sauvetage vertical espace clos

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Marrakech, palmiers du pauvre

Bon, je ne suis probablement pas le seul à aimer les camions de pompier en général (souvenir d’enfance : le Citroën 23 rouge de Saint-Michel en l’Herm, avec mon grand-père le dimanche matin aller dans son alvéole sombre et silencieuse le faire rituellement démarrer et tourner 3 minutes, les odeurs de cuir, les casques argentés), et en Amérique, de Wolfville à Boston les photographie souvent : décoration à fonction symbolique autant qu’utilitaire. Mais dans ce qui nous paraît toujours un peu obscène, pour nous Français, dans nos divergences transatlantiques, simplement parce qu’ici ils nomment directement les choses, cette inscription là tout à l’heure, en revenant : Sauvetage Vertical Espace clos. Alors évidemment on gamberge. Sauvetage vertical, on imagine plutôt la montagne, l’ouvert, sauvetage espace clos, plutôt le mystère de la chambre jaune et le grand registre du huis clos dans la littérature fantastique, et quand on met les deux ensemble, ça fiche un peu la trouille : on y voit du 11 septembre, on voit Raskolnikov blême (leur mot ici pour pâle) en haut de l’escalier après Lisaveta. Ils étaient venus faire quoi, dans la maison voisine, les 911 avec leur camion ? Dans l’espace clos de mon cerveau vertical, besoin de sauvetage.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 12 mai 2010
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Messages

  • Reprendre l’habitude de venir poser quelques mots ici tous les jours, prendre le temps de ça ou le voler plus vraisemblablement. Histoire d’oublier la pluie aussi. Il y a quelque chose dans cette année que je n’aime pas, même si je n’ai pas trouvé quoi, sans être
    certain de vraiment vouloir le savoir.


    (pas moyen de me connecter ce matin mais c’est peut être ici au bureau où tout est tellement restreint au niveau internet que rien ne fonctionne correctement...)

    Voir en ligne : KMS

  • veut dire simplement intervention sur blog, remontée au jour de textes enfouis au fond des fosses à bitume et ça leur fait du bien de prendre l’air

    Voir en ligne : ms

  • Ce n’est pourtant pas grand chose, discuter d’un ou deux paragraphes et de la quatrième de couverture. Mais c’est tout remuer à nouveau, en ressortir épuisé - dans la librairie, se dire je vais tomber dans les pommes, et vite, rentrer.

    Voir en ligne : Fenêtres Open space

  • en allant bosser, en voiture, je sors souvent mon portable ; j’aime prendre les photos, les prendre vraiment ; presque les voler : un jour, je ferais des visages, ; comme CP et ses mains, je demanderai aux gens, peut-être ; dans ces moments-là, j’en vois cent par jour, à qui j’adresse la parole, dont le regard est là, devant moi, à qui je propose et demande, et je les vois qui marchent, comment ils sont comment ils vivent ; aujourd’hui, une femme aveugle, "laissez moi prendre votre bras..." avec un labrador crème, une jeune chienne, "elle n’a que trois et demi, elle veut toujours manger tout ce qu’elle voit", le rire de cette femme, "allez maintenant j’y suis" nous sommes à la porte "au revoir, merci"... j’aime ce que je fais, ai-je écrit à ma fille ce soir

  • et ça commence ce soir, j’aime savoir ça, surtout s’il ne fait pas si chaud que ça (hein, KMS...) et me souvenir de Claude Beylie, ce type chouette avec qui on allait chercher les boîtes de film sur les ruines de Pathé Vincennes, pour la cinémathèque universitaire, pas une année où Cannes ne m’entraîne vers lui, son studio et "les chiffres et les lettres", la rue du Cherche Midi, son Avant Scène Cinéma, une pensée vers lui, au moins... (je mets une photo de Renoir demain, Jean, pour lui)

  • Dans le quartier ces panneaux fleurissent comme autant de mots d’excuses de parents d’élèves - parents d’arbres - embarrassés.
    Ça se voit pourtant bien qu’ils ont été enlevés, ces arbres qui viennent à manquer. Et on aura tout loisir de voir quand ils seront remplacés. Au mieux ces panneaux maladroits nous font penser : dans si longtemps temps que ça ?

    Ce mercredi finalement pas d’hôpital : retour de la fille en compagnie d’une amie. Pendant ce temps je m’occupe de faire du change pour son frère, bientôt d’expédition londonienne scolaire, non sans avoir auparavant assisté au Coup du cousin, imparable pour réveiller l’assistance séduite mais somnolente d’une rencontre littéraire. Si les jours qui viennent sont cléments, je raconterai.

    Voir en ligne : traces et trajets

  • ici ça s’appelle le GRIMP (Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux)

    Voir en ligne : fgriot.net

    • J’ai eu un camion de pompiers (environ 15 cm de long) avec grande échelle et réservoir d’eau pour alimenter le tuyau d’incendie.

      Cette photo ressemble à celle d’un grand jouet (911 ou 902, le téléphone ?) et la couleur rouge combinée à la mécanique fascinent toujours : un deux-tons, en quelque sorte.

      Les inscriptions ne pouvaient évidemment échapper à l’oeil averti !

      Voir en ligne : Deux-tons