre en un temps deux mouvements – en quelques années, on a échappé à tout ce côté laborieux de l’OCR (reconnaissance optique des caractères, du coup on n’a même plus besoin d’en parler). Ces 2 ans, on s’imaginait que tablettes ou liseuses aideraient à la lecture des mal-voyants – en tout cas pas l’iPad, puisque rien de pire qu’une interface tactile pour qui n’y voit pas : la révolution, au même prix que l’iPad, c’est bien cet appareil.


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 août 2011
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Messages

  • repris le collier, jme suis garé dans cette toute petite rue sur le coin de beaubourg (Geoffroy Langevin), acheté deux étagères à livres de poche (71 euros), montées par ma fille, installées ensuite, travail-ménage-courses trio infernal, beau temps (je lis aussi "espèces d’espaces", j’adore, le "prière d’insérer" qui fait marque-page, le "on ne parle pas assez des escaliers", j’aime bien tout) penser et classer les livres (ici ce qu’on voit de la fenêtre de la pension, le matin vers 8 heures) (un peu en dessous des arbres dans lesquels nichent des dizaines de perroquets verts, ça caquette à cette heure-ci)

  • s’appelait Leprest, Allain avec deux l, l’était né à Lestre c’est en Cotentin du côté de Saint Vaast, Tatihou, Omaha beach, là-bas loin, je l’aimais bien avec sa voix, ses chansons, il avait quelque chose de cruellement écorché, je l’aimais bien comme j’aime aussi Romain Didier, des gens qu’on entend pas mais qui sont là, il s’est tiré par sa porte, voilà tout, 57 balais, voilà tout (y’a rien qui se passe ? : http://www.youtube.com/watch?v=94OKmqWl5OM)

    • élargis ma recherche d’ appartement, me retrouve sur boulevard où je ne vais jamais, marche avant rendez- vous croise un ami un vieil ami pas vu depuis de très nombreuses années, son visage a toujours sa cicatrice, plus tard vois un espace en friches avec " intégration des arbres dans le futur ", pas loin de l’appartement laid une sorte de jardin sauvage

  • Autre lieu, autre piscine, donc, pour laquelle il faut traverser la ville. Là, nager en plein air, sans bonnet, et sur la chaise longue se croire soudain en vacances - n’ai pas eu, cette année, la sensation de savoir ce que c’est. Rêver violemment une heure. Rentrer pour l’orage.

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  • je ne crois pas qu’il s’agisse d’une actrice du film qu’on tourne en ce moment à Belleville ("Shangaï Belleville" semble-t-il) , croisée hier soir, on croyait qu’il pleuvrait, mais non, le travail continue, téléphones et rendez-vous, enregistrements et retranscriptions, parfois se regarder faire est démoralisant (pourquoi faire, tout ça ?) (je suis un peu loin il me semble, mais je vais me rapprocher) (je crois qu’elle téléphone, pas sûr)

  • sur la première banderole, le prochain vide-grenier pour friqués qui se tient je ne sais où, mais sur la deuxième, blanc sur fond bleu : "bravo aux 100 millions de Chinois qui démissionnaires du PCC", on croit rêver, on n’en a pas parlé par ici, mais non, une fanfare, des caméra de télévisions, pas mal de badauds, c’était à onze et demi sur le boulevard de la Villette, paris 10...

    • ça joue une version remastérisée pour fanfare de l’hymne à la joie (qui est, comme chacun sait, l’hymne de l’Union européenne, si je ne m’abuse) ("plus de haine sur la-a terre, les hommes sont un peuple uni..." : quelque chose comme ça) (y’a pas de quoi rire) (Ludwig van Beethoven, 9° symphonie, 4° et dernier mouvement, 1824) ils sont une bonne quarantaine à jouer blanc-bleu, y’a du monde comme on voit... bon, alors, et ces vacances, ça a été ? (je bosse)

    • l’appartement est comment dire beau et vieux, la chambre bleue avec vue sur un arbre le jardin en bas est simplement magnifique, je pourrais prendre l’appartement rien que pour ce privilège s’endormir avec l’arbre et se réveiller avec lui, je dois le revoir mercredi

  • Bouche de fontaine ? irréel du passé…

  • je transpire au boulot (les emmerdements qu’il faut subir pour gagner sa vie) je m’en vais, en métro, voir l’expo de Jane E. Atwood à la Maison européenne de la photographie (un bloc, en fonte, pour montrer la vie comme elle est, de la photo, de la vraie photo, de toutes façons j’adore ce qu’elle fait) et là une petite fille qui trace sur un cahier de sa main gauche une sorte de sapin de noël, jette un regard ici, un mot à sa compagnie, un regard ailleurs (pas au paparazzo) et continue (on aime les sandales)

    • traversé l’été avec la question du travail celle de l’appartement sans cesse chaque jour dès le matin, question vertigineuse parce que l’absence de travail nuit à la relation au temps, le temps intérieur la vie intérieure, n’ose presque pas l’écrire mais seule l’écriture me permet cette relation là, un été invisible conjugué avec cette répétition de quand le travail quoi ( arrive à vouloir faire n’importe quel boulot pour me libérer de la question, mais impossible ne sais même pas laver les vitres ou repasser...) où habiter choisir un appartement peu cher ou envisager bel appartement ( celui à la chambre bleue), ai envie parfois de tout quitter partir loin ailleurs dans un autre pays, un pays étranger,ici me sens encore plus étangère à cette/ma vie

  • Toujours dans l’autre ville, mais pour la dernière fois de l’année. Dans la mince ligne d’eau, sous le soleil, une tripotée d’emmerdeurs comme on a rarement vu : mâchoire serrée, tête de bouledogue, les deux qui se suivent et qui foncent (tant pis pour le reste) ; celui qui, bien au centre, prend toute la place et au passage file des coups de pied ; celle qui, au bord, se met en travers, empêche les nageurs de reprendre souffle. Les voilà tous. Mais bye, m’en vais, au revoir et pour l’heure fais abstraction - eau douce, quelques vagues, allez. Ce soir j’irai compter les cartes postales.

