et vous, collection de quoi


Dans le métro ce jeune type qui se ronge les ongles et lit un long interview d’un joueur de foot français dans une grande équipe étrangère. Comme j’ai ça sous le nez , je lis : « Je fais la collection des téléphones portables, j’en ai 400. » Ce n’est pas ça que Bergounioux appelle le crétinisme sportif, qui concerne plus la société que les sportifs eux-mêmes. Mais quand même.


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 13 février 2009
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Messages

  • L’ami François Morice va fermer : ce soir, je fus à la soirée qu’il donnait, avec sa gentillesse, je l’ai quitté chez le caviste d’en face, "non, realistik seulement" me dit-il avec son sourire, j’ai été révolté, j’ai pensé pourquoi fermer, 15 euros/jour comme recette, c’est sûr, c’est insuffisant, alors que l’amour des livres (pointus, certes) des bandes dessinées (pointues certes) des revues (oui) et des goûts littéraires, oui, aussi, quelle belle échappée, dix mois à peine, je ne suis pas d’accord, mais qu’y puis-je, au fond ? Je l’aiderai à rebondir, voilà, la rue Jacques Coeur, peu passante, oui, la librairie, petite oui (photo : le carrelage magnifique) mais si accueillante...Aujourd’hui, aussi, croisé la fermeture pour le 21 février de la "librairie des arts et des spectacles" du boulevard Raspail... Je n’aime pas cette ambiance, je n’aime pas cette pesanteur sur ceux qui donnent l’intelligence et la mémoire de ceux qui nous ont précédés ici

    • Godverdomme, sale nouvelle. Je pensais qu’il avait encore un peu de temps pour se faire place. Triste.

      Voir en ligne : traces et trajets

    • maintenant elle regarde le jour comme il vient maintenant

    • On ne s’arrêtera pas à cette tristesse

    • zut, tu me l’apprends...

      quelle bonne soirée c’était, dans la petite librairie de Bastille - temps durs...

    • zut idem. quel saison sèche. c’étaient les lustres de la soirée...

    • sensation en ce moment que tout ce qui me plait se disloque ;
      je passais lui dire un petit bonjour de temps en temps, on y était reçus, une sorte de rad pour discuter quelques minutes, des bouquins qui nous touchaient ou pas et pourquoi.J’aimerais savoir, PdB si le fermeture est imminente pour y passer ( je l’ai vu le jour de la manif mais par pudeur, il n’a rien dit) ;tu parles de l’aider, comment ???Le suivre là où il sera...

    • Il me disait que oui, imminente... Je crois qu’on ne le perdra pas de vue ; je pense qu’il nous fera signe ; je pense qu’il veut et va continuer, je lui ai dit que je serais là au besoin, mais je lui ai dit ça, aussi, parce que je sais que vous AME, et vous aussi François, et vous aussi Gilda et aussi KMS et Anne , vous avez avec cette librairie quelque chose parce qu’elle correspond à ce que nous voulons que soient ces commerces ; il le sait,puisqu’il en faisait le sien. S’il a besoin d’aide, il nous en fera part et comment, nous verrons, restons vigilants (ce n’est pas par hasard que les librairies ferment, ce n’est pas non plus par hasard que les soutiens à la littérature s’effritent (voir le blog d’AS et la lettre qui nous est parvenue d’Inventaire Invention ), le mépris dans lequel sont tenus les intellectuels, les universitaires, les étudiants ne vient pas de nulle part : toute la culture est menacée (et ça a toujours été l’antienne de cette droite indigne et obtuse qui nous gouverne) par la performance, la comparaison évaluative - ou l’évaluation comparative- directement issue de l’idéologie de la compétition. Restons vigilants

    • On se sent au raz-du-sol, là, tout à coup, avec la fin de Pensées classées et celle d’Inventaire / Invention. François Morice m’avait proposé de venir lire, on s’était laissé le temps pour la date, et voilà... Les temps sont rudes, hein... Si tu le vois bientôt, dis-lui que je l’embrasse.

      Voir en ligne : Fenêtres open space

    • il devait attendre que je remette les pieds dans mon ancien quartier - j’en révais de faire un tour dans cette librairie ouverte après mon départ (et je n’avais pas vu le carrelage) - oui époque qui ne se contente pas d’être dure, qui veut être idiote de surcroit - un crâne pour ceux qui ont de l’argent ! ou le contraire

    • François était d’humeur sombre hier soir et je n’ai aucun mal à croire qu’il vous ai annoncé avec certitude la fermeture de Pensées classées. Mais après une conversation avec lui, avec les tous derniers à quitter les lieux, en toute fin de soirée hier, je ne suis pas si sûr que cette fermeture soit à ce point certaine, il s’accroche.
      La situation est effectivement très difficile, que les lecteurs parisiens du tiers livre (et ses lecteurs d’ailleurs de passage à Paris) n’hésitent surtout pas à aller faire un tour dans cette excellente librairie, et à la recommander - le moment est on ne peut plus opportun. (Librairie Pensées classées - 9 rue Jacques Coeur, Paris 4e arrondissement - depuis la place de la Bastille, prendre la rue Saint-Antoine, c’est la première rue à gauche / ou bien prendre le boulevard Henri IV et c’est alors la première rue à droite)

    • merci de cette rectif, et je rectifie en conséquence sur tiers livre - quel dommage ce serait de ne pas disposer de 2 ans au minimum pour fidéliser un public, surtout en lieu de tel passage, laisser faire la confiance...

