achetez vos lustres dans une lustrerie

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Comme tous les petits commerces de ces faux centre-villes de pourtour (c’est là qu’est la boulangerie ouverte le dimanche), ils ferment sans être remplacés, puis la ville achète la maison et ce qui l’entoure et met un immeuble à la place – il semble qu’un efficace système ait permis quelques fortunes conséquentes dans le département. Avant que nous partions à Québec, c’était encore ouvert. Je ne crois pas être jamais entré. Il y avait en vitrine quelques appareils, pas des téléviseurs, plutôt des grille-pains et autres petites choses. Puis évidemment les lustres, accrochés au petit plafond de ciment, des lustres qui avaient l’âge des maisons qu’ils équipaient quand c’était la mode (les halogènes et éclairages indirects ont remplacé depuis longtemps). L’artisan devait trouver parallèlement son gagne-pain dans les antennes télévision et paraboles, il me semble qu’il y en avait, dans sa vitrine. Là, ce soir, c’est la fierté du mot radio qui m’a retenu – je n’avais jamais fait trop attention. Comme on pouvait en être fier avant l’âge des télévisions : mais voilà, ça remonte. Et donc, ce lustrerie – je ne sais pas pourquoi, j’ai cru qu’il manquait une ou plusieurs lettres, clustrerie, illustrerie mais non, c’est bien lustrerie. Fermé sans successeur.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 3 octobre 2011
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Messages

  • vaquer (banque, bricolage ampoules, photos, visite à l’hôpital, retour à pied, photos de l’étoile - encore mes excuses hein- , revenir, les plantes rapportées de chez le fleuriste, E. qui va dormir, photos, lire une certaine "Thérèse Desqueyroux"-ce livre était dans la bibliothèque, à A., acheté tout à l’heure en passant après la banque 2 euros mais la couverture souvenir ; le livre de poche n° 138, impression 3° trimestre 66) (ici le spécimen #205 qui garde l’entrée de la bibliothèque de New York, tandis que le type dort) (c’est pas mal les chiffres aussi)

  • (un aquarium chez les chinois Tin Tin) (j’aime ça, c’est Belleville, on s’appelle comme ça, et merdamoulinsartsa) nuit un peu difficile, fatigué donc le matin, c’est peut-être les longs retours de l’hôpital, la rentrée de la môme, le début de l’automne, le temps passe mais on peut dire que rien ne vient, je continue, j’avance peut-être j’en sais rien, mais je suis fatigué (la musique ? la photo ? écrire ?)