2008.12.09 | palais bibliothèques, Rumine à Lausanne


J’étais venu en 2001, et avec les enseignants de l’Ecole de français moderne (qui accueillent les étudiants étrangers scientifiques, pour formation rapide à la langue) on avait fait 3 jours de stage d’écriture, dans les locaux universitaires ultra-modernes de la BCU, au bord du lac.

Aujourd’hui, c’est la BCU dans son vieux palais du 19ème siècle, qu’elle partage (et pour longtemps, venait-on d’apprendre, pas très réjouis...) avec le musée des Beaux-Arts. Ça grouille d’étudiants, de lecteurs, il y a tous les livres, on reçoit ici Philippe Jaccottet et bien d’autres. Mais j’ai le privilège d’un petit tour backstage : merci donc de ne pas confondre les images montrées ici avec l’activité de l’établissement ! (Il n’y a qu’à visiter le site de la BCU, et voir aussi leur projet de numérisation, via Google comme leurs voisins de la BM Lyon.

Reste que ça renvoie au thème de la soirée : la bibliothèque c’est d’abord une histoire, et cette histoire c’est des couloirs, des rayons, des personnes...

 

D’abord franchir lentement en train un paysage de neige, s’enfoncer dans les montagnes.

 

Ce sont des escaliers en colimaçon : comme on y accède par l’ascenseur, pas moyen de savoir si on est troisième sous-sol ou cinquième étage. A chaque perspective couloir, je fais la même photo.

 


Chaque couloir a son nom, et c’est une rue : Rue des Grands, rue des Moyens, Rue des Oblongs, Rue des Pas Perdus. Et je n’aurai pas la présence d’esprit de demander à Alexandra Weber-Berney, qui me guide, ce que cachent ces registres troilés noirs de la cote 3B-9461 avec les en-tête Servir, Agir, Destin...

 

Dans un autre beau labyrinthe d’avant la classification Dewey, les réserves de la BU de Tours, j’avais déjà remarqué l’utilisation des cartons fantômes.

 

Je ne peux pas tout photographier, mais la travée consacrée aux archives musicales est un monde à elle seule : comme dans certains fonds des couloirs souterrains de la BNF Tolbiac, les réserves sont encore loin d’être toutes inventoriées. On y trouve tout un rayon consacré aux solfèges et méthodes d’apprentissages populaires.

 

Je ne photographie pas les gens, je n’ose pas, mais eux ils ont l’air de tout trouver normal, en particulier la travée qui les relie au monde extérieur, avec ses instructions de service.

 

Pas de fenêtre non plus dans l’atelier reliure. Après les ordinateurs omniprésents dans les bureaux, ou les ordis portables (il y a la wifi dans la bibliothèque, heureusement et évidemment...), objets d’une autre permanence, d’un autre toucher. Comment s’appellent ces masselottes remplis de grains de plomb, qu’on pose sur le livre relié juste après séchage ? Cela me remémore notre Imprimerie nationale, transférée à Ivry.

 

On finit par déboucher dans le clocheton, tout en haut : vue sur la ville.

 

Puis la salle pour la lecture, grande salle des conseils, la fresque au fond. Autoportrait rituel d’anti-trouille.

Conférence sur le thème La bibliothèque idéale à la BCU Lausanne, le 1er décembre 2008, merci A W-B.



François Bon, routes, métiers © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 9 décembre 2008
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