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  • Quand même plus sympathique que les tristes dépôts de pain insdustriel.

  • nous piétons avignonnais, à jambes avec ou sans ailes accessoires, sommes contre vélos dans notre espace, et pour les autos circulant avec componction uniquement sur la chaussée

  • en descendant la rue de Belleville hier soir

  • Couronnes, Paris 20, ce soir et c’est déjà demain, cette photo prise dimanche, ce soir et c’est déjà demain il y a l’autre, là-bas, à qui on va rendre son passeport, les photographes vont à n’en pas douter le capturer sous toutes les coutures de son sourire, de celui de sa femme admirable dans ces temps si difficiles, chaussures pointues et complet de faiseur, ici il fait un peu lourd, une glace chez Antonio de la rue Mouffetard, juste à côté de Jussieu, de Censier (où E. cette année ;..) , la rue Rataud (maire), l’école normale supérieure, entrée allumée, concierge à la porte, ce soir

    • j’attends le frangin, terrasse Wepler, à côté cet homme qui fume un cigarillos, petite bague à l’annulaire gauche, qui lit Paris Turf, complet à carreaux (on ne voit pas bien) la main du paparazzo en premier plan, fatalement, j’y arriverai sans doute un jour, un café merci, voilà le frangin

    • creuse, toutes les sortes de villes plus ou moins inconnues, Aubusson, Bourganeuf, Felletin, Gentioux, Guéret, "ça porte un nom, ici l’on pêche" disait la chanson, on remercie l’expéditeur, on se marre du fait de l’entrepreneur nommé Marto (qu’on espère voir figurer au "cabinet des curiosités"), on parle cinéma, le type de Paris Turf s’est tiré remplacé par un autre, qui écoute : "ah oui les acteurs d’avant guerre, c’était des vrais acteurs", "j’ai revu Goupi Mains Rouges disait le frangin, le Vigan, Goupi Tonkin hein, mais surtout Ledoux, formidable...", "moi dit le type à côté, je pars à la Rochelle demain, je pars en vacances, je suis à la retraite, je suis de 50, alors je vais sur la mer, je ne reste pas dans la ville... allez au revoir messieurs", on regarde le type s’en aller, on parle de Peter Lorre dans M ou dans "Le faucon maltais" ’("Sam Spade, quel f... de p... non ?"), de John Huston dans "Chinatown" et de Sidney Pollack dans "Tootsie" ou "Eyes Wide Shut"

    • partis en fin d’après-midi à la mousson d’été, arrivés pour l’heure des discours surprenante apparition de trois miss mirabelle avec couronne d’argent et après premier extrait de lecture pas loin coule la moselle table de pierre arbres, arrivés des deux comédiens difficile quand dans une lecture on introduit du jeu " Contre l’amour " d’Esteve Soler

    • plus tard celle qui parle des textes jamais publiés textes entassés quelque part au CDN qu’il faudra bien jeter , elle pense au texte de Koltes refusé, raté "Oussama ce héros", écouté la conférence de David Lescot " Contre les acteurs du théâtre contemporain " sa voix sous la pluie rageuse qui tombe sur le chapiteau , grand texte

  • le problème, c’est que je n’arrive pas à bosser comme il le faudrait, il y a toujours quelque chose d’autre à faire de plus urgent, et le temps passe, le travail s’accumule et l’été s’en va... Comme le temps s’en est allé si vivement en août, a tant duré en juillet, il faut de l’espoir et du courage, de la hargne et de la détermination... On continue (la Riviera) (reçu le bilan dont il y a un an - douze mois, et à titre gracieux- j’avais établi une version : aucun retour, je fais quoi, moi maintenant ? Je me tais)

  • Ne peux prendre de photo. 8h par la fenêtre de la cuisine la pluie cette nuit a fait tomber les premières feuilles, enfin l’été s’achève, ouf, qu’il se passe quelque chose enfin. Une série de gouttelettes l’atteste, il parait qu’il existe une planète de diamants.

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  • on regarde le journal (libé, parisien, équipe) (pas moi), on boit un petit café, on parle (pas moi) (le type à la chemise blanche, au deuxième plan) : "dans la rue Desnoyers, c’était le grand jeu, alors là oui, boukha et complet poisson, alors oui, on riait et quand j’étais jeune, j’étais beau gosse, Al Pacino on m’appelait, eh oui mais maintenant ça a bien changé et moi aussi d’ailleurs...!! ah oui..." (la ressemblance n’est pas frappante), le type s’en va, sympathique, souriant à ces évocations et les serveurs : "non mais tu l’as vu, beau gosse celui-là ?" et l’autre "Al Pacino, non mais je sais pas, à l’époque peut-être..." Ils rient (moi pas) (je prends des photos) (une seule d’ailleurs) (au premier plan, un jeune asiatique qui vient régler sa consommation)

  • ça bosse ça urge ça court, et les murs montent...

    • hier retournée à la mousson d’été, écouter " Au bord " de Claudine Galea un texte construit à partir d’une photo qui a fait le tour du monde une soldate un prisonnier irakien une laisse, emportée par la lecture de Nathalie Richard émotion contenue mais après en rentrant oubli de l’émotion et m’interroger sur le pourquoi du choix de la photographie et ce texte, aujourd’hui écriture blabla pour un/ce poste et demain mousson d’été