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pré-contraint

Etonnante découverte : ce que peut être une bibliothèque universitaire accueillante, qui bosse à fond et invente comment. Je n’avais jamais vu ça, pas plus à l’étranger qu’ici, et pourtant ça existe (désolé, Antoine, passé à Angers sans venir te voir).


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 16 septembre 2008
merci aux 307 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • le gérant du super U de la rue Paul Vaillant Couturier m’envoie une invitation très personnelle en papier dans une enveloppe, adresse écrite à la main, timbre léché à la langue, pour sa soirée foire aux vins/dégustation (jusqu’à 23 h) : il ne doit pas lire mon blog (si encore il avait du Primior...)

    Voir en ligne : L’employée aux écritures

  • moi c’est un cocktail pour la collection Ventilo hommes (pas par le gérant du magasin U, il n’y en a pas ici) - guère plus utile. Pardon je passais

  • Du coup me suis souvenu de vieilles chansons du Floyd et d’une fille pas embrassée, j’ai toujours collectionnée les filles pas embrassées. Une vraie spécialité.

    Voir en ligne : Kill Me Sarah

  • ...pendant un quart d’heure les cloches de l’église en fond sonore à basse fréquence ; le chien d’en face hurle à la mort son bonheur de ne pas être le seul à hurler aujourd’hui...

    Voir en ligne : Omega Blue

  • Au moment précis où l’ami pour lequel je m’inquiétais me donnait de vive-voix de ses rassurantes nouvelles, mon téléfonino a sonné. Reconnaissant le numéro, pressentant son motif, j’ai répondu très vite : une amie qui m’avertissait de l’imminence probable de la fin d’une vie (chez quelqu’un que nous aimons bien fort). Secouée par la nouvelle, je suis restée troublée ; témoin d’un relais qui m’a ainsi sommée d’assumer une permanence auprès des bien-aimés.
    Au moins cette place-là dans le monde, cette utilité de proximité.

    PS : B.U. bien : celle aussi de La Rochelle (vu du côté simple public et utilisatrice quand chance d’être sur place).

    Voir en ligne : traces et trajets

  • je regarde son titre de séjour ,elle est née en 1948 ,elle a 60 ans je lui dis tu es née en 1948 , tu as 60 ans , plus tard je guide sa main pour tracer un I et un F pour signer une attestation , mais , qu’est ce que ça raconte cette situation là à cette personne là ? les yeux sans lettres et le corps, le visage, la langue , qui porte belle la culture berbère

  • Peut-être sa voix, ou sa façon de dire « s’il vous plaît » : attendre un peu qu’elle place son baratin parmi les voix en écho.

    Voir en ligne : à chat perché

  • La voisine : « Il est mort sans téléphone. Vendredi il était allé réclamer à la mairie. On l’a trouvé par terre lundi matin. Lui qui disait qu’il voulait partir sans déranger... »

    La ligne a été rétablie dans l’après midi.

  • ce matin, il faisait beau ; le concierge de ma mère habite rue du Châlet à Belleville, je ne savais pas, j’ai parlé avec lui pour la première fois, attendant le corbillard, les quatre pas trop mastars, le maître de cérémonie qui s’incline, le vent et le soleil sur toutes ses amies, ma tante, le monde, le vent et le soleil, la paix et les mots qui s’envolent, la terre sur la boîte, puis retour sur les bords de la seine, le soleil, les flics qui nous arrêtent (ma tante déteste la ceinture de sécurité), la sensibilité du flic : "ce serait dommage de faire deux enterrements dans la même journée", on ne le croit pas mais la connerie est tellement universelle que, parfois,elle arrive même à nous faire marrer : les gens, vraiment... alors oui, voilà, du vent

  • 14h30 marée basse, le tonnerre de l’hélico de la gendarmerie remontant le fleuve assez bas pour passer sous le pont, très lentement presque en stationnaire ; ils cherchent vraisemblablement quelque chose ou quelqu’un. 16h30, quelques mamies du centre de gériatrie, venues en minibus, prennent leur goûter sous les saules pleureurs. Je ne nagerai pas dans le fleuve cette fin de semaine.

    Voir en ligne : Cafcom

  • faisait tellement beau que - pas d’hélico, juste une tronçonneuse mais loin - 2 couples de retraités équipés foxe terrier l’un caniche l’autre, les 2 monsieur en bas à la pêche, les 2 dames au scrabble sur table camping au cul de la voiture - sur la grande étendue de sable, miroitements - au retour, doublés par 2 sapeur-pompiers en vtt - tout au bout au loin du fleuve, là où traditionnel salut à Louis Poirier, téléphone qui sonne pour proposer salon du livre Châteauroux "il y aura une centaine d’écrivains", je dis mon prix c’est bon ils insistent pas

  • Les flaches sous les arbres renversés ne miroitent pas. Par endroits elles sont profondes, opaques. Encore lu Rodrigo Fresàn. Dans cet embranchement du chemin en impasse il ne m’est jamais arrivé de croiser personne. Ramassé un demi maxillaire supérieur de rongeur, rat probablement (ragondin) : l’ai ici posé sur la table, dans cette érosion très blanche.

    Voir en ligne : CH315

  • Exister donc à la racine déraciné, déjà en dehors de soi, donc être c’est être en dehors de soi, toujours au devant c’est à dire je m’expose, là, déjà tout défait je m’exonère, je m’expatrie, et d’avance s’excuser de ne pas être tout à fait moi, je parle à des fantômes, je n’ai jamais su quoi leur dire, jamais c’est à dire jamais quoi, casser, casser la musique brique à brique, et si l’ombre de mon fantôme accroche tant soit peu quelque part, c’est un royaume perdu qui s’offre. Je vois tout le manège. Les pérégrinations du dire, naufrage la jolie musique, l’opaque citée, belle lurette que tu t’y prends, mal, si mal, vois-là cette tristesse, indigne, étalée, déballée là avec les vrais morceaux de l’état de ton âme. On mord jamais à pleine bouche que là où ça fait bien. Pas grave, mon petit, rien, rien du tout. A la fin c’est bête, bête comme chou.

    Il y a deux royaumes.
    Écoute.

    Deux,
    il y en avait deux.

    Pas la peine de t’échiner
    la peine de t’esquinter sur la tête des autres.

    Ce qui frappe dedans, c’est ton impuissance.

  • Avec vous aujourd’hui, dans le soleil et le vent.

    Et merci pour la photo chez Hasselmann.

  • "La télévision vous ment, mentez à la télévision, les grandes surfaces vous volent, volez les grandes surfaces, le gouvernement vous mépise, méprisez le gouvernement". Avoir pensé à cela en conduisant, mais n’avoir pas encore trouvé l’image qui allait avec.