une histoire d’identité

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2015.12.25 | sursis, carapace

En préparant ma journée de stage avec les bibliothécaires des Ulis, demain sur le plateau de Saclay, je tombe sur ce passage :

Une histoire d’identité maintenant. J’avais vingt ans, j’étais en vacances en Autriche. Je vais chercher mon courrier à la poste restante. J’ai une lettre. La postière me dit :
— Avez-vous une pièce d’identité ?
— Non, je n’ai rien.
— Alors je ne peux pas vous donner votre lettre, le règlement est strict.
— J’ai une photographie.
— Donnez-la moi quand même...
Elle la regarde.
— Pas de doute, c’est bien vous, je vais vous donner votre lettre.

Allez, vous aurez vite fait de retrouver l’auteur. Moi ça me plaît, cette histoire. La photo là-haut n’a rien à voir, sinon parce que m’enchante la disposition des serviettes.


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 2 mai 2012
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Messages

  • (ça m’étonnerait que Perec ait passé des vacances en Autriche mais c’est le genre de truc qui aurait dû lui arriver) je suis allé porter quelques roses à ma tante, qui était allongée assez heureuse à ce que j’en ai vu ; elle avait avec elle ses petites peluches, sous le drap ; on a parlé comme d’habitude (mais pas de la tartine, les choses ont changé, mais je repasse toujours par le palais royal) (ici, photo de la librairie où le type clochard à l’ancienne boite-boisson-bière en main harangue un peu le chaland lecteur) (fatigue financière incommensurable, vraiment)

    • " recommandation suivante : être vigilant à l’usage de l’humour qui ne sera pas toujours décrypté par tout le monde " - et à l’oral c’était humour tranchant - on rit pas tous les jours au boulot euh y ’a une loi en préparation pour l’humour égorgeant serais tentée -