journal | funambule miracle

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En me réveillant de ce très bizarre sommeil dans le vieux train Corail, brutal et dense, plein milieu de l’après-midi, cette sensation qui a mis longtemps à se cristalliser, mais qui est devenue de plus en plus nette à mesure des heures : ce serait l’histoire d’un funambule qui fait une prouesse incroyable, au-dessus de tout ce qu’il a fait jusqu’ici, comme ce type qui vient de franchir le grand canyon (ou peut-être à cause des articles sur lui). Et quand il arrive, il réalise, mais très progressivement, très lentement – malgré les gens qui lui font fête, et malgré le côté plus que linéaire de son expérience, point A de départ, fil droit, point B d’arrivée, sans jamais se retourner – qu’il est revenu à son point de départ, qu’il est là précisément d’où il est parti. Il n’y a rien à tirer d’une telle histoire et en ce moment je n’ai même pas envie d’écrire des histoires. C’est juste qu’elle était là, l’histoire. Bizarre aussi, avoir reçu une gentille invitation à aller en avril 2014 au salon du livre de Buenos-Aires, où paraît une traduction de Mécanique, et pourtant la refuser, alors que j’ai accepté Chicago en octobre. Tout aussi irrationnel que le funambule, mais dans la même mise à découvert, en ce moment, de zones très profondes de soi, incluant de l’égarement ou à cause de. C’est juste une question de perception de place, et de n’en pas usurper une qui ne serait pas la vôtre. De toute façon, à partir de septembre, fini d’être saltimbanque : et s’agira justement de prouver qu’on ne l’a pas usurpé.


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 26 juin 2013
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Messages

  • il est deux heures et je dois (aller voir ma tante ; prendre un café avec le frangin ; préparer mon sac ; aller prendre des sous ; aller chercher ma fille qui est malade ; essayer de me démener pour ne rien oublier) faire des trucs (mon téléphone a dit dlamerde jm’arrête) (il a deux ans, c’est comme ça ces trucs là : j’en ai acheté un autre, le mac le reconnaît pas, jm’en fous jte dirais mais enfin ils ont mis du rouge sur le jaune de l’immeuble de la bataille) (la photo ce sera pour la fête nationale) (ou après) c’est pas que je fatigue mais jdois préparer mon vazco : jmets une photo de wonder woman histoire de dire) (les factures ça ne se passe pas bien, jm’en fous jm’en vais) (je salue ici les lecteurs du PJ et leur souhaite bonheur et joie) (je mettrais bien des s mais ça va faire trop) (jsuis à jour pour le boulot tu vois ça ? mais eux avant qu’ils soient à jour pour les paiements, il va couler de l’eau sous le pont de la Garonne) (celui où Marie-Jeanne s’est jetée tu sais)(c’est une chanson, JO Dasssin, y’a KMS qui en a fait un billet, ça ne nous rajeunit pas) (jm’en vais) (ouais, c’est Ingrid et Carry, Notorious, Sir Alfred 1946)

  • c’est l’été et - attends réponse pour boulot se dire que vacaciones ben ce sera pas pour maintenant - alors c’est l’été - je cherche du sud dans ma ville

  • c’est tard le soir pas loin d’ici - l’ai trouvé le sud d’une guitare et d’une voix -

  • ma ville s’ expose ma ville expose son histoire sa renaissance sa ville neuve sa ville révélée ... entrée dans le palais du gouvernement voir la laideur de l’or craqué de la dorure craquée des lustres dorés et ces miroirs ces immenses fenêtres ce marbre - je pars chercher du sud dans ma ville

  • les réponses ne viennent pas - faut attendre - voudrais prendre un train de nuit pour voyager toute la nuit et rentrer le matin