2019.10.07 | Proust un jour gris

sommaire & derniers billets, ou
une autre page du journal au hasard  :
wonderbra sur Creuse

précédent _ suivant

Même si, à cinq ans de distance, son existence est quasi oubliée, je suis très fier de mon livre Proust est une fiction, et d’abord de son protocole : puisque c’était les 100 ans de la publication de Un amour de Swann, en 2013, rédiger en continu 100 articles de blog chacun développant un aspect de À la recherche du temps perdu. Je peux m’estimer satisfait, pas mal de lectures performances, dont une à Oujda, une autre à Paris, Maison de la Poésie (merci de la confiance), une autre carrément à Iliers chez Tante Léonie, une lecture Proust avec Claude Barthélémy à Dax et d’autres. 2500 ventes ont équilibré l’à-valoir de 4000 €, c’est la vie d’écrivain, tu ne chemines pas vers la fortune. Le Seuil m’a accordé de garder l’intégralité du livre en ligne sur le site, tel qu’il est né, et avec pas mal de compléments ou fragments non repris dans le livre imprimé, accès par son sommaire.

N’empêche, six ans plus tard, on se demande bien combien de librairies encore le tiennent en rayon pour la découverte, la dernière fois que j’ai eu affaire à son éditeur c’était parce qu’ils ont eu la douce gentillesse de m’expédier 2 exemplaires qui étaient dans le bureau de la collection, et qui sinon allaient partir au pilon. Si j’avais signé pour 10 ans seulement, je pourrais commencer à préparer la version que je défendrais, réviserais, aimerais sur Tiers Livre Éditeur — mais à l’époque on ne s’imaginait pas encore la situation si grave.

Ce qui me rendait fier, dans ce livre, c’est sa partie selon la tradition du fantastique : Baudelaire rendant la nuit visite à Proust eh bien moi j’avais besoin de toucher les venins, avec même le tag Baudelaire#Proust pour les retrouver d’un coup.

Par contre, je dis et maintiens que le chapitre concernant Proust assistant à l’autopsie d’Émile Zola, et les preuves concrètes que j’ai de ces rituels annuellement tenus sur la tombe de Proust au Père-Lachaise, ou cette première visite avec Marcel Proust assis sur sa propre tombe ne sont pas des fictions, mais la matière même du livre que je voulais écrire, et ai écrit.

 

 



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 7 octobre 2019
merci aux 280 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document