livres peints à même la ville


Il travaillait à la bombe, donc le visage encagoulé et masqué. Mais quelle gestuelle mobile. J’étais descendu voir de plus près le 5POINTZ et le grand bâtiment est déjà tout rongé du dedans, les dalles des étages vidées, on voit tout en transparence. Sous le métro aérien le travail de peindre continue. Les thèmes sont souvent archétypes : ce n’est pas un lieu du livre. Pourtant, ici, les voilà qui flottent au-dessus de la ville, six livres sans leur titre, et celui qui les fait vivre. Ou bien on dirait qu’il va passer de l’échelle à sa toile, ouvrir un de ses livres pour lui grand comme une porte et y entrer. Finalement, cela pourrait ainsi être une allégorie du web : les livres c’étaient les nôtres, nous avons grandi par eux. Mais nous intervenons sur la ville, entre démolition, et recoins laissés accessibles sous le métro aérien grondant. Ne compte pas d’honorer en tant que tel l’objet qui ne reviendra plus : il s’agit de les peindre comme rêve, et de faire exister ce rêve au présent, avec les outils de maintenant. A preuve que le 5POINTZ aussi est sur web.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 18 novembre 2012
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Messages

  • passé chez elle, "tu ne peux pas imaginer" était sur son lit (le même que celui de sa soeur, il y a quatre ans) elle disait "je veux que vous réconciliez, réconciliez vous" ainsi qu’à cette soeur, laquelle m’abreuvait de mots ignobles (envie de vomir, et le mot, soeur, lui-même en prend une teinte répugnante) (il a fallu se défendre et j’ai bien failli lui en coller une) (à ma soeur, pas à "tu ne peux pas imaginer") (c’est comme ça, le temps, les gens, nés du même ventre peut-être mais qu’est-ce que ça peut faire ? la haine-mais de mon côté aussi, vraiment beaucoup) (dur) (le bouquet pour elle : mais elle va comme elle peut et ne bouge plus trop de son lit)

  • on dirait deux petits animaux, ombilics quelque chose (peut-être pas des limbes) mais comme s’ils étaient vivants, non, ce sont des charbons (120 euros les deux apportés posés) (la machine à laver remarche) (le type "bonjour monsieur" venu avec son apprenti, seize piges qui louche on aurait cru voir entrer dans la salle de classe Charles Bovary, quelque chose du dix neuvième et on est dans le onzième ; drôle de mec qui me donne du "monsieur" après chacun de ses mots, "merci monsieur, je vous envoie une facture au revoir monsieur" une demi-heure)

  • et puis on a été voir son altesse le Commander 007, salle bondée comble (plus de cinq millions de spectateurs français...) (dont nous, donc) pour une histoire oedipienne en diable (M. en maman d’un méchant homosexuel blond platine et d’un autre, plutôt Bond -on dirait tintin le nouveau, là) et je me souviens que vers dix ans j’ai du aller voir au Pax-ah non, pas le Pax mais je me souviens de la rue, je vais trouver, rue des Cordeliers, c’était peut-être le Caméo- contre Docteur No, Ursula Andress et Sean Connery l’écossais (les auto-citations dans le 23°, qui font le 50° anniversaire (générique de début assez pas mal-parfois tellement merdique qu’on ne le croit pas : et pourtant, si), montre un 007 écossais-ça me paraît un peu bizarre- dont le père se nommerait Andrew et la mère Monique Delacroix - on entend même une chanson de Charles Trenet c’est pour dire si on veut faire européen...) (j’adore ces trucs-là) (coup de pot pour le sous-titre hein)

  • entretien passé mardi - pas de renouvellement ou alors un mois - on ne parle pas la même langue et parfois c’est difficile alors taire / se taire - et regarder de vieux films de Luis pour la bonne cause

  • les eaux troubles (au loin ce sont les immeubles de la place des fêtes- drôle de nom pour un endroit où on ne voudrait pas mourir mais tellement triste...)

  • de plus près (je ne regarde pas de film pour la bonne cause, mais j’ai idée de la rue des martyrs où, dans mon souvenir, vivait jean claude carrière) (ça a quelque chose à voir)

  • parler / écrire sur le / mon travail c’est pas mon truc - et pourtant pendant un an me suis posée la question de tenir une sorte de journal - ( Subida al cielo / la montée au ciel pour la bonne cause )