journal | tatoués vétérinés contrôlés


Que c’est triste la vie de bord de ville en Indre-et-Loire, mais ailleurs aussi je suppose. Pauvres gars encapuchés qui viennent faire la manche d’aliments qui tiennent au corps chaque fois qu’ils aperçoivent un quidam passant ses nouilles ses poireaux son jambon blanc de son caddy à son coffre et vous vous n’aimez pas ça parce que c’est quand même votre vie qu’il regarde d’en haut. Puis cet immense panneau solitaire devant le Auchan on dirait qu’ils ont un record à battre, la semaine dernière c’était SOLDES PROLONGÉS ou quelque chose comme ça mais au masculin pluriel, et cette semaine voilà les chiens à vendre. Ont dû en importer deux ou trois camions de Roumanie, à lire le panonceau ils ont même trouvé quelques chats dedans, ça aurait même pu être un serpent d’ailleurs. Ici dans le quartier c’est le roquet de la dame d’à côté qui aboie derrière son grillage toute la journée, on lui a pourtant demandé gentiment de faire quelque chose mais non – lotissement où en journée les gens vont travailler, mais nous quand on va travailler c’est juste là, sur nos écrans en pleine roquetterie de son roquet, du matin au soir, elle a dû l’acheter à Montlouis-sur-Loire. En tout cas les bestioles ont l’air un peu amorphes sur l’image et livrées tatouées ça n’arrange pas forcément. Heureusement, si l’entrée est payante (on ne précise pas comment ça s’obtient le tarif réduit) on peut venir juste pour voir je suppose ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 28 janvier 2013
merci aux 414 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • Le tarif réduit, c’est pour les chiens. Je l’ai vu cette affiche (j’habite à Montlouis maintenant) et j’ai eu ce même sentiment que "tout devait disparaître" avant renouvellement des stocks. Il est vrai que même tatoués, les bestioles se gamahuchent également. Je ne supporterais pas ces rôts rauques de roquets ridicules alors que je voudrais travailler. Je suppose qu’à Montlouis, on stérilise aussi. Au cas où.

  • (c’est le printemps) (on a nos nerfs, avec ce climat àlak, un jour moins dix un autre plus neuf, ça va comme ça) (je cherche mais ça n’avance pas) (jeudi j’ai audience et ça ne me plaît pas) là c’est le chantier du faubourg (livraison automne 2012) sont en train de coller des céramiques qu’on vend par paquet de douze ou de vingt quatre j’en sais rien : c’est pour faire beau (c’est pas gagné) (enfin ça bosse) (et moi pendant ce temps-là je cherche je cherche et je cherche)

  • (j’en colle une autre histoire de voir comment on fait les coins en céramique) (il faisait un coup de soleil, là) (c’est quand même encore le bazar dans la cour va falloir arranger ça ; je me demande si on verra cette cour à la fin, je crois qu’ils vont fermer cette coulée) (© mc) (le frangin s’est tiré à la cambrousse, a failli perdre l’entièreté de son dd, l’a retrouvé)

  • voilà ça se termine et drôle d’impression ce matin en prenant le 123 - pas d’attachement pour le lieu où je travaillais sauf la fausse plaine - par contre tristesse légère de ne plus revoir voix et visages

  • je ne sais pas ce qui s’empare de mes contemporains (c’est vrai parfois, ils sont haïssables) pour sur les grilles des ponts de Paris poser et attacher des cadenas, par milliers (cette mode merdique vient d’où ? elle veut dire quoi ? quelles sont ces salades idiotes et nauséabondes ?) (ici le pont des Arts est colonisé, c’est moche, laid, abscons et imbécile) (sans compter que faire tous la même chose au même endroit fait penser aux cabinets) (photo prise du 27, inutile de montrer les élucubrations de ces abrutis) (ridicules)(je reviens de boire un café avec l’Employée - j’ai adoré Lucette L.- et je vais changer à Palais Royal pour retrouver mon pote photographe à porte de la VIllette) (et le boulot ? rien de chez rien, putain)

  • c’est demain - et depuis lundi faire ( essayer de ) faire des transitions - ranger mon/le bureau les derniers cours - avec la pluie romantique de Najah et les voix de Knarik Akob Aber Keltouma Delabo Rosa Fadime Khamsat Maja Asmik Lilit Lilia Laaziza Medina Naima Zoulikha Vacho Stefen Danjel Elisa Luisa Lisa Rima Roukyat Samira Najat Zekyie Abdoulah Bedri Hassan Gulsen Fatma Lammia Asmaa Rouba Noura Najat Arevik Elvira Mourad - et d’ autres voix - c’est demain

  • (croisé un divan rue du général lassalle, le mur vient d’être refait) (plein le dos de ces histoires mais je vais rue du louvre) (j’ai fait des photos de types qui courent dans la nuit autour des butes chaumont, ils ne sont pas dans le cliché, ces connards-ils n’y sont pas pour grand chose, je sais bien) (pendant ce temps-là, "tu ne peux pas imagniner’-tnppi- dort sur son lit et moi je n’écris point)

  • dernier jour de travail - visite maintenue de la médiathèque - les salles sont vides de leurs lecteurs ( cause grève) - écouter celle qui insiste pour trouver Paysages humains de mon pays (traduction du titre turc )de Nazim Hikmet - et puis serrer - avant de partir - dans ses bras toutes ces voix -

  • croisée cette librairie un soir (une photo comme celle-là, dans dix ans, jte parle pas comment on pourra plus la faire) (dans dix ans, punaise, j’espère bien que je serais plus là) (j’en ai marre, là)

  • (c’est pas là que ça s’est passé) (l’autre cinglée est venue avec son baveux, alors que c’est elle qui est à la base de cette historie) (parfois je les crois folles, mais non, elles savent très bien ce qu’elles font et j’en ai eu confirmation) elle portait un collier de perles noires, et des cheveux coupés courts, sympathique, tandis que derrière son ordinateur, le bras armé de la république prenait note (jm’en tamponne, c’est fini, ras le cake) (deux fumiers, voilà ce que c’est)

  • lui fait des retouches, dans les douze heures (il ouvre à midi) (ça veut dire que ton jean auquel il faut changer la fermeture éclair, tu l’auras demain, à midi à quelqu’heure que tu le portes aujourd’hui, si tu comprends) (moi j’ai pas compris, mais ça ne fait rien, je suis revenu) (cinq euros je crois) il est là, ça s’entasse, là il a sorti son bazar qui pendouille, il y a des chaussures, toutes sortes de vêtements, jamais on ne rentre dans le magasin, la façade c’est deux mètres, et tout est entassé, une figure (enfin là, ce sont ses jambes)

  • ce soir 21HH42 je reçois ça :
    Lors de votre demande d’inscription en qualité de demandeur d’emploi, vous avez donné votre consentement aux échanges de courriers sur internet directement dans votre espace personnel.
    je remercie bien sûr le PE de ne pas m’oublier même le samedi ( et PE ça ne fait que commencer) - en attendant je vais écouter Mauvais genre sur FC - et puis écrire un peu - c’est permis j’ai un espace personnel d’écriture

    Voir en ligne : http://sauvageana.blogspot.fr/2013/...