Dominique A. with some regrets


Je me serais bien attardé une partie de la journée de samedi à Manosque. Ces aller-retour trains sont crevants si on les empile, dans les TGV bourrés sardines. Samedi je serais allé écouter Claro, Bertina, Quignard et d’autres mais c’est comme ça dans ce boulot, les rares périodes où on vous sollicite pour des trucs de ce genre on se croise sans le temps de se rien dire, et après on reste 2 ans chez soi, donc on se croise encore moins. Dominique A. donnait deux concerts du soir, à 22h30, jeudi et vendredi, je sais que Claro y était, par exemple, mais moi je suis pas du soir ou plutôt le soir c’est le moment où je suis dans mes ordis, donc chambre 10 du motel Campanile avec wifi pas très rapide mais bon. J’avais été très touché, il y a 4 ans, quand Emmanuel Tugny et Olivier Mellano avaient demandé à Dominique A. de chanter mon texte Peur, ça ouvre des choses dans la tête, j’aurais aimé le lui dire. Mais il était 7h50 du matin, un van 7 places nous ramenait de Manosque à Aix TGV, je roupillais moitié en lisant twittant sur mon iPhone, et lui il était de mauvaise humeur parce qu’il avait oublié une bouteille de vin offerte dans sa chambre, et je n’avais même pas vu qu’il promenait une guitare dans un étui bleu, ça m’aurait alerté. On ne s’est donc strictement pas adressé la parole. Je crois qu’il ne m’a pas identifié non plus, ce qui simplifie. D’ailleurs, en attendant le TGV on s’est trouvé à nouveau face à face sur les bancs de la gare, il lisait Libé j’avais sorti mon ordi, puis lui Manosque lui avait payé une première ce qui est logique probablement, on ne joue pas dans la même division de football et si on m’avait payé une première j’aurais pris aussi. J’ai quand même déclenché mon iPhone pour pouvoir vérifier ensuite ce dont déjà je me doutais, c’était Dominique A. et de toute façon qu’est-ce qu’on aurait eu à se dire. Enfin si, j’aurais eu à lui dire merci et ça ne s’est pas fait. J’étais à l’heure à Montreuil, à 15h, pour la conf promise sur les Stones, bel accueil, d’ailleurs il faut que je fasse le billet...


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 3 octobre 2012
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Messages

  • (ce livre, "le dépaysement", fait partie de ceux qu’on aimerait ne jamais finir) (le type au téléphone est juste payé sur les ristournes/rabais/remises/baisses/retraits -on n’en finirait pas- qu’il parvient à obtenir des prestataires qui veulent travailler ; pour le reste n’en a rien à battre-mais rien de chez rien si tu veux) (quand il rentre chez lui, il regarde la télé ?) (le boulot a déboulé -dlamerde) (tant pis pour moi-ou tant mieux comment savoir ?on avance, et derrière soi on laisse le temps qui s’en va) (bientôt soixante piges putain) (photo ©OlH par courtoisie de sa part) (pas sûr qu’il passe par là ce salopard)

  • (tiens j’en ai déjà mis un aujourd’hui) (j’en remets un alors) un mail "je pense que ce serait mieux de faire 5 au lieu des 6 que tu proposes" : se payer de mots ; proposer, moi ? je ne me permettrais pas, je fais où on me dit de faire, voilà tout (à côté de ça, il y le plan ne pas répondre aux mails de proposition - "on" m’a fait dire qu’"on" réfléchissait, mais "on" me joindra par téléphone, je laisse mon mail au cas - oui, je comprends oui- , j’adore ce genre-plutôt des garçons faut bien le dire- (c’est une litote) (je veux dire adorer le genre des garçons, on m’a compris) (encore que rien à taper mais enfin) - il y a des coups de pieds où je pense qui se perdent, vraiment) (putain) (passant par la bataille ce matin)(le flou est dû probablemenbt à la vitre sale du métro c’est comme ça ça ne se nettoie pas)

  • Le parrain est là, les mains dans les poches, et moi je reviens de clichy, il fait beau, il surveille son autre magasin, je pense, mais ce qu’il y a de sûr c’est qu’il ne me calcule même pas (ou alors il joue bien le fourbe) (une galerie des portraits des gens de la rue, ça me tente mais j’ose pas...) (faudrait demander, et je n’oserai jamais ça) (j’ai les types du tabac qui se marrent comme des bossus aussi) (mais je ne veux pas faire de tort non plus à l’hôte du PJ) (là c’est trouble parce que je marche j’arme je pose mon doigt sur le déclencheur tactile à lak samsung de merde) (jme planque) (ça fait trois)

  • je suis allé la voir (j’essaye d’y aller une fois par semaine, j’ai du mal) (c’était jeudi) elle regardait les fauteuils en me disant "ce sont ceux de mon père" puis regardant la photo de ma mère, sa soeur donc "c’est ta fille ?" j’ai préféré en rire (il faisait beau pourtant tu vois)

  • je retourne sur le pont (c’est le pont Royal je crois bien) (j’ai des dfficultés avec les ponts, il y en a trop) au loin, il y a le grand palais puis la défense (j’ai du mal aussi, parce que chacune de mes visites, il faut que je vois les deux cinglées qui me sont des soeurs- quelle destinée) (gauche cadre la gare d’Orsay)

  • ce sont les touristes qui errent sur les ponts (ces temps-ci comme je me trimballe pas mal à Montmartre, j’en vois des flopées : ce n’est pas la même ville qu’à Belleville) (je suis fatigué, je lessive) (mais n’importe il pleut, n’importe demain y’a brok n’importe mais c’est le cinéma qui me manque) (quand je vois ma tante dans cet état-là, j’ai du mal)

  • tombé dans le silence ce matin l’arbre à terre dans la jardin sauvage

    Voir en ligne : http://sauvageana.blogspot.fr/2012/...