une porte que je n’avais pas remarquée


Pas quitté Kafka tous ces jours, mais bizarre le voisiner depuis si longtemps (première lecture 1967) et se retrouver tout d’un coup à marcher dans une compréhension complètement retournée, au point que ça m’a valu lundi, dans premier cours Montréal, une sorte de trou blanc comme je n’avais jamais connu, plus possible retrouver une seule piste, elles s’emmêlaient toutes et chaque fois j’étais à côté. L’étonnant c’est que ce très chouette groupe, mais en début de session et qui aurait pu carrément me renverser ou se détourner (quand je les ai laissé écrire, étais vraiment proche tomber dans les pommes) m’ont balancé une salve de textes comme on n’avait jamais eus, et c’est dans l’accueil de ces textes, dans leur écriture à eux, que j’ai commencé à voir ce que je ne savais pas dans Kafka. Du coup, ces deux jours, entré dans un autre intérieur de sa phrase même – et probablement aussi par une compréhension biographique bousculée. Alors bizarre de voir Arnaud Maïsetti arriver ce soir sur son blog avec cette porte condamnée si proche de ce point précis de Kafka, et j’ajoute dans son blog, en commentaire, un de ces textes complètement étonnants, cet enjeu de grossir le grain ou la résolution du plus proche réel dans l’écriture, et qu’alors un décalage extrêmement mince bascule en entier dans cette frontière fantastique. Alors je me mets aussi en propre commentaire la porte rajoutée chez Arnaud...



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 10 février 2010
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