actions de grâce
vendredi 9 octobre 2009
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Est-ce que c’est moi qui ai laissé traîner le porte-feuille sur le tapis roulant de l’IGA le temps d’emballer les légumes pour la soupe, le poisson pour demain et le pain quotidien, c’était la cohue à cause du lundi férié de Thanksgiving mais de retour à la maison, plus rien dans la poche. Repars sous la pluie, demander aux caissières, au petit bureau courtoisie, aux deux gars qui font les livraisons (me souvenais m’être accroupi ou penché dans cette galerie où ils sont pour mieux arranger mon baluchon). Demandé aussi à la dame qui vend les billets de Loto, en position stratégique, m’a envoyé au bureau de l’administration de la galerie mais ça fermait à 16h. Alors retour bis sous la pluie bien misère, et passé le Mac’Donald et le carrefour le téléphone : heureusement, comme je ne me souviens jamais du numéro de ce machin Rogers Parlez à la carte, je l’avais écrit en gros, mon numéro. J’avais repéré la boutique : entre l’usine à musculation (qui proclame même musclez votre cerveau) et la salle de bain, une toute petite boutique qui vend des blousons de moto kitch, on n’y voit pas beaucoup de clients, et la dame reste assise devant sa boutique. A eux qu’une dame âgée, sortant des toilettes, a rapporté mon porte-feuille, je venais de faire un retrait pour le week-end, bon, pas si gros, et les dollars ça va ça vient. Normalement je ne prends pas ça avec moi, mais là il y avait le passeport, le permis de conduire, les cartes de crédit : c’est pas marrant, tout ça, à refaire. Pas pire, avons-nous conclu ensemble. C’est pour me remercier des dollars, le gars il aurait balancé le larfeuille dans la poubelle du Mac’Do ou n’importe où ailleurs au lieu d’aller dans les toilettes des dames pour le transvasement, je serais pas là à me consoler en bloguant.


François Bon | le journal images
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1ère mise en ligne et dernière modification le 9 octobre 2009.
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Messages

  • ...on était revenu trempé, non comme de l’acier, mais comme une soupe. On saluait bien, tout de même, le fringant rayon de soleil qui égayait la grisaille du jour.

  • Ton voleur ton voleur : une voleuse tout bonnement

  • Ah, c’est sûr, il pâtit celui qui ne retrouve pas son porte-feuille ; çà aurait été bâdrant, c’t’affaire là si un homme dépareillé avait pas visité les toilettes des dames.
    Ah, Ciboire, quand il mouille en plus et qu’on ne peut pas rentrer surveiller la cuite à la maison..
    Enfin, on il vaut mieux être bien grée de femme pour se faire consoler à soir

    Quel bouquin ai-je relu avec attendrissement ?? Fastoche, non ? AME( sans oublier une pensée à toi pour le décès de ton éditeur et ami)

  • Ai si bien oublié semblable mésaventure survenue, mais sans le happy ending, en juillet, que me suis arrêtée en cours de route quant à la ré-obtention des documents manquants. Mon courage administratif, n’a, il faut bien l’avouer, jamais été flamboyant. Il est grand temps que je m’y remette.

    Peut-être n’avais-je pas assez d’argent pour que le vol soit satisfaisant, d’où la probable destruction par dépit du reste ou sa dispersion dans un lieu irrécupérable.
    Un jour de grande marée ou de récurage du port de La Rochelle, on retrouvera sans doute mon portefeuille dedans, y compris les photos d’enfants, ce qu’il en restera, trois adresses précieuses et deux messages personnels. L’ensemble illisible.

    Voir en ligne : traces et trajets

  • une femme, cheveux longs frisés, trente trois ans, profession ? pilote de chasse (vêtue comme vous et moi, rien de spécial, un mètre soixante dix) ; une autre cheveux courts, poivre et sel, assez maigre (un homme efféminée ? une femme masculine ?), physicienne, adorable, trente ans ; lui, gros ventre "ach you speak english ?", celui-ci "ah non, je ne sais pas, qu’est-ce que c’est ?", celui-là avec son môme dans un kangourou "aucune idée...", c’est ça, le boulot, des dizaines de personnes, tous pareils tous différents (la rue de flandre)

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  • cette photo en écho à celle de Pierre Ménard, en reflet sur le canal avec amitié

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  • ...passé dans le manque d’énergie ; un ami passe, on sort, on va voir une toute petite exposition, et cela, l’image qui confirme. Diagnostique.

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  • ce matin, des voitures madeleine.

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  • Quelque chose d’extraordinaire a dû se passer, ils étaient tous à klaxonner, hurler, chanter, crier, battre des mains... (avait-on vaincu le SIDA ? les Arméniens embrassaient-ils les Turcs, les Iraniens, les Kurdes ? le Nobel d’Obama peut-être ? Quelle joie sans mélange, ce devait être l’avènement de la fin de l’hypocrisie, les Helvètes avaient dû relâcher un cinéastes aux moeurs discutables, ou encore quoi d’autre ? ... rien, Algérie 3, Rwanda 0)

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  • Très tôt le matin et puis tard le soir dans ce même quartier, après avoir été par une amie présentée à Antonio Tabucchi et Andrea Bajani. Ensuite du champagne et enfin un dîner.
    Il convient de faire face à certaines inquiétudes.

    Ce qui était prévu l’avant-veille encore c’était du théâtre avec un autre ami. Problème de billets. Pour nous, annulé.

    Troisième soirée de la semaine inattendue et fort déviée de son premier trajet. C’est la vie qui décide et ensuite on suit (ou bien on ne peut pas).

    Voir en ligne : traces et trajets

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