  • pas vraiment en tout cas. Je garde les timbres que je trouve beaux, ne les jette pas mais sans chercher non plus à compléter quoi que ce soit. Certains objets (trousses, stylos, carnets, pulls pour me réchauffer) sont chez moi en surnombre. Mais est-ce vraiment collectionner ?
    En 2005/2006 j’ai collectionné les malheurs et les difficultés. Là c’était très complet tous les domaines d’existence furent peu ou prou touchés. Mais ça n’était pas, vraiment pas, exprès.
    Sinon j’oubliais : à 12 ou 13 ans j’ai collectionné les images P*annini de footballeurs. Mais en ce temps-là ils ne collectionnaient pas les téléfonini, ils jouaient.

    Voir en ligne : traces et trajets

  • d’images et de musiques et de textes et d’œuvres. " Donne-moi quelque chose qui ne meure pas", disait l’autre à propos de Doisneau. Tout ce qui garde trace du vivant est de cet ordre, me semble-t-il ce soir. Depuis peu , quand il s’en présente, je fais aussi collection de fantômes.

  • Et d’ailleurs voici le 4° (rue du Bac naturaliste)... Interrogé le pourquoi de cette bête malgré tout, Afrique (où je naquis), le Roi des animaux dit-on lui et sa part, mais sinon ? Je préfère "Le Guépard" et ce cher Lancaster

  • on traverse depuis le café du Boulevard et on est à l’hôtel sans une seule lumière, entrée avec code et trouvé wifi sans mot de passe, ouf ; ça n’a pas toujours été comme ça, il semblerait

    (fait une photo de chambre qui ne passe pas, désolée)

    Voir en ligne : L’employée aux écritures

  • Dominique Pifarély sous le panneau d’affichage des trains, reconnu et salué, et souhaité bon voyage- moi en partance pour l’hôtel des glycines et le café du boulevard, wifi maintenant, pas comme avant

    Voir en ligne : L’employée aux écritures

  • Il n’avait qu’une passion dans la vie : collectionner les fleurs, soit sous la forme de photos prises dans les campagnes lors de ses voyages, soit les pochettes de disques de jazz qu’il téléchargeait illégalement, soit les vulves de ses amantes qu’il prenait en photo lors de soirées trop arrosées.

    Il avait passé quelques jours à New-York où tout pour lui avait basculé. Il avalait sa salive péniblement.

    Il aurait voulu savoir chanter ; il s’écroula, sans voix, dans le sable fin du bord de mer ; aphone depuis seize années.

    Ses mains étaient calleuses, d’abord parce qu’il avait trop travaillé sur les arbres ; ensuite parce qu’il fut pris d’une arthrose, et d’une arthrite fulgurante et déformante. Il demeurait habillé de riches costumes de lin, de laine, de coton. Il ne supportait pas les matières synthétiques.

    Il n’avait jamais souhaité se suicider. Tant qu’il put caresser des femmes.

    Il avait dit : Quand tu perds les femmes, reste la musique, quand tu perds la musique, restent les fleurs. Ou encore : Quand tu as tout, tu as le sexe d’une femme ; quand tu est moins riche, tu as un appareil et quelques disques de Mingus ; quand tu es pauvre, tu n’a que les fleurs. Mais ce sont les mêmes impressions, les mêmes parfums, les mêmes plaisirs.

    Secrètement il rêvait d’être une femme.

    Voir en ligne : http://amboilati.net

  • Entre trois et quatre mille disques à la maison mais ça n’est pas collection, c’est comme les livres, c’est vivant. La collection ça me renvoie toujours à quelque chose de mort.

    Au bureau un collègue collection les capsules de champagne, les boites de whisky, les stylos publicitaires, tout son grenier en est rempli, c’est fascinant parce qu’un peu incompréhensible.

    Voir en ligne : KMS

  • j’accumule, je devrais dire j’accumoncèle les catalogues de ventes aux enchères qui sont des plaquettes magnifiques, qui font rêver d’art dans plein de domaines et bizarrement pour moi qui ne suis pas collectionneuse, je ne me lasse pas ;ce sont souvent de vrais livres et çà vaut 2 euros le lendemain de la vente ; bonjour le rangement !

  • Les pianos à queue français anciens. J’en ai un, Pleyel modèle 3, n° 127506. Il faut bien commencer.

    Voir en ligne : http://cafcom.free.fr