2019.09.02 | non-lieu est mort


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C’était devenu une vraie scie, cette expression du sociologue Marc Augé. On en avait marre de toujours la faire reprendre. Michel Lussault, dans son livre Hyper-lieux, avait repris le chantier : d’où historiquement Auger l’avait tirée, pourquoi il l’avait déformée et en quoi conceptuellement il y a beau temps qu’elle était fausse. Des vides ou ces croisements laissés vacants de signes par l’expansion urbanistique, peu qui n’ont pas été rattrapés par la machine marchande. Mais ils signifient aussi en tant que fractures, ou séparations, ou transitions cinétiques. S’il y avait eu besoin de les nommer en tant que tels, c’est bien parce qu’on savait leur charge humaine, ou ce qu’ils impriment de notre difficulté humaine, à tout un chacun.

 



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 2 septembre 2019
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Messages

  • À part un bâtiment qui sert de support à tout ce que la région connaît d’artistes de rue, quelques gravats sont tout ce qui reste du lotissement fantôme de Pirou si bien filmé et mis en valeur par les portraits de JR dans le Visages Villages d’Agnès Varda et lui. Ils étaient venus pour le film vite avant la démolition de ces constructions qui ne furent jamais finies, une histoire de parcelle non viabilisée (et connaissant le coin, je pense en zone inondable, en tout cas en cas de tempête c’est plus prudent de n’habiter pas là), et que construire n’importe où n’est plus possible comme dans les années 90 du siècle dernier. Je suis partagée, j’aimais bien ce que les artistes en avaient fait, j’aimais bien le côté ville-fantôme. Tout en comprenant très bien ce que ça avait de plombant pour les habitants du coin et le souvenir de ruines et de faillites en cascades qui s’en était suivies. Ça pourrait faire un bon emplacement pour des terrains de sports.

    Voir en ligne : Le dernier soupir du village fantôme (article du Monde)

  • en arrivant à la gare tout au début, il y avait cette espèce de tour sur le devant- dans le reflet on aperçoit un immeuble dont les balcons sont des espèces de fausses illusions de jardins - le mètre carré à 15 ou 20k probablement - c’est à Milan capitale de la ligue fuck off du nord où tout ce qui a la peau à peine bronzée est qualifié d’arabe (notamment surtout les Calabrais, Siciliens ou autre de tous poils) (on y est repassé hier - j’écris dimanche 8 c’est marqué là-haut dans le titre - ça regorge déborde exsude sans effort ni hargne de fric - ça s’habille ça porte son petit chien ça rit en lunettes de soleil - ça pue, oui, enfin, une capitale commerciale enfin de la mode et du design du bon goût et de la classe sociale crème- je me souviens de Visconti - je me souviens d’Antonioni - et de la Callas à l’arrière du hors-bord, je crois qu’elle avait un petit chien - il me semble - avec Pasolini (belle image)

  • je la pose (il existe à Milan une Pet Week - du même ordre que toutes les autres semaines consacrées au tailleur smoking costumes trois pièces robes de bal de mariée short tongues et tout ce que tu voudras)

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