le volcan comme métaphore

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2010.08.30 | la Ouessant des morts

Préparation de la conférence du 17 septembre : jamais arriver à tout penser à la fois. Repensé à ces impros de mars : à Moncton, étais parti sur cette idée de la représentation de Saint Augustin écrivant, et l’avais suivie comme fil. D’autres fois, c’est depuis l’apparition du livre. On traite un point comme repère fixe, et l’ensemble se met en place. Pratiquer alors ça pour soi-même, un point après l’autre. En approchant du volcan, samedi, il ressemblait à l’image qu’on a du volcan, pyramide tranquille sous panache. Quand on est dedans, dessous, qu’on vous explique les plaques principales et secondaires, la mixité des processus éruptif ou diffusif, il n’y a plus un volcan, mais ce sol où précisément on a les pieds, et la petite lave qu’on ramasse est forcément de 1662. Avec le web, on avance dans l’imprédictible, mais effrayés de ce qu’il porte de plus en plus à lui seul un vecteur essentiel de la transmission, les mots lire et écrire, et ce qui change de leur acception. Quand on approche à pied de tel ou tel point précis et invisible du volcan, la perception des forces change : on nous a si longtemps dit, du livre et du numérique, que les deux systèmes coexisteraient longtemps. Dans les volcans aussi, on peut le croire : parfois la lave s’est arrêtée à 7 mètres des maisons. Mais c’est rare.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 4 août 2009
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