La Paillade, 2 jours 12 ans après

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journal | USA, 22 octobre, San Francisco

Sur le livre Phobos, les mal famés, voir tiers livre Phobos, 12 ans après avec extrait vidéo de 9’ tourné en 1995, réalisation Fabrice Cazeneuve, musique originale Michel Portal.

Photos ci-dessous : dès mon arrivée du train, voiture jusqu’à médiathèque Jean-Jacques Rousseau. Je suis surpris de ne jamais voir mentionné La Paillade sur les panneaux, alors que je reconnais pourtant la route : c’est simple, on appelle désormais Mosson la partie sud, Hauts de Massane la partie nord, et c’est censé vous occulter la misère associée à l’ancien nom – sauf que les immeubles restent, et la ségrégation aussi…

Deux heures avec 60 élèves, mais ça nous ressoude sur ce qui avait été le chemin de ce livre. Abdelkader fait souvent l’intermédiaire. On bifurque vers des questions plus graves : avez-vous publié tout ce que vous aviez écrit, y a-t-il des choses que vous n’avez pas osé écrire, combien avez-vous gagné d’argent (en me regardant moi, alors que c’est eux, les Phobos, qui ont reçu évidemment les droits d’auteur), pourquoi n’y a-t-il pas de filles parmi les auteurs du livre. Ensuite, ça continue pour eux avec une télévision associative : questions de fond.

A 18 heures, commutation vers la Boutique d’écriture, où je retrouve Line Colson et son équipe. Visite : des ordis partout (récupérés, mais quand même !), un labo photo pour les ateliers sténopés / textes de Norberte. Quatorze ans d’écriture depuis la fondation à la Paillade, en 1993, Hervé Piékarski, Line Colson et moi-même. Ça fait du bien de farfouiller dans les productions écrites. Mais le désengagement tous azimuts de l’état Sarkozy pèse lourd : pas sûr qu’on fête le quinzième anniversaire.

A 20 heures, rejoints par les 4 Phobos, nouveau chemin de lecture dans le livre, puis discussion intense, le public qui remplit la salle étant plus lié à littérature et l’écriture. On ne finit pas avant 23 heures. En photo, Nadine Etchéto, conseiller livre de la DRAC, sans laquelle rien de tout cela n’aurait jamais été mis en place (et qui offre l’hébergement aux auteurs de passage : au petit-dej aussi, le désengagement brutal de l’état était au programme de la discussion – horizon noir, disait Baudelaire).

A 10h30, de retour à la médiathèque de la Paillade : nouveau public, les lecteurs de la bibliothèque. On projette l’extrait vidéo directement sur le mur, et on lit une troisième fois, improvisant un troisième nouveau cheminement dans le livre, qui le révèle sous une autre face encore. Discussions plus liées aux changements urbanisme et communautés. Pas mal de copains des auteurs Phobos : quelque chose est dans l’air, on sait tous que c’est très rare. La neige alors s’abat pendant une heure sur la ville : il ne lui faudra pas beaucoup plus de temps pour fondre et disparaître, mais quelle étrangeté sur les palmiers. On se souviendra.

Ajoutons en post-scriptum que l’ABF (association des bibliothécaires français) devrait bien faire 1 fois par an, à son congrès, un concours du plus beau bureau de bibliothécaire : j’ai beau en avoir vu de dizaines, je crois que celui du discothécaire d’ici, Jean-Jacques Rousseau la Paillade, est un genre de hors-concours...

Abdelkader, Kaïs, Moustapha, Karim : retrouvailles 12 ans après le livre...
rencontre avec les collégiens, 2h de débat, animé par Abdelkader Amlouk

Line Colson, fondatrice de la Boutique d’écriture Montpellier
les auteurs de Phobos à la Boutique d’écriture, plus Line Colson avec Nadine Etcheto

les auteurs de Phobos à la Boutique d'écriture, plus Line Colson avec Nadine Etcheto



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 décembre 2007
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Messages

  • Bonjour ,
    j’ai habité pendant quelques années les hauts de la paillade en 1986 où j’ai effectué ma dernière année de primaire,j’avais Monsieur Quatrefage.J’ai également fréquenté le Collège les Garrigues de la 6e à la 3e. J’étais avec des enfants de la cité ;je garde un très bon souvenir de chaque classe et des moments partagé avec mes camardes ,nous venions tous de milieux et d’origines différents mais peu importe nous nous sommes toujours bien entendu.J’aimerai bien revoir ceux dont je me souviens savoir se qu’il sont devenu...
    Je voulais juste vous dire que je n’oublierai pas ses années.