échelles des morts


Avoir lu hier dans W G Sebald Campo Santo en Corse autrefois des maisons sans portes ni fenêtres et juste un escalier pour accéder au toit, on jetait le nouveau mort sur les précédents, cousu dans un sac, par une trappe sur la terrasse. Alors ce qu’on verrait sur nos usines pourrait être un dispositif du même ordre, et que les morts au travail soient intégrés dans le travail même ?

 



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 29 mars 2009
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Messages

  • L’article est venu sous mes yeux par hasard, le magazine on me l’offrait. Il dit comment il travaillait, je comprends que je le savais, avais pressenti, aimais ces approximations même et les vacillements qu’elles créaient.
    J’écoute un disque. La voix vit encore quand l’homme disparaît. Les maudits m’émeuvent.

    (PS : Le jeu de mots y est.)

    Voir en ligne : traces et trajets

  • oui,il me fait penser à cette image obsédante d’"épouses et concubines", l’arbitraire le plus total pour la mort avec les monstrueuses complicités ; ce qui se passe en ce moment fait frémir

  • ...à Gubbio, une porte murée le reste du temps et qui ne serait que pour leur dernier passage.
    Je me souviens de l’anecdote, dans le Voyageur et le clair de Lune d’Antal Szerb.

  • où que j’aille hier, je ne voyais que des gens sac Lidl à la main et je me disais que c’était vraiment un signe tous ces sacs Lidl (et un jour les morts eux-mêmes ?)

    Voir en ligne : L’employée aux écritures

  • Bien qu’ayant été au 104, écouté Dita K. parler par la bouche de AS, rencontré AP (merci pour le lion 11# !), rencontré aussi NF, bien qu’il fît beau, ce week end était d’une triste solitude : c’est qu’il faut que je m’habitue, mes filles se tirent et vivent leur vie si jolie (c’est si beau la vie quand on a dix huit ans) et l’autre est avec son gueux (ou qui que ce soit) et le monde s’en fout. Bon, alors, j’ai pris trois lions dont les huit de Daumesnil, mais ici ce bouquet d’une certaine B., sur la terrasse, qui l’amenait dans un sac en papier, après avoir reconduit F., 95 piges, fauteuil roulant, dans sa chambre. J’aime aussi les gens du quartier : et celle-ci, je l’avais croisée, elle porte le prénom féminisée de mon oncle. Ella chante "Mack the Knife" en imitant Armstrong, alors le printemps... (putain qu’est-ce que j’explose les deux lignes !!!)... Bon maintenant c’est "How high is the moon".

  • ...avant même d’avoir commencé la journée compte déjà une heure de perdu ; est-il seulement possible de s’en remettre ?...

    Voir en ligne : Omega Blue

  • Des chansons qui remontent d’on ne sait où. On sait bien que ça fait dix ans et que ça n’a pas fini de remonter cette année.

    Voir en ligne : KMS