2019.07.30 | business pole danger de mort

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[numer’île] la Ouessant des morts

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J’ai compté : ça fait exactement 10 ans, ce rituel à cause de l’EURL, depuis la fin du 1er exercice en juin 2009, porter au cabinet de compta l’ensemble des justificatifs et factures. Ça ne s’allège pas avec les ventes de livre directement depuis le site, et il faut la ramette de papier avalée pour mesurer concrètement qu’il y a de quoi être fier, mais qu’est-ce que c’est épuisant ces fichus papiers. Sortant dans l’escalier du bâtiment façon moderne, dans la zone neuve de la ville, avec les mégas cinémas, les poussées de bureaux et la galerie commerciale L’heure tranquille, quelques photos de ces géométries aseptisées de l’escalier. C’est l’exercice que j’ai proposé dans l’atelier en ligne, de se saisir descriptivement d’un de ces détails qui sont pour nous la peau du monde, qu’on le choisisse ou pas. Il faut ça pour que je remarque, c’est la première fois, l’inscription sur le transfo : business pole danger de mort (pourquoi en anglais, pourquoi inversé). Comme je suis vraiment flagada, au rond-point je me gare et je rentre au Mac’Do pour leur capuccino ni italien ni américain. Mais ça me change d’ambiance. Je pose l’ordi sur la table, je voulais fignoler des trucs sur YouTube mais YouTube est en accès restreint, alors ça tombe bien puisque Franck Senaud vient de m’envoyer une nouvelle question : — est-ce qu’on écrit différemment selon les supports ? Le cap de la compta annuelle est passé.

 


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 30 juillet 2019
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Messages

  • C’était une belle randonnée à bicyclette hier après avoir accompagné une amie de longue date dans son trajet de vélotaf, quelque chose de la vie moderne que j’adore : aller bosser à vélo et, quand on peut, faire des morceaux de trajets à plusieurs.
    Son parcours comprend une grande portion de chemin de halage restauré et on peut deviser sans cesser de rouler ni gêner.

    Seulement voilà, lorsqu’on continue le long des bords de Seine à un moment donné le chemin n’y est plus, on tombe dans le tout-voiture qui tue. Même en descendant de bicyclette on n’est pas les bienvenus. Les voitures filent, rien à faire. J’ai attendu de voir passer quelqu’un qui semblait habitué pour suivre son cheminement, découvrir dans un coin un escalier qui permettait d’accéder à des rues praticables. Heureusement j’ai la force de porter mon vélo. Il serait temps de changer ces conceptions urbaines qui rejettent habitants et passants.

    Aujourd’hui, j’ai tenté d’avancer dans mon dossier de candidature pour un local de librairie loué par la mairie de ma ville. Et envoyé quelques candidatures à des emplois salariés, puisque rien n’est certain dans mon projet. Le nombre d’heures de démarches ne serait-ce que pour espérer accéder à du travail m’épuise, m’effare, m’effraie. D’une période de chômage l’autre, il s’accroît. Ce que je veux c’est trouver un nouveau travail nourricier, pas remplir des formulaires et des tableaux croisés.

  • je passais dans la rue, il y avait ces types sur l’échafaudage - je rentre à la maison, je regarde les titres, là sur le truc messagerie "un échafaudage s’écroule dans le 13 : un mort" je pense à "La Promesse" (les 2 Dardenne, 1995) - je lis le manuscrit du frangin - je ne paye plus que l’Urssaf, je suis auto-entrepreneur, ruiné certes, mais autoentrepreneur - j’entends dans le poste que la piloce n’est pas responsable (selon l’IPNG bien sûr) de la mort du garçon (24 balais, tu te rends compte...) de la fête de la musique il s’appelait Steve (je me souviens qu’elle n’était pas non plus responsable de la blessure de Geneviève Leguay) - j’apprends que le locataire de la place Beauvau a décoré aussi le type qui a donné l’ordre de charger ce jour-là comme il a décoré celui qui a donné l’ordre de charger aussi sur les bords de la Loire, j’entends que le sinistre premier du nom est désorienté, j’ai du mal à en rire encore - j’ai écouté binge une nuit de france q sur les éditions de minuit - ce n’est pas que je sois fatigué - c’est le creux de l’été disent les journaliste - il n’y a pas de ballet aoûtiens juillettistes, si ? non ? - mais parfois c’est un peu trop il me semble

  • Quelques mois de cela : deux ouvriers morts sur un chantier de rénovation, à côté, sur le boulevard de Port-Royal : ça n’arrête pas de tuer le travail

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