
Cartons – remise en pile des livres apportés il y a 10 mois pour faire travailler les étudiants, et ceux dont on ne se dispenserait pas, pour voyage inverse. Petite appréhension aux vieux Pléiade cornés qui partiront en conteneur collectif, via Montréal et le Havre. Tri des factures et tout ce qu’on accumule, même si le papier perd sa prédominance par rapport à ce que stocke et traite l’ordinateur – choses administratives à défaire ici (résigné ce matin la sécurité sociale québécois) et à refaire à distance là-bas. Un grand souvenir de cette année sera l’accueil que nous a réservés à l’université de Rhode Island Alain-Philippe Durand (le vieil hôtel désert donnant directement sur la plage à Narragansett, la balade dans le vieux Newport et ses corniches, et encore plus la découverte de Providence, ville qui finalement m’aura percuté plus fort que Boston, qui peine à rejoindre New York et Toronto dans le panthéon intime). Je retrouve la brochure de leur département. France has the fourth largest economy in the world donne le ton, suivi de The U.S. is the largest direct investor in France, puis French companies employ over 400 000 Americans in the U.S.. Mais juste après, sans rien même évoquer de littérature et de culture (pourtant ils n’ont rien à se reprocher de ce côté-là...) : Both the CIA and FBI now agressively recruit instructors, agents, and translators who master french. À Alain-Philippe, j’avais témoigné de ma surprise : mais c’est vrai, gloire et remerciement au 11 septembre 2001, qui a propulsé le français dans le classement U.S. des langues premier choix du terrorisme international. Si vous voulez travailler au FBI et à la CIA, apprenez le français ! Pourtant, ce qu’on a fait ensemble c’était loin de la conspiration policière : exemplaire usage du web, pendant une semaine, rendez-vous pris longtemps à l’avance, l’auteur étudié échange avec les étudiants... Pourquoi ils sont si rares à le faire, ça, même en France ? (Photo : Providence : une des dernières maisons de Lovecraft.)
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Messages
1. both you and I (ou plutôt : aucun), 15 juin 2010, 15:43, par gilda
J’étais sur les Champs Élysées, il n’était pas là, il s’en foutait, moi aussi dans un sens, mais pas qu’il n’y soit pas.
Je (res)sens si fort qu’on devrait être ensemble.
Lui pas.
Voir en ligne : traces et trajets
1. l’inachèvement de mes phrases , 15 juin 2010, 16:23, par ana nb
lui ai téléphoné , n’ai pas écrit alors que , lui dis que c’est difficile avec les mots ( et quoi d’autre que les mots pour expliquer un projet ?) , commence à dire et puis me perds dans l’inachèvement de mes phrases
2. mise en piles (livres découverts), 15 juin 2010, 21:54, par Anne Savelli
Je n’allais pas attendre, me suis précipitée chez Stock pour chercher mon livre arrivé le matin. On m’a embauchée - vingt-cinq exemplaires à dédicacer aux libraires de Lyon rencontrés hier, formaient une petite pile qui me bouchait la vue. Jeudi, "vrai" jour des dédicaces : ça fera forteresse ?
Voir en ligne : Fenêtres open space
1. mise en piles (livres découverts), 15 juin 2010, 23:17, par PdB
il a l’air bien, vu comme ça... :°))) bravo !
2. mise en piles (livres découverts), 16 juin 2010, 07:43, par Anne Savelli
Oui, il est magnifique, bien sûr ! (je l’apporterai samedi)
Voir en ligne : Fenêtres Open space
3. en vrai, 15 juin 2010, 23:15, par PdB
le môme peut-être douze ans qui porte ça, je lui dis :"tu permets que je prenne ça en photo ?" en lui montrant son tshirt, "ben non, pourquoi ?" ; son copain : "il veut juste prendre belleville, pas ta figure..." (ils sont 4 ou 5, tous noirs, qui jouent aux cartes devant l’immeuble) "mais jm’en bats les couilles moi...!" (sic) ; un autre : "allez, qu’est-ce que ça peut faire, laisse-le..." ; "bon d’accord..." ; il sourit ; "de toutes les façons, je te la montrerai..." ; je la lui montre : "ben, on me voit pas..." ; un autre : "vous allez en faire quoi, hein, m’sieur ?" ; "j’en sais rien, ptête la mettre dans mon journal ?" ; "eh vous avez un journal, eh m’sieur ?" à moitié rigolard ; pfff... je renonce, : "non, j’en sais rien, merci pour la photo..." ; "eh à votre service, eh m’sieur"... Belleville, en vrai...
4. je marche (1), 16 juin 2010, 20:22, par PdB
j’ai pris le boulevard, et j’ai décidé de marcher jusqu’au parc (j’avais rendez-vous ce midi) et je suis passé devant le siège du PC, sur la pelouse duquel poussent des pissenlits (je marche plus vite)
5. je marche (2) (je m’assois), 16 juin 2010, 20:24, par PdB
je suis arrivé au café, je me suis assis, dehors il y avait du soleil mais du vent
6. je marche (3), 16 juin 2010, 20:27, par PdB
il y avait quelques personnes, et j’ai regardé à droite : des bouches un peu plus agressives qu’elles ne l’étaient c’est vrai mais je bidouille
7. je marche (4) derrière moi, 16 juin 2010, 20:27, par PdB
il en est une aussi
1. je marche aussi (et traverse le pont), 16 juin 2010, 20:44, par Anne Savelli
L’esprit occupé (diable dans les détails, ce genre de choses...), je vais à pied à mon rendez-vous. Marcher pour retrouver le pont Lafayette, le Terminus Nord, là où ça se situe, là où ça s’écrit. Sur le chemin, un jeune type veut me donner une rose.
Voir en ligne : Fenêtres Open space
2. je marche aussi (et traverse le pont), 17 juin 2010, 09:39, par gilda
Il avait sans doute deviné en quelle classe tu étais ?
(mode Pipo et Mollo on)
Voir en ligne : traces et trajets
3. je marche aussi (et traverse le pont), 17 juin 2010, 19:40, par Anne Savelli
A Gilda : oui, c’est du même genre. Ecrire fait rajeunir, donc ?
8. je marche (5) : contrechamp, 16 juin 2010, 20:30, par PdB
face à moi, on parle on commande on va manger (tu arrives, là)
1. je marche (5) : contrechamp, 17 juin 2010, 21:13
Formidable la promenade sur le port de Québec et la visite de la vieille ville dans les odeurs de bois de l’ usine en face ! De merveilleux souvenirs d’ amitié autour d’ une bouteille de vin de Loire... Et finalement pas si mal le Québec malgré la perte d’ une roue au retour ...A bientôt Dominique Annabelle Thomas Simon