fractionnement des pommes
mercredi16 décembre 2009
Bizarre, tout à l’heure, dans cette heure à discuter chez l’ami, tranquillement, bilan des 4 premiers mois ici, du semestre d’écriture avec les étudiants, de notre implication numérique et de plein d’autres choses que ça ne regarde personne, dans son bureau le petit MacBook posé sur une boîte en carton, en vis-à-vis d’un écran Mac 24" géant (en tout cas, nettement plus grand que mon Samsung 20" bas de gamme), et clavier sans fil (je tape directement sur mon MacBook, du coup les touches se décolorent suivant fréquence d’usage, et la touche majuscules, qui supporte l’ongle, est percée). Remarquais que chez lui les habitudes de travail en double écran étaient inverses des miennes (je garde sur l’écran du portable le "dock" et les commandes, écris ou travaille sur l’écran extérieur). On se balade avec ces petites gamelles vite obsolètes que sont nos ordis, mais les travaux en cours et les archives, fichiers les plus personnels, les images, les e-mails, tout cela est sauvegardé hors de la machine, on peut la remplacer en quelques dizaines de minutes sans conséquence. Le bureau, alors, devient littéralement ce grand écran qu’on ne déménage pas, et si on arrive dans une pièce, de la fac à chez soi, ou l’arrêt à la bibliothèque, ou ce qu’on va rédiger dans un coin avec la machine sur les genoux, peu importe la machine elle-même. Sauf qu’on y est des heures (rêvais ce matin de 3 machines séparées, une pour les choses utilitaires, une pour les choses personnelles, une pour les échanges réseaux, et se déplacer spatialement d’une machine à l’autre, même si c’est 3 MacBook identiques). Dépendant à la pomme ? Oui et non. Dépendant à cette possibilité magique d’un outil : qui permet de fusionner la lecture et l’écriture, le présent aux archives, la curiosité du monde à son expérience directe, là où je suis. Pas envie de tablettes miracles, et la liseuse dans mon sac finalement assez annexe : je supporte très bien l’astreinte de la machine dans mon sac à dos, au regard de ce qu’elle m’apporte, comme aussi le fait qu’elle ne soit pas une possession, au sens où autrefois on auraît goûté de posséder un appareil-photo ou une machine à écrire – interface quasi transparente, objet qui n’autorise que la mise en liaison, y compris avec ses propres traces ou son propre établi. Photo : Apple Center, NY 5th avenue.
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Messages de forum
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...et subit, le texte qui en éclair se regroupe. Sédimentation lente se constitue peu à peu, on ne sait pas toujours quoi. Et c’est heureux, que pas le même travail. Déjà bien assez à faire.
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la vache ( en lettres capitales ) n’est pas dans le pré , cette vache énigmatique mais aussi cette phrase énigmatique , le vache/la vache ... dans un rêve ce matin , à suivre

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Aujourd’hui Paris était sous la neige à huit heures, je me suis promené cet après midi, j’avais trop de travail, trop à faire, trop de choses en suspens (ma famille, c’est réglé, celle de ma fiancée, c’est autre chose, les papiers, les rapports, les relances, les transcriptions, les analyses, les mises au propre, les scanners les projets les fêtes la chienlit les difficultés le gris le ciel plombé la neige le froid : enfin tout), voilà le lion de la rue des vinaigriers, là où elle tourne pour ne pas aboutir au quai, mais rue de Lancry (Chasse Clou, c’est juste en face : image de la neige chez vous d’ailleurs

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... rue des Vinaigriers nous vivions collés à l’église évangéliste, donnions sur la même cour et le dimanche matin pendant la messe, tandis qu’ils ouvraient les portes, lui il mettait la musique à fond.
Voir en ligne : Fenêtres open space
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C’est bien comme rendez-vous ou semblable ou dans les mêmes territoires...
Et alors, tu t’apprêtes ? ... je croise les doigts pour le 19 (16h à la Bellevilloise, qu’on se le dise... !) (chuis pas tout seul...) et on vient t’applaudir (enfin, on verra, mais sûr je viens) (d’ailleurs le numéro du lion ça pourrait aussi bien être 103 bis... :°))(une photo de train sans train sans gare sans rien sinon de l’électricité)

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jamais entré dans ce café, mais à chaque fois que je le croise, que je le vois, je me dis qu’il faudrait... et puis je passe (Bolivar...)
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hiver
18 décembre 2009 21:46, par PdB
dehors il neige, la silhouette, Ida Dalser-Mussolini (Rosanna Mezzogiorno), jette à travers les grilles de l’hôpital psychiatrique où elle est recluse des lettres à qui pourrait les recevoir (personne) : son fils, Benito junior, mourra cinglé (en 42), elle mourra d’une attaque cérébrale (en 39) sans l’avoir revu de 20 ans, tandis que l’ordure sera fusillé par la résistance italienne en 45 : un film d’histoire (images d’archives disséquées avec humour et à propos), un film sur le cinéma, ses acteurs et ses personnages (notamment "Le Kid" de Chaplin), un film italien et français (que Cannes n’a pas daigné honorer en mai), "Vincere", "Vaincre" de Marco Bellochio (journée géniale)

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Je lis fractionnement de poèmes et puis ça m’allait bien pour ce jeudi dont le soir fut si doux en compagnie de Jan, pardon Yannick, venu tout exprès à la librairie.
Il parle de la solitude infinie du voyageur malgré les rencontres et l’intensité de la vie et je reconnais là quelque chose de la mienne.
À Paris il a neigé.
Voir en ligne : traces et trajets

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