< Tiers Livre, le journal images : 2026.01.21 | Dominique Spiessert à Tours, et Rabelais au vif !

2026.01.21 | Dominique Spiessert à Tours, et Rabelais au vif !

Quelle étrange mais significative relation, toutes ces années, avec Dominique Spiessert : le flux continu de son travail, de ses séries, petit ou grand format, ses échappées de terrain, ou tout simplement le vieux centre-ville vu de sa fenêtre au 3ème étage, chronique quasi balzacienne parfois, et moi à occupations de même sorte mais à six cents mètres de là, autre côté du fleuve — au quotidien c’est donc le réseau et l’écran qui nous soudaient, et je prenais à plein bras plein crâne cette générosité sienne. Pourquoi on se serait pressé ? On avait le même âge, donc toute une adolescence devant nous, sauf que — il y a 2 ans exactement, presque jour pour jour — il décidait de s’éclipser et on n’arrivait pas à s’y faire. Sa compagne et sa fille, Christiane et Noémie, ont tenu à force de bras (tant d’œuvres de ce jaillissement quotidien et permanent encore inclassées dans différents ateliers et dépôts) ce geste ce soir inaugural : tout le deuxième étage du château de Tours circulant de cette énergie retrouvée, salle « couleur », salle « noire », et puis bien sûr autre ralliement, salle que nous disons « Rabelais ». Vous vous souvenez des songes drolatiques de Pantagruel, non pas Rabelais mais, quelques années après sa mort, cet ensemble d’une centaine de gravures sur bois, venues de Lorraine, et jouant de ses personnages comme échappés des enluminures médiévales ou des recoins de Hieronymus Bosch ? Oh, les connaître est l’apanage du petit monde Rabelais, mais lui, Dominique, avait ce livre dans les recoins de la bibliothèque familiale : drôle de famille, hivernant à Mettray, mais fondatrice du cirque Pinder et lui aussi sur les routes en caravane. Il y a une dizaine d’années, Dominique Spiessert est à la Devinière et reprend, comme Dali avant lui, les personnages des songes drolatiques, évidemment version plus crue, ou de son cru. Et merci à Christiane et Noémie Spiessert, plus l’ami Gildas Le Reste, qui préside à l’Association des amis de Spiessert, de nous avoir invité, le cher Rubin Steiner et moi, à jouer un peu des mots de Rabelais, ce sera dans l’expo elle-même, le vendredi 13 mars 2026, et si heureux de cette conjuration, ou convocation de présence. Et les synthés de Fred/Rubin sur La pantagrueline prognostication, pour l’insolence et le politique, au nom de Dominique et vers lui, impatience.

Et il y a un livre — merci à Noémie maître d’œuvre et sa graphiste nantaise — le livre sera justement lancé au moment de notre lecture début mars, mais tout est expliqué sur le site spiessert.fr avec présentation de l’expo et spéciale annonce livre (très touché d’y avoir été associé), on peut dès à présent commander et réserver, c’est même précaution recommandée !

 

 


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1ère mise en ligne et dernière modification le 22 janvier 2026
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