Maroc, 3ème jour | Rabat

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penser les maisons

Pas fait de photo cet après-midi dans cette longue marche dans le dédale de la médina de Rabat, sans touriste, puis cet étrange débouché sur mer, fleuve et cimetières avec cette grosse houle lourde et brune sur les rochers noirs, au pied des murs du 12e siècle de cette belle Kasbah Oudaïa si calme dans son labyrinthe en blanc et bleu, dans la géométrie carrée du rempart ocre. C’est dans la tête qu’est l’appareil photo, dans le tri des signes et ce qu’on affine des perceptions, la façon dont la tête s’organise pour recevoir autrement. Ce matin, une demi-heure de voiture pour passer le devant le Palais royal et filer vers Temira, où nous travaillons avec 24 enseignants et enseignantes (partage à peu près égal) dans la salle polyvalente du lycée. Ces gamins qui rient et courent, pas la tension de nos lycées sous grilles. À un des enseignants qui me demande comment je qualifierais la différence, bizarrement ce qui me surprend le plus c’est que l’ensemble des classes est habitué à travailler portes et fenêtres ouvertes – une agora à la fois bruissante et calme. L’arsenal technique est réduit au minimum : on réapprend à se faire humble. Enseigner n’est pas une affaire de richesse du mobilier.


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 22 mars 2013
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