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	<title>Tiers Livre, le journal images</title>
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	<description>chronique photos et journal, par Fran&#231;ois Bon</description>
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		<title>machineries de la mort et quelques fleurs en 31 minutes d'&#233;criture</title>
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		<dc:date>2014-11-19T00:42:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>ateliers d'&#233;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al</dc:subject>
		<dc:subject>mort</dc:subject>
		<dc:subject>Cergy &amp; &#233;cole d'arts Cergy</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est la nuit, 1h09. Demain j'ai mon atelier d'&#233;criture hebdo, 3 heures de dur&#233;e, une o&#249; je parle, et c'est pas facile, une o&#249; ils &#233;crivent, une o&#249; on lit et commente. On organise des voyages. &#192; mesure qu'on se d&#233;couvre, j'entends des vies, ou plut&#244;t ces &#233;chiquiers de vie qui sont pour chacun l&#224; o&#249; on abat ses coups m&#234;me si quelquefois les coups ont commenc&#233; avant soi. On n'est jamais indemne des ateliers d'&#233;criture, quand bien m&#234;me on a chaque fois les plus solides bases pour ce qu'on y (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;journal, archives 2005-2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;ateliers d'&#233;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot129" rel="tag"&gt;Montr&#233;al&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot186" rel="tag"&gt;mort&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot243" rel="tag"&gt;Cergy &amp; &#233;cole d'arts Cergy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/krnk/IMG/logo/arton1778.jpg?1426630609' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est la nuit, &lt;strong&gt;1h09&lt;/strong&gt;. Demain j'ai mon atelier d'&#233;criture hebdo, 3 heures de dur&#233;e, une o&#249; je parle, et c'est pas facile, une o&#249; ils &#233;crivent, une o&#249; on lit et commente. On organise des voyages. &#192; mesure qu'on se d&#233;couvre, j'entends des vies, ou plut&#244;t ces &#233;chiquiers de vie qui sont pour chacun l&#224; o&#249; on abat ses coups m&#234;me si quelquefois les coups ont commenc&#233; avant soi. On n'est jamais indemne des ateliers d'&#233;criture, quand bien m&#234;me on a chaque fois les plus solides bases pour ce qu'on y am&#232;ne et ce qu'on y cherche. Et &#231;a revient longtemps apr&#232;s, jamais connu d'atelier en 20 ans sans qu'un visage resurgisse. Je n'ai pas m&#233;moire des visages, c'est pas facile &#224; vivre mais c'est une affection qui a un nom. Par contre j'ai une sorte d'hypermn&#233;sie pour toute conversation tenue &#224; bient&#244;t 50 ans de distance et m&#234;me certaines plus, et pour toute page lue. Ce n'est pas une prouesse, plut&#244;t un myst&#232;re, parfois embarrassant. Le pass&#233; p&#232;se lourd dans les d&#233;terminations imm&#233;diates, des fois il ne devrait pas. Il 'est &lt;strong&gt;1h13&lt;/strong&gt; et j'improvise. Ces textes du &lt;i&gt;journal&lt;/i&gt; sont toujours &#233;crits vite et sans savoir. Ce sont toujours des co&#239;ncidences, ou &#233;piphanies qui se superposent, chacune avec son rythme propre. Je ne sais jamais pourquoi. La semaine derni&#232;re, je suis revenu de Cergy avec deux regards qui pesaient lourd &#224; l'int&#233;rieur, apr&#232;s la rencontre, c'est comme &#231;a. En m&#234;me temps j'aime pas les petits joueurs. Ceux qui ont &#224; ramener gros de l'&#233;criture, &#231;a passe aussi ou probablement par ces sauts dans l'inconnu dont vous &#234;tes un instant le t&#233;moin aux mains vides. On sugg&#232;re des livres, on analyse trois lignes d'un texte. Aiors il faudrait aussi superposer les pr&#233;noms. &lt;strong&gt;1h15&lt;/strong&gt;. Je ne le ferai pas. Je me souviens du premier semestre &#224; l'universit&#233; de Montr&#233;al, c'&#233;tait donc un jour de novembre 2009, alors je vais dans mes photos, je fais d&#233;filer les photos du mois dans Lightroom et je trouve celle-ci faite du bus (chaque semaine je photographiais depuis la vitre du bus Qu&#233;bec-Montr&#233;al, tout un an). Je trouve le mot &lt;i&gt;Machineries&lt;/i&gt; et cet &#233;quilibre qui me fait aimer le travail de &lt;a href=&#034;http://mlehmann.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;riol L.