instructions pour

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tombes, fleuve, neige

Si vous pouviez donner un coup de main : passé pas mal d’heures à cogiter comment on pourrait reprendre le Manuel d’instructions de Cortàzar en atelier d’écriture (Instructions pour monter un escalier...). Si vous téléchargez ma proposition d’écriture en construction, ce serait quoi, vos instructions, vous écririez quoi ?


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 7 septembre 2008
merci aux 1464 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • ip s’y retrouver quand il y a trop de monde ;ip regarder la réalité en face ; ip ne pas oublier la dame âgée du cinquième ;ip rêver encore ; ip dire l’importance des messages entoilés ou pas ; ip découvrir ce qui se cache dans le nom suivant : noyer-crapaud ; ip faire en sorte que la porte s’ouvre ;ip emprunter l’escalier en cas de panne d’ascenseur ;ip aller plus loin ;ip enlever le barreaudage de la résidentialisation (ils disent) ; ip convaincre les architectes que l’ouvert c’est mieux que le fermé, en banlieue (à bon entendeur) ;ip créer un nouveau monde dans l’ancien ;ip décharger le baudet.(Pas d’)ip pour dire l’importance du travail entrepris ;ip trouver une raison valable pour (au choix) ; ip ne pas remettre les pendules à l’heure ; ip se faire entendre ;ip faire ses courses poétiquement pas cher dans la grande surface ;ip que le tri sélectif ne renvoie pas aux pires acceptions (tri.sélectif) ; ip que 470 logements dans le quartier vaillent le déplacement ;ip que ça serve à quelque chose ; ip cultiver l’écart et pas la division ;ip ne pas se prendre la tête ; ip écouter ce qu’adolescent dans le quartier (ou dans l’escalier)il cherche à te dire ;ip que le grand corps malade de la ville tienne bon ;ip ne pas noyer l’essentiel (le poisson) ;ip situer l’essentiel ; ip se faire entendre ;ip (te) dire à quel point ;ip que pas d’ip

    PS : si demande, réponse possible et personnelle aux ip proposées (deux lignes explosées mais tant pis)

  • non, là il ne s’agit pas de 2 lignes, il s’agit de matériau pour les ateliers d’écriture à venir, alors merci, Christine, pour ta contribution initiale !

  • S’orienter dos au vent, aux courants d’air. Ne pas tenter de lire l’heure, mais se la procurer par ruse (montre aperçue, pendule au loin, radio). Penser que la totalité du monde est une grande vitrine : les visages passent et s’arrêtent, les chemins dessinent des lignes. Par instants, écouter : seulement écouter, et c’est une musique. La laisser enfler, grossir, s’étendre. Le temps est vide : ne pas essayer de le remplir, c’est soi-même qu’il faut arrêter. S’essayer à être immobile, s’appuyer, entendre et percevoir que la tête aussi est vide. Si l’attente est trop grande, définir un itinéraire avec aller-retour possible dans la limite autorisée du territoire de l’attente, puis marcher, lentement, régulièrement. Evaluer la durée d’un aller-retour, multiplier par dix, et diviser le temps global prévisible par le nombre de paquets d’aller-retours : cela devient possible. Faire la liste des autres causes d’attente qui auraient pu, au même endroit, vous être beaucoup moins favorable. Pratiquer l’espionnage : un visage récurrent, une conversation à proximité, quelqu’un qui lit un magazine ou téléphone, et vous enquêtez pour recueillir le maximum d’informations possibles (s’interdire de romancer). Vous vous ennuyez cependant, vous êtes terriblement fatigué, vous avez déjà souvent et longtemps attendu au même lieu en des conditions similaires : dites-vous que vous avez vous-même organisé ce jeu (c’est un jeu : la preuve, combien de livres avez-vous lus qui parlent de conditions similaires, voire même en version plus grave, terriblement plus grave ?).

    Voir en ligne : CH315

  • Instructions pour circuler

    Etonnant : je ne connaissais pas de Cortazar "instructions pour pleurer" et je m’aperçois que sur un de mes petits chantiers j’ai cousiné l’idée. "Trop tu vas encore te la péter" dirait mon fiston (à cette heure-ci couché). On est parfois contents d’ignorer, ça nous permet d’expérimenter sans se sentir bloqués (écrasés).

