de mer


Après, il a voulu voir la mer. Là encore, d’anciennes routes. Il y avait comme cela une suite restreinte, pour chacun, de lieux, pas forcément singuliers, pas toujours expliqués, en tout cas, cette explication ne se partageait pas. Longtemps qu’il m’avait appris à reconnaître le mien, j’ai su que ce bas de dune, au bout de ce chemin, là où nous avions tant fait de ses exercices, était le sien. On a marché, puis on s’est arrêté. Il y avait des centaines de ces minuscules oiseaux. Immobiles, on a disparu. C’était la renverse de haute mer. Il regardait les oiseaux, intensément. On a profité d’un instant qu’en volant ils s’étaient éloignés pour repartir.


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 21 décembre 2008
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Messages

  • Le long du canal, pénétré un bloc, descendu les marches entre des corps ; succession de portes lourdes, trop lourdes. Enfin sous l’eau, une salle noire pleine de cris.

    Voir en ligne : vers la prose

  • Drôle de samedi. Témoin muet ou presque d’une maison qui s’effondre. Comprendre en même temps qu’on se dit pourquoi. Se souvenir de tourments anciens tellement proches. Comment dire aux autres qu’ils se trompent alors que soi même on sait ne pas s’être trompé...

    (c’est l’hiver aujourd’hui, cela fait un an que j’écris dans le petit journal devenue vies du jour)

    Voir en ligne : KMS

  • il m’assure qu’en posant la bouteille sur la table, j’aurais dit "vengeance tardive" au lieu de "vendange tardive" - je me demande vraiment

    Voir en ligne : ms

  • hier soir nuit rentré à 3, plus de souvenirs, trop de schpritz, 5 je crois, en écoutant ces deux jeunes gens guitares, regardant les jeunes danser, bravo j’ai dit, lui " merci", elle "vous savez, nous sommes frère et soeur", moi "personne n’est parfait...", et ce matin toute cette peur, ce trouble, ce désespoir qui ressort en humeur, en sueur, mais heureusement j’entends marie rose sur france culture (quelle femme magnifique), ça va mieux, la nuit je n’ai pas peur, le jour oui

  • Grâce à un ami j’y ai pensé, c’était à 13 h 03 il paraît. Les jours ensuite vont rallonger. Je m’efforce de croire au retour de la lumière et cherche désespérément une issue vers mon chemin.

    Il y a sans doute des accompagnements qui ne s’apprennent pas
    (mais peuvent se transmettre, toutefois).

    Voir en ligne : traces et trajets