où j’en suis de la revue (une annonce)

derniers articles, ou
une autre page du journal au hasard (depuis 2005) :
promiscuité déambulatoire bis

Je commence à être familier de mes façons web. Si ça ne colle pas, je reste fermé et tout immobile. Si ça s’ouvre, tout peut aller très très vite.

J’avais lancé en 2013, sur site dédié, et le nom de domaine nerval.fr, un espace revue en ligne que je voulais uniquement consacré à la prose narrative, fiction ou non-fiction, avec dialogue et ouverture à un autre mode de récit que je considère central, le récit photographique. En 2 ans, mise à jour souvent hebdo, la revue a accueilli plus de 160 textes, émanant de 110 auteurs, et bénéficié à ce jour de quelques 120 000 lectures – ce qui semble indiquer qu’il y a un socle solide pour la suite.

L’an dernier, le web étant sans cesse mouvant et précaire, j’ai décidé de tout rassembler sur le noyau principal du site, c’est-à-dire ici, sur Tiers Livre, tout en donnant au site le maximum de performances possible (bande passante, capacité d’hébergement et sous-domaines, accès sécurisés, mais surtout l’hébergement en nuage qui permet des accès démultipliés selon les lieux de consultation).

En même temps, lancement de la collection Tiers Livre Editeur et appropriation progressive de l’outil, appui sur la vidéo et le formidable dialogue qui en résulte (via les « services de presse » par exemple), l’espace revue est resté en sommeil.

Mais en sommeil seulement : dans ces 2 ans de mises en ligne régulières, j’ai découvert de nouvelles voix, ouvert à de nouvelles amitiés et questionnements sur le fait ou l’agir littéraires. Il y a par contre d’autres cloisons que nous n’avons pas réussi à déplacer : je souhaitais ouvrir plus aux proses fantastiques ou « noir », accueillir des amis auteurs dont la pratique reste à l’écart de nos flux web, ouvrir sur les blogs ou auteurs francophones ou pas, mais d’ailleurs et tout cela est resté beaucoup trop embryonnaires. Mais voyez-vous, ces voix, ces amitiés, sont devenues mon paysage le plus immédiat, il y en a des traces dans l’aventure des ateliers d’écriture en ligne, dans les croisements blogs...

Il y a, en parallèle, que les outils se transforment, et les rapports texte/image aussi. Si je m’en tenais à 2 exemples, le site de L’Autre quotidien, auquel je me suis abonné et où je retrouve les voix de Candice Nguyen, Arnaud Maïsetti, Seb Ménard, Kenny Ozier-Lafontaine parmi d’autres, ou le travail de création graphique et imprimé des amis de La Piscine, grand souvenir aussi des 9 numéros de la revue D’Ici Là pilotée par Pierre Ménard . À mesure que je prends confiance dans l’élaboration de mes livres Tiers Livre Editeur, la prochaine étape se dessine : ce sera donc un grand format (8,5 x 11 pouces), intérieur couleur pour les photos, et dans l’idée d’un numéro semestriel printemps automne, pour la compo duquel j’emprunterai à la fois aux archives de la revue (je solliciterai les auteurs individuellement) et à des auteurs plus récemment découverts, ainsi qu’à de nombreux photographes ou vidéastes, pourquoi pas quelques voix théoriques aussi.

D’autres expériences ont contribué à ce cheminement intérieur, la belle façon dont s’affirme (mais web et non imprimé) le site Diacritik, ou le chemin fait à l’automne avec les participants à l’atelier d’écriture en ligne du site, pour un livre certes encore marqué de quelques imperfections, mais déjà l’envie de recommencer – chaque fois on engrange un peu de méthode et savoir-faire.

J’ai l’impression, depuis que cette idée a pris forme (merci, il se reconnaîtra s’il lit, à qui a déposé sur ma table le spécial Uncut sur Bob Dylan réalisé sur la plateforme CreateSpace), qu’une nouvelle cohérence peut s’établir entre mes propres livres, le site et sa revue – la façon blog ne me convenait plus – et un véritable hommage aux textes.

Après, reste la matérielle. En gros, parce qu’il me faut un graphiste extérieur (imaginons lui par exemple, avec qui on vient de faire jolie plaquette imprimée pour l’atelier d’écriture ENS Lyon), c’est un budget qui ne s’équilibrera qu’à partir d’un bon 200 exemplaires, retour à la logique infernale, mais l’impression quand même qu’il faut y aller. À voir plus tard si je complète d’un Ulule avec comme contrepartie des tirés à part, mais seulement dans un deuxième temps.

Dans les terrains neufs aussi, de cette possibilité imprimée, ouvrir à des créateurs image sur Instagram, procédant par séries, sur thèmes urbains qui m’importent – j’espère que Raphaële B. et Arthur L. accepteront la proposition d’une double page multi planches, mais on reparlera de tout ça. Ce sera ouvert aussi aux voix croisées à Cergy (mais qui sont sur le chemin d’échapper à l’école !) ou des masters création littéraire. Et surtout des envies de prose, d’histoires, de langue. Ça s’appellera Tiers Livre, la revue, il me semble qu’on doit rester centré sur la logique interne de tout ça.

En tout cas, bonne vibration, et, dans l’idée de rouvrir la revue – avec ce prolongement imprimé (clairement, il ne concernera pas tous les textes, ce serait une vraie logique de livre), vraie envie de s’y recoller.

Photos haut de page : Sausalito, parce qu’on y sera de nouveau toute la 1ère quinzaine de février et c’est là que je ferai ma 1ère maquette.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne 7 janvier 2017 et dernière modification le 7 janvier 2017
merci aux 1364 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page