    Voir en ligne : traces et trajets

  • ip pour dire ce que Wittgenstein enjoint de taire

  • chercher les morts en dehors des cimetières ; suivre à la trace ; laisser son enfant acheter le pain tout seul ; reconnaître les voix au feu rouge ; faire la manche dans une gare ; cacher quelqu’un ; penser aux canalisations ; regarder le sol comme s’il s’agissait d’un tableau, mieux : d’une sculpture

    Voir en ligne : Fenêtres open space

  • reconnaître un parcours de deux heures dans son quartier, refermé sur lui même et passant au besoin par des points précis (République, canal, point éphémère, Jaurès, le bassin de la Villette, Laumière, les Buttes Chaumont - par le bas- les escaliers vers l’avenue Simon Bolivar, la rue de l’Atlas, la petite rue qui tourne, Belleville et ses péripatéticiennes, le faubourg, République) ; tenter de faire une photographie toutes les quinze minutes exactement de ce qu’on voit, à la façon de Walker Evans (l’appareil pendu au cou, et une poire dans la main pour le déclencher) ; mettre les photos à plat et pratiquer un montage ; décrire le film en y ajoutant une musique (on pourra, pour cette partie du programme, consulter avec profit le site de KMS)

  • que le petit bonhomme rouge passe au vert

    Voir en ligne : ms

  • pour faire la sieste sur un banc de jardin public ; pour retenir les dix premiers visages croisés dans la journée ; pour parvenir à croiser le regard des promeneurs de chiens ; pour ne pas générer de conversations stériles sur son lieu de travail ; pour regarder au mieux par la fenêtre de son bureau ; pour ne plus se sentir obligé de répondre au téléphone ; pour parvenir à s’asseoir longuement dans une galerie marchande.

    Voir en ligne : à chat perché

  • choisir un cadre dans la ville-délimiter sa surface -mesurer la surface en comptant ses pas-isoler les sons du haut ,du plus haut que vous pouvez -isoler les sons du bas , du plus bas - libérer les sons du plus haut-libérer les sons du plus bas-construire une image sonore du cadre-construire une image silencieuse du cadre-nommer le cadre-aller aux frontières du cadre-au nord-au sud -à l’est - à l’ouest-observer la rencontre du nord- observer la rencontre du sud - observer la rencontre de l’est -observer la rencontre de l’ouest -regarder le ciel -décriver la course sonore des nuages -faites le parcours du cadre les yeux fermés en prenant la première main qui s’offre à vous-

  • pouvoir ecouter le premier ministre a la tele sans crier "Arrete les conneries, on est pas des bovins, pachyderme.

    Pouvoir se retenir quand le ministre vend la terre de ton pays et apres le jeux olympiques de 2004 a sa societe par le biais d’ un donnation aux monasteres d Athos et en meme temps de presenter ca comme une affaire legale

    pouvoir accepter le piston partout dans le secteur poublic

    pouvoir vivre avec 600Euros par mois et d’ etre malade et sans secu social.

    payer la secu sodial de 800 Euro par moi en chachant que dans deux ans personne ne prendra pas la retraite

  • - garer sa voiture devant ce qui était l’école primaire de filles ; briques rouges et blanches(choisir soigneusement l’heure pour y être seule)
    - poser la main sur un barreau de la belle ferronnerie de clôture à la Jean Dijou
    - se laisser transporter par ce simple toucher aux heures de jupe plissée à bretelles et marelle avec une boite de Pulmol
    - revoir clairement les instits tricotant sous le gros chêne, du 1er au 14 juillet
    - puis décider de longer le bâtiment inchangé dit"foyer russe", opter, sur la gauche, pour une venelle mal pavée et pentue,à la végétation débridée, formant tonnelles, ombriéres
    - se demander pourquoi on ne reconnait rien, où menaient ces vieilles portes à la peinture écaillée,donnant l’illusion de la pleine campagne si le bruit de fond de la banlieue ne redonnait le sens des réalités
    - découvrir en haut, à l’église, que vous ne la preniez qu’en descendant, routines des parents,sans doute
    - se faire la réflexion que ces portes de fonds de jardins étaient empruntées vraisemblablement par les domestiques
    - rejoindre en bas la rue au trottoir si étroit que l’on était
    terrorisés quand arrivait face à nous ce grand brûlé au visage inhumain et qu’il fallait bien l’approcher pour le croiser ; hantise des débuts de nuits ;trottoir toujours aussi mal commode ; penser à lui, comment pouvait-il supporter le regard des autres ?
    - choisir alors la douceur, parvenir au porche d’entrée de la vieille cour où le grand-père rangeait son camion,les sacs de ciment gris clair, les auges, truelles, odeur vaguement écoeurante du plâtre qu’on gâche
    - ne pas aller au delà, avoir réussi à faire un bond de plus de 50 ans en arrière ;au delà, des deux côtés, c’est abimé.
    - formuler le voeu que ces quelques centaines de mètres ne seront pas saccagées par une lubie de promoteur

  • venir a Paris et aller une soiree a l Opera

    puvoir trouver une place dans un theatre qui joue une belle piece

    prendre un cafe au centre ville avec Anne Marie Emery

  • Je suis très touchée et je ne dis pas non, mais
    impression qu’on envahit un peu le petit journal avec notre enthousiasme

    see you AME

  • Bleu profond de nuit parisienne, demi lune et Venus, vers 21h00, chaleur de septembre — dix minutes de marche à l’écoute de Bireli Lagrène. De quoi attaquer la nuit de travail probablement bâclé. Qu’importe !

