30 bouquins comme un seul

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chien mort que vif

Discret et irréprochable compagnon de voyage, Olivier Barrot, simplicité et indépendance. C’est un genre de marathonien : 20 ans et 7000 entretiens pour son émission Un livre un jour, c’est quand même pas rien. C’est lui qui a lancé, il y a 5 ans, ce programme d’invitation, 5 fois par an, d’un auteur Fr à la New York University, sur les coulisses et la fabrique : In the making, et surtout qui s’est débrouillé pour le financer, hébergement et voyage. Il transbahutait donc un plein sac de mes bouquins, tandis que j’avais juste mon petit MacAir dans la sacoche (et un Kindle Fire en plus au retour). Trente ans après première publication, avec quelques titres de commandes ou complément, pas étonnant d’avoir empilé 30 titres derrière moi, et que ça ne lui facilitait pas le boulot pour la présentation, à Olivier. Et à moi aussi tout d’un coup ça paraissait une énorme suite de casseroles toutes attachées à la même ficelle : pourtant, à peine si j’ai 2 ou 3 thèmes de travail, qui eux sont permanent, un livre qui s’appellerait l’usine, un autre qui s’appellerait la ville, un dernier qui s’appellerait les livres. Et puis surtout comment s’y imprime la transition : livres qui ne sont que des dépôts du travail de blog et site, mais les décrocher pour en faire ces objets de lecture dense les renforce évidemment, comme cette Autobiographie des objets, et puis l’impression, justement, que c’est ce que je dois d’abord à mon site-maison : non plus accrocher les objets-récit les uns à la suite des autres, mais enfin travailler à une seule arborescence infiniment remodelable. Et pourtant, même la NYU (où reviendrai peut-être en mai pour un stage creative writing à destination des enseignants, youpi et merci Emmanuelle Ertel), est-ce qu’on aurait pu faire la même soirée avec Olivier Barrot en partant non pas de l’exploration des livres tirés de son (grand) sac, mais des coins et recoins de mon site ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 14 novembre 2012
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Messages

  • fait froid, j’ai fini un bout de boulot mais on ne dit rien, j’ai appelé la bibliothèque mais "la commission se réunit demain ou après demain vous serez informé bien sûr" j’en sais pas plus, je déteste ces moments-là, la machine à laver le linge en rideau et le réparateur qui ne rapplique pas dlamedre et jdois m’occuper de la caisse (contrôle technique) : après ça s’étonner d’être fatigué et d’en avoir sa claque ? même pas été voir la manif (y’avait une manif ou quoi ?), même pas envie d’écouter ce mollasson de président (on l’appelle nono) (entendu un type "de gauche" tout à l’heure -cambadélis ça s’appelle jt’en parle pas- dans le poste "oui mais les 20 milliards de crédits d’impôts aux entreprises c’est pour relancer la compétitivité" à pleurer de rire- ou de rage) alors quoi ? c’est l’hiver et y fait froid

  • Je n’arrive plus à écrire dans mon propre journal, alors, mettre un petit mot ici pour dire la fin de la relecture, hier, de Décor Lafayette (se dire que "ça tient" et ne plus y revenir), la fin aujourd’hui de la Ville haute, quelque chose comme deux ans et demi de mise en ligne.
    Franck à Nantes et tout un instant est revenu, son assassin, le fusil, les petits plombs qui ont fait balle comme écrivait le journaliste.
    Je suis sortie, 18 ou 19h, ai tourné vaguement dans le quartier. Ces fins-là me fatiguent. Me rendent mélancolique, ce qui n’arrive jamais(ou c’est la fin du monde ou ça va, entre les deux je ne connais pas bien).
    Et j’attends des réponses et ça m’use gentiment les nerfs .