2019.08.21 | béton, fleur et de la photographie comme page

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beauté du corps à pas trop cher

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Je n’ai jamais été effrayé du béton. Le brutalisme me semble un mouvement esthétique essentiel, qui concerne de près nos architectures de livres aussi. Aux Arts & Métiers, avant qu’ils me virent, le cours sur les calculs de poutres en béton armé (et portants de pont) était un des seuls auxquels j’avais vraiment pris goût. Après c’est une réflexion sur la photographie : pourquoi à telle moment j’ai cette pulsion de photographier et considérer cela comme écriture. Cela ne tient pas à l’humilité, ni à la maladresse. Peut-être plus à la lumière, mais je ne suis pas assez calé. Je photographie, c’est tout. Seulement, contrairement par exemple aux séries du cher et grand Eric Tabuchi, quand je pense photographie c’est forcément une série concernant le même objet architectural, et je publie en tant qu’ensemble d’images. Est-ce qu’elles constituent récit pour autant ? Non. Plutôt comme on montrerait la planche contact, même si j’effectue un choix, et ne met pas en ligne l’ensemble des 8 photos prises avant-hier du même bâtiment et qui s’affichent sur mon LightRoom. L’unité ici de la photographie c’est la page qui les publie (et donc texte inclus). Où est l’image, si c’est la page, dans son déroulement et son temps, qui devient l’image ? Ils devraient nous en raconter plus, sur ces questions, les photographes.

 



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 21 août 2019
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Messages

  • Moi je crois qu’il y a quelque chose de musical derrière tout ça. Le cerveau qui, après coup, donne sens. Le tout est plus que la somme de ses parties.

  • Je suis pour ma part toujours épatée par les bâtiments aux pointus, toujours me demander Comment c’est à l’intérieur et quand il s’agit de logis comment tu meubles l’angle ? Et si, dans un certain nombre de cas, on peut comprendre la contrainte qui créa la fin en pointe, dans d’autres se poser la question de pourquoi diable l’architecte a-t-il voulu ça ?
    Le pointu d’aujourd’hui est situé à Houilles. Peut-être que dans quelques temps j’expliquerai pourquoi.

  • (je passe, je pose, je m’en vais) (hier,le billet en hommage (disons) à Margo n’est pas passé au journal - une erreur , il en commet parfois - et le spip et le rédacteur, on verra bien) quelques points jaunes d’or pour figurer l’été - cet été il commence tard - enfin il se terminera tôt - on ne sait comment dire - il fait beau en tout cas - ?- le temps qu’on passe à commenter le temps la cuisine la cherté des choses, celui qu’on perd à dormir et à ne pas produire - c’est dingue - un texto "bien arrivés !" le sac à faire livres fringues fric - on part on se rejoint - à bientôt

  • Fleurs et béton : une longue histoire, souvent de symbolisation de la résistance ou de reprise du pouvoir de la nature.
    Ici on se demande si la construction est terminée (parpaing et joints de ciments apparents), si les deux ne progressent pas en même temps. Question du brut.

    "Décor ciment" il me semble était déjà un titre de vos romans. (Est ce que la musique la consonance des mots a joué sur le titre ? Que je lisais comme un seul mot comme "déconstruction ")

    Merci encore

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