Marseille qui rêve


Toute la journée dans amphi et salle informatique, échappée poulet purée au resto U, et quand on ressort c’est l’éclatement intérieur par l’éclatement et le fourmillement de la ville dans sa chaleur en jaune et blanc. On marche. Les corps ne sont pas les mêmes. Vient la nuit aussi. La nuit est carte postale, si on tourne le dos à la ville. Alors c’est vers elle qu’à nouveau on va.


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 16 septembre 2011
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Messages

  • tant et tant de siècles, hommes accrochés à la mer, la niant, tirant leur vie de sa présence, orientés vers richesse des terres derrière, étant passage et passants - et toutes les disputes et allégeances de la tumultueuse famille méditerranéenne à la lisière de la prétention de raison du continent

  • je suis allé voir la petite exposition du neveu, des matériaux récupérés, des couleurs tendres, pas beaucoup de travail, j’y ai vu le frangin, "alors quoi de neuf ?" j’ai appelé A. et P. mais rien de plus, ; on verra, "ouais on verra", goûté son vin de Sablet, revenu de Rochechouart à Barbès à pied, pris le métro, la 2, je l’attends là

    • tout à l’heure sur le boulevard, cinq flics qui s’emparent du caddy bondé de maïs chauds d’une femme noire, la quarantaine souriante mais blessée, enturbannée de couleurs sombres, à 5 contre une, une femme flic avec son petit sourire, son talki-walki, ils arrêtent une benne à ordures, jettent le tout dedans, remercient le chauffeur qui leur fait un signe d’entente, et pourquoi, tout ça ? pour rien (je me souviens de "il était une fois l’amérique" où à la fin, l’un des acolytes se jette dans la benne, les flics en chemises blanches, avec leurs petites casquettes, leurs matraques, leurs coupes de cheveux, leurs flingues, leurs gants leurs rangers tout le kit qui font régner un ordre dégueulasse, qui jettent des aliments alors que leurs semblables crèvent de faim, c’est juste révoltant, pouah) (hier en passant au dessus des voies de chemin de fer de la gare du Nord) (c’est pourquoi on met une belle photo)