&lt;/a&gt;. On avait travaill&#233; sur la notion de paysage. C'&#233;tait un texte avec presque rien. Un pyl&#244;ne &#233;lectrique, une clairi&#232;re dans l'immensit&#233; de la for&#234;t canadienne. Elle me l'avait balanc&#233;e en lecture comme une provocation. Et pourtant. &lt;strong&gt;1h18&lt;/strong&gt;. Un des plus beaux textes que j'aie jamais re&#231;us, je l'avais dit et pourquoi. Apr&#232;s notre relation avait chang&#233;. On s'&#233;tait vu en rendez-vous (on avait des bureaux pour &#231;a, &#224; Qu&#233;bec et &#224; Montr&#233;al, c'est pas comme &#224; Cergy des Quatre-Vents). C'&#233;tait il y a 5 ans, et des 4 groupes, donc une soixantaine d'&#233;tudiants avec qui j'ai travaill&#233; &#224; l'UdeM, je dois bien &#234;tre en contact encore avec 7 ou 8, quelques-uns m&#234;me revus en Europe. Facebook y aide : j'ai un rapport construit &#224; Facebook, j'&#233;limine ce qui ne me convient pas, il reste ce qui me convient. J'ai compris il y a quelques mois que l'auteur de ce texte, avec le pyl&#244;ne, la clairi&#232;re et la for&#234;t, au bout de ses &#233;tudes de Lettres, avait fait une formation de thanatopraxie. &lt;strong&gt;1h21&lt;/strong&gt;. Souvent, dans son Facebook, des petites bribes &#8211; mais tr&#232;s discret &#8211; sur l'apprentissage de son m&#233;tier et autour. Ce n'est pas une r&#233;signation. Plut&#244;t forer dans la mort et ce qu'elle repr&#233;sente. Je serais encore le vieux con de prof l&#224;-bas on se collerait &#224; Philippe Ari&#232;s mais non, elle marche de son propre pas. L'ordinateur est une m&#233;moire implacable. J'ai tous les e-mails depuis 2003, j'entre dans le dossier UdeM_2010 et j'entre son nom, j'ai 6 messages. Pr&#233;cis&#233;ment, le texte avec le pyl&#244;ne et la clairi&#232;re manque. J'en suis seul d&#233;positaire mentalement avec elle. Je peux le situer, parce qu'&#224; l'emplacement du mail qui aurait d&#251; inclure ce texte il y a la demande de rendez-vous, et un tr&#232;s long texte sur le rapport &#224; l'&#233;criture (entendre : &lt;i&gt;l'interdit de&lt;/i&gt;) que j'avais oubli&#233;. Est-ce que je dois lui envoyer ? Je le relis. J'ai &lt;i&gt;fait ma job&lt;/i&gt; comme ils disent l&#224;-bas : j'ai exactement 8 textes d'elle, et c'est tr&#232;s fort, immens&#233;ment plus fort que le contexte de l'atelier d'&#233;criture. Mais c'est pr&#233;cis&#233;ment ce qui signe un atelier d'&#233;criture, y compris celui que je vais faire dans 12h d'ici, ces textes immens&#233;ment plus forts que leur contexte. Ce que d&#233;signaient le pyl&#244;ne, la for&#234;t et la clairi&#232;re elle n'en a pas pris le chemin au-dedans. Elle a pris le chemin des morts, et c'est pourtant la m&#234;me question qu'elle nous pose, sur ce qu'ils ne lui disent pas. Que ses 25 ans lui soient favorables, de toute fa&#231;on on n'a jamais cass&#233; le contact, et c'est pour &#231;a aussi que je trouve important de dire que je continue les ateliers, m&#234;me si c'est avec ceux de Cergy et plus ceux de Montr&#233;al : les deux visages la semaine derni&#232;re c'&#233;tait le m&#234;me rendez-vous, &#224; preuve que je ne reconnais pas les visages et ne me souviens que des textes. Ou mieux des mains que des yeux. &lt;strong&gt;1h29&lt;/strong&gt;. Et tout &#231;a parce qu'hier je suis &#224; m&#234;me de lire une offre d'emploi transmise par P&#244;le Emploi, ce cataplasme du d&#233;sastre, La voil&#224; : &lt;i&gt;MISSIONS Accompagner et transporter le d&#233;funt, de la mise en bi&#232;re jusqu'&#224; l'inhumation ou la cr&#233;mation. Sous la responsabilit&#233; du ma&#238;tre de c&#233;r&#233;monie et dans le plus grand respect des familles et de leur d&#233;funt, vous prendrez en charge les missions suivantes : le portage du cercueil &#8211; la conduite et l'entretien du v&#233;hicule fun&#233;raire &#8211; veiller au bon d&#233;roulement du cort&#232;ge : r&#233;guler la vitesse du convoi &#8211; la participation &#224; la pr&#233;paration et au bon d&#233;roulement des c&#233;r&#233;monies qu'elles soient civiles ou religieuse &#8211; la mise en place des articles fun&#233;raires et des fleurs PROFIL : &#202;tre patient, faire preuve de beaucoup de tact et de discr&#233;tion. Le porteur chauffeur fun&#233;raire travaille dans un environnement sensible et doit faire preuve de recul vis-&#224;-vis des &#233;v&#233;nements. Une premi&#232;re exp&#233;rience dans le domaine serait un plus Bac/niveau bac.