je ne pas préférer
vendredi28 août 2009
I would prefer not to, nous dit Bartleby en permanence dès qu’on l’a lu une fois. Il y a plein de sites où, pour retrouver un mot de passe, on vous demande sempiternellement le nom de jeune fille de votre maman. Là, une fois obtenu mon IDUL pour accéder au système CAPSULE de l’université, je dois créer moi-même mon mot de passe, et donc choisir obligatoirement 3 questions parmi les 18 proposées. C’est assez symbolique des choses importantes, la littérature parce que ça doit rester sérieux, mais vite le chanteur derrière, et la première voiture que j’ai conduite (ah oui, souvenir d’enfance à 5 ans, debout sur le siège avant avoir démarré la Traction du grand-père et parti tout d’un coup en avant, belle raclée pour s’en souvenir), mais un peu marre, cette histoire du préféré : je n’ai pas UN personnage de roman (même Julien Sorel), ni UN auteur préféré (sinon on aurait pas apporté 150 kilos de bouquins ici), je n’ai pas UN chanteur préféré (sauf affection très privée pour Robert Plant), et mon peintre préféré aujourd’hui c’est Jérémy Liron mais demain ? Quant au pays que j’aimerais le plus visiter, ben j’y vais puis c’est tout. Le plus beau cadeau que j’ai reçu, tout le monde répondra la vie c’est pas très sélectif, et les animaux domestiques : qu’ils restent où ils sont. Pour la première question je n’ai JAMAIS dansé, et quant à mes premiers amis d’enfance à Saint-Michel en l’Herm on avait une Rue d’en Haut et une Rue d’en Bas mais j’avais des copains dans les deux. Je vous donne les 18 questions, vous pouvez répondre à 3, si vous êtes universitaire.
Quel est le nom de la première chanson sur laquelle j’ai dansé ?
Quel est le nom de la rue où demeurait mon premier ami d’enfance ?
Quel est le nom de la ville où j’aimerais le plus vivre ?
Quel est le nom de mon auteur préféré ?
Quel est le nom de mon chanteur préféré ?
Quel est le nom de mon musicien préféré ?
Quel est le nom de mon peintre préféré ?
Quel est le nom de mon personnage de roman préféré ?
Quel est le nom de mon premier animal domestique ?
Quel est le nom de mon premier dentiste ?
Quel est le nom du pays que j’aimerais le plus visiter ?
Quel est le nom du personnage historique que j’aime le plus ?
Quel est le plus beau cadeau que j’ai reçu ?
Quel est le poste que je détesterais le plus occuper ?
Quel est le prénom que je refuserais de donner à un enfant ?
Quel est le titre de mon livre préféré ?
Quelle est la marque du premier véhicule que j’ai conduit ?
Quelle est la marque du premier véhicule que j’ai rêvé de posséder ?
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Messages de forum
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heureusement, je ne suis pas universitaire - il n’y a pas trois (pas même une) question à laquelle je puisse donner une réponse que je retrouverais autrement qu’en la notant
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Certaines sont drôles en fait (le dentiste ? le prénom que surtout pas ?), mais pour le reste c’est si loin de mes modes de pensées. J’aurais sans doute fait une piètre universitaire.
À l’usine, pas de ces subtilités, on perdait un des 27 mots de passe (un jour j’avais compté, sur l’ensemble des outils informatiques qu’on utilisait s’il avait fallu se connecter en même temps sur chacun d’entre eux), on appelait le 59900, sorte de nine one one, et avec une mauvaise grâce plus ou moins bien dissimulée, ils nous le réinitialisaient.
J’en ai presque oublié le prénom de mon premier amour.
Voir en ligne : traces et trajets
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...pas m’échiner sur la mémoire longue des mots. Oui, mais voilà, aujourd’hui, le choix, je ne l’ai pas. Fouiller dans l’épaisseur de la langue, ses surprises et étonnements. Ce qui demeure vif dans le sens qui n’est plus ; la beauté de cela, où l’on puise sans savoir. Vraiment ? ...et les tours que nous joue la langue-mère.

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j’aurais voulu que ça ne finisse jamais les rires des enfants sur les balançoires (et je pensais aux miens, même endroit, bien quinze ans de cela), le gâteau au chocolat, le thé à la menthe, le soleil au travers des parasols Pago- mais redescendre, passer les gorges du Guil pour le train du soir
(photo d’avant la trahison de l’Olympus, mais c’est tous les jours pareil ici, le soleil, la légéreté)
Voir en ligne : suite d’images sans suite

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"Tu ne peux pas imaginer" me dit-elle. Dehors passent les bateaux-mouches, les touristes se bousculent encore à Paris puisque les Parisiens n’y sont pas encore (lundi sera l’hallali de l’été des rues), je lui ai donné des roses blanches, rose clair et une orange achetées au coin du boulevard, j’ai rejoint mon frère, nous avons ri oubliant qu’il y a de ça un an, nous riions aussi traversant le pont Royal, aussi sous le soleil, aussi un matin pareil à celui-ci... Imaginer, oui, enfin non, je ne peux pas (vue de la Marsa, la baie de Carthage, et la plage d’Hammam Life au loin)

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hallali
29 août 2009 12:57, par FB | journal images
« lundi sera l’hallali de l’été des rues »
il faut vraiment le PdB arpenteur de Belleville pour sortir cette phrase-là
_ !
bon courage donc pour la reprise !
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hallali
29 août 2009 19:56, par PdB
merci François (l’arpenteur arpente, PdB se croit permises toutes les métaphores - les rues s’emplissent, les klaxonnent mugissent : c’est déjà le bordel !!!) mais comme je n’ai pas (vraiment) cessé, la reprise j’en suis (un peu) observateur (acteur tout autant puisque coups de fils mails récupérations nanana nanana...) Bon tout ça fait chier, en même temps c’est le monde... Courage à tous pour cette "reprise"
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