journal | nos passions nous encombrent


Contradictoire, cette pub photographiée dans le RER l’autre jour. Concurrence acharnée chez les fournisseurs d’entreposage urbain, c’était déjà de longtemps chez les Américains, maintenant c’est ici. Mais là, ça joue sur un autre tableau : ce qu’on va mettre à l’écart de chez soi, dans le box loué, pour ne pas encombrer, c’est précisément – puisque c’est censé vous faire aimer le box d’affection et de passion –, ce qui vous plaît le mieux dans la vie, donc les loisirs, en gros vos passions. Donc si vous jouez du violoncelle, mettez-le au rancart, et pareil les valises si vous aimez voyager, l’appareil-photo et son flash ancien modèle, les vinyles et la paire de jumellles. Tout le reste, c’est pour le sport qu’on faisait et qu’on ne fait plus, glof, base-ball, ski et patin à glace, plutôt american style que bien de chez nous. Je n’ai pas identifié ce que représentait l’ovale vertical sur la droite, mais bon, une chose certaine : les livres, ça n’inciterait pas du tout à louer un box à passions. Soit plus personne n’a de livre chez soi, et un vieux carton de polars à entreposer hors de l’appart, soit – et c’est beaucoup, beaucoup plus rassurant, tout le monde garde ses livres dans sa chambre à coucher ou sur les étagères du salon, on ne s’en éloigne pas.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 septembre 2013
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Messages

  • Oui, ce serait bien de le reprendre, me disais-je, ce journal sans image(comment photographier les bassins, le plafond de verre ?) parce que la nage, a, ses jours-ci, une utilité particulière. C’est lutter contre ce qui cherche à vampiriser l’énergie (don’t feed the trolls, leçon numéro 1, on le sait). Je laisse mes trolls au vestiaire, du moins j’essaye, me concentre sur celui qui nage si bien, celle qui nage avec rouge à lèvres, celle qui, celui qui...

  • c’est pas le tout, faut s’y remettre (pfff) (ce matin une lettre recommandée urssaf : tiens voilà du boudin, j’ai un contrôle, trop du pot, ça va rappliquer et regarder comment je fais mes comptes, et où et avec quels taux et tout le bataclan) (déplacer quelqu’un pour ça, jte jure quelle affaire) (va me redresser, sinon ça va pas être possible, et il - ou elle - a des objectifs à tenir : je me demande si, comme pour les "acheteurs" de nos -trop-chères institutions, les employé-e-s sont rétribué-e-s à ce qu’ils-plutôt que elles- parviennent à faire rabattre sur les prix proposés par ceux qui répondent aux appels d’offre - oui, en effet, ça pue et c’est pas près de s’arranger, la puanteur des marchés publics) (à l’image : l’immeuble du faubourg commence à être fini, on fignole : évidemment avec ce type de déco, pas moyen de poser des fleurs aux fenêtres, on est pas au Portugal pour les oeillets dlamerde hein) (ya deux types dans la nacelle, et deux types en bas) (c’est pas fini, remarque hein)

  • Je ne me doutais pas que le football (nord-américain), le baseball et le patin avaient été si populaires en France. Étrange imaginaire que celui des concepteurs de cette pub.