2008.09.12 | puisque Cortàzar est né à Bruxelles


à Jean-Daniel Baltassat

Quelle bizarrerie : je relis depuis 4 mois, pas régulièrement, mais toujours à portée de main, les nouvelles complètes de Cortàzar. Ces derniers jours, j’essaye de mettre au point un exercice d’écriture sur la ville à partir de ses Instructions. Ce jeudi matin, j’arrive à Paris à 9h10, j’ai rendez-vous à la maison de la radio à 10h30, et train pour Bruxelles à 11h55. Je décide, juste en traversant la gare, de prendre 20 minutes pour un aller-retour au cimetière Montparnasse, et saluer Cortazàr depuis sa tombe. Je me souviens vaguement où c’est, mais je ne trouve pas. J’accoste 2 jeunes maçons, piercings et boucles d’oreille, à travailler sur une dalle neuve, et que j’ai entendu apostropher le mort d’à côté (– T’as vu, lui, il a écrit libre-pensée...). Je leur demande s’ils travaillent souvent ici, et s’ils savent où se trouve Cortàzar (– Je vous emmène, monsieur, c’est celle-là, là-bas...). Je photographie ce caillou. Leur dernier voyage, à lui et Carol Dunlop, raconté dans Les Autonautes de la Cosmoroute. Puis radio, puis Bruxelles, et, le soir, en revenant au bureau de Brigitte Faurissier, qui s’occupe de la presse pour Albin-Michel, je découvre le buste de bronze de Cortazar : la voiture est garée devant sa maison natale. Qu’est-ce qu’il aurait fait de cette conjonction, lui ? Tout de même, ça m’impressionne. C’est encore de l’axolotl... écrit, il y a 3 ans, dans un hôtel quelque part à Bruxelles mais je serais bien en peine de le retrouver. Et je mets ça en ligne à 330 à l’heure, dans le Thalys du retour, "wifi inside".

Julio Cortazar, buste par Edmund Valladares, Bruxelles
Julio Cortazar, buste par Edmund Valladares, Bruxelles


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 12 septembre 2008
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