conserve de l’auteur


Au supermarché ce samedi matin, pressé, je manque déraper sur de l’huile de cuisine, bouteille cassée par un client. Une vendeuse m’arrête à temps, je la remercie, et elle, montrant la bouteille brisée : « Surtout qu’après, les clients on les achève. » Je dis qu’en voilà bien, de l’humour. Sa collègue, qui arrive avec seau et serpillère : « Oui mais après, les clients, dans le congèle, ça conserve. » C’est l’usage de la parole dans nos provinces : à Paris, ou dans le Sud-Est, on n’aurait pas le droit. Peut-être qu’au Québec, l’an prochain, ça me manquera.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 8 février 2009
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