  • on parle on parle -alors madame, inscriptions, c’est un peu comme instructions, non ? Et instructions, il n’y a pas forcément de S ? De vraies questions. Alors, dans l’élan de la rentrée,on anticipe : instructions/inscriptions pour rêver (dans) la ville.Alors, ce n’est pas pareil, rêver dans la ville et rêver la ville ? En écrivant, chacun verra la différence, non ? Leur confiance.Textes à la clé.Ou : comment enfoncer une porte ouverte.Ils savent. Me demander(leurs textes) .

  • Ecrire la ville. Nul besoin de courir le monde, l’univers urbain qui nous entoure est une source constante d’inspiration. Effectuer des petits voyages exploratoires à travers les rues de votre ville, en observant ses flux, la constante mutation de sa géographie. Par l’écriture d’un manuel d’instructions, reproduire, à travers ces menus exercices, les mouvements constants au sein d’une banalité familière. Instructions pour traverser la route en veillant à bien regarder à droite à gauche. Instructions pour respecter les passages piétons. Instructions pour rouler à droite. Instructions pour attendre le feu vert et traverser la route. Instructions pour attendre le bus sous l’abri bus. Instructions pour aider une personne âgée à traverser la rue. Instructions pour tourner quand on est à vélo. Instructions pour traverser un pont. Instructions pour prendre le train. Instructions pour faire la queue devant le cinéma ou un musée. Instructions pour garer son vélo. Instructions pour marcher les yeux ouverts. Instructions pour suivre un inconnu dans la rue. Instructions pour aller acheter une baguette de pain. Instructions pour héler un taxi. Instructions pour demander son chemin. Instructions pour rebrousser chemin quand on s’est perdu. Instructions pour se perdre en ville. S’adresser à des adultes comme si on parlait à des enfants qui n’en sont déjà plus.

    Voir en ligne : Marelle

  • Ce petits voyages dans nos villes je les trouves parfaites et necessaires Il ya des endroits qu on ignore et suscitent parfois des sentiments inattendus.
    parfois de voyages hors de notre pays nous aide a sortir aussi de notre ego de se reorganiser apres le retour comme une pose de la routine de la vie.Ce devienne une necessite parfois
    L ethousiasme parrait pour moi un cadeau de mon enfance que je ne trouve plus.
    Mon envie de voir les amis du petit journal ne va pas avec les habitudes du monde de la toile, qui protege tous, dans une securite originale.
    Je ne denonce pas a cet envie je la concois plutot comme une qualite humaine.

  • Considérer la scène à photographier, en observer sommairement les hautes et les basses lumières, remarquer une zone qui peut servir de gris moyen à l’ensemble, mesurer la lumière incidente à l’aide d’un pose-mètre. Reporter le nombre d’EV sur une échelle d’exposition, qui, en fonction de la sensibilité de votre film, vous donnera les différents couples vitesse d’obturation/diaphragme possibles, choisir un couple qui convienne à votre situation, reporter les indications du couple sur la rondelle du diaphragme et sur le bouton de vitesse d’obturation, faire la mise au point, recomposer l’ensemble dans le viseur de l’appareil-photo, déterminer la profondeur de champ en fonction du diaphragme et le tirage si vous travaillez à la chambre et que vous photographiez un sujet très proche, attendre patiemment le moment opportun, déclenchez, et développez le film. Ou bien encore, allumer l’appareil-photo, le pointer dans la bonne direction et appuyez sur le bouton, l’appareil s’occupe du reste. Lors de ces deux manoeuvres vous aurez fait exactement la même chose : photographier.

  • Ne cherchez pas à chasser les pensées, les interrogations, les angoisses. Laissez-les au sontraire s’entasser, s’accumuler. Quand elles en auront marre d’être tassées comme des sardines dans une boîte, croyez-moi, elle s’éclipseront sur la pointe des pieds, penaudes, et vous vous endormirez comme un ange.

  • Salut,

    Je vous remercie pour ces informations fortes interessantes, j’ai ajouté votre blog dans ma barre de bookmarks.

    Murielle Pouzoulic

    Serveuse hotel menton