New York, 12/13 | mais quoi

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monde en brade

Finalement, c’est aussi pour ça qu’on vient : ce passage intérieur à la saturation par images de la ville, la largeur de spectre des images, le niveau de bruit ambiant constamment à saturation aussi, et ces trous et îlots qui sont de tout ça exactement le contraire. Dans la seule fatigue physique d’un retour fin de journée, d’un moment de lecture sur le Kindle où probablement avoir glissé dans cette sorte d’hypnose où on ne sait pas si c’est sommeil ou ressassement, il me semble que j’ai cette matière d’un court billet puisqu’ici c’est ma contrainte. Et puis plus rien : artifice ordinaire du rêve, avoir eu probablement dans un rêve ce sentiment d’adéquation de la ville et de la langue, qu’il se manifestait par un signe. Alors repasser l’itinéraire, les conversations, les imprévus, puis laisser tomber. Ce qu’il y a d’important c’est peut-être cela seulement : que la ville pour te prendre – ou te rendre à toi-même – passe aussi par le rêve.


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 21 mai 2013
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