échafauds plus


M’a soufflé, ce type doublé par le car sur l’autoroute, dans la grande circulation de l’entrée Montréal. Dans son Chevrolet pick-up truck chargé de ferrailles, une cigarette à la main, il lisait une feuille de l’autre, le volant loin devant lui et sans regarder la route. Sur sa porte, en grosses lettres : «  échafauds plus ».

Dans le métro, une dame entre dans le wagon et s’adresse à un vieil homme mal voyant : «  C’est angoissant, c’est angoissant ça, le métro. »

Et, descendant à l’université, un Ivoirien (je le saurai après le lui avoir demandé), me demande si je sais où c’est, le boulevard Crémazie, le nom me dit quelque chose, on regarde ma carte, puis le plan de métro. C’est le ministère de l’immigration, service des étudiants : deux mois que e me bagarre avec eux pour ce dossier perdu. Je n’avais jamais supposé que c’était une adresse réelle, dans une rue, et pas simplement des dossiers Internet avec mot de passe, ou téléphones avec infinité de fonctions automatiques (« Tous nos préposés sont actuellement occupés ») ou fax.


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 10 septembre 2009
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