&lt;/i&gt; Sauf qu'elle &#233;tait adress&#233;e &#224; une doctorante de Bac + bien plus mais laissons, m&#234;me si c'est passionnant de remonter comment P&#244;le Mis&#232;re de l'Emploi avait trouv&#233; dans ses ordinateurs la destinataire de son annonce. Alors j'ai repens&#233; &#224; la jeune thanatopraxiste de Montr&#233;al, m&#234;me &#226;ge que la doctorante, et bien s&#251;r &#224; ce texte. Je me disais que c'est peut-&#234;tre &#231;a qu'on devrait faire : nous les &lt;i&gt;&#233;crivains&lt;/i&gt; on sait s'en occuper des morts, d'ailleurs on a pris l'habitude de s'occuper des siens. Je veux bien y aller, chez P&#244;le Emploi et &lt;i&gt;faire la job&lt;/i&gt;. En plus, &#231;a serait probablement pay&#233; pas tr&#232;s diff&#233;rent de mon poste professeur 2&#232;me classe &#233;chelon 1 en &#201;cole nationale sup&#233;rieure d'arts (1670 net/mois). Mais au moins le monde serait &#224; sa place. Qu'est-ce que j'en ai &#224; faire, &#224; mes 60 balais, d'aller m'occuper de l'enterrement des morts, avec une belle voiture bien propre et &#224; la vitesse bien &lt;i&gt;r&#233;gul&#233;e&lt;/i&gt; (c'est juste l&#224; que j'aurais des probl&#232;mes : j'ai jamais su rouler pas vite, mais bon, on se forme). &lt;strong&gt;1h36&lt;/strong&gt;. Et qu'on leur laisserait les places, aux gamins qui le m&#233;ritent et qui nous ont fait des si beaux si forts textes. C'est pas du tout &#231;a que j'avais pr&#233;vu d'&#233;crire. Mais ils sont l&#224;, les morts, ils nous entourent, on les sent tout pr&#232;s. Nous on le sait. &#201;crivain on vit avec on vit dans leur souffle et notre corps aussi dans l'&#233;criture passe de l'autre c&#244;t&#233; : on a appris, &#224; passer de l'autre c&#244;t&#233; et revenir. Des fois, si c'est bien d'&#234;tre prof, c'est aussi pour &#231;a, leur apprendre &#224; risquer l'autre c&#244;t&#233;, mais sans se faire mal &#8211; message aux deux visages. Mais il y a l'autre mort, la mort administrative, le pays qui se dess&#232;che parce qu'il ne sait plus, sinon que les riches soient encore plus riches et les politiques bien lisses avec leurs cravates. C'est &#224; leur petite mort &#224; eux, qu'on en veut. Et je repense &#224; ce texte qui n'est jamais arriv&#233; dans mon ordinateur, avec un pyl&#244;ne, une clairi&#232;re, une for&#234;t (ce n'&#233;tait pas &#233;crit, que son p&#232;re pilotait des h&#233;licopt&#232;res, l&#224;-bas tout l&#224;-bas dans le nord et pourquoi c'&#233;tait &#224; cause de &#231;a le texte, le &lt;i&gt;texte sans rien&lt;/i&gt; comme elle avait dit, pour me prouver qu'elle n'avait rien &#224; &#233;crire). Demain 14h-17h je fais atelier d'&#233;criture. &lt;strong&gt;1h40&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>coffre corps</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article1025</link>
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		<dc:date>2010-10-02T16:31:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Bordeaux, Toulouse, sud-ouest</dc:subject>
		<dc:subject>mort</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je n'en aurais pas parl&#233; ici dans cette petite case &#224; la fois secr&#232;te, ou discr&#232;te dans le site, mais cependant publique et sachant exp&#233;rimentalement comment tout ce qu'on installe sur le web rejoint ses destinataires inconnus. Mais mardi c'&#233;tait dans la radio de la voiture, voix d'une proche de cette dame trop corpulente, qui n'avait pu &#234;tre incin&#233;r&#233;e &#224; Bordeaux-Pessac, et estimait &#8211; c'&#233;tait cela qui d'un coup &#233;chappait au fait divers &#8211; qu'il s'agit d'une libert&#233; individuelle &#224; respecter (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;journal, archives 2005-2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot53" rel="tag"&gt;Bordeaux, Toulouse, sud-ouest&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot186" rel="tag"&gt;mort&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/krnk/IMG/logo/arton1025.jpg?1426629525' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je n'en aurais pas parl&#233; ici dans cette petite case &#224; la fois secr&#232;te, ou discr&#232;te dans le site, mais cependant publique et sachant exp&#233;rimentalement comment tout ce qu'on installe sur le web rejoint ses destinataires inconnus. Mais mardi c'&#233;tait dans la radio de la voiture, voix d'une proche de cette dame trop corpulente, qui n'avait pu &#234;tre incin&#233;r&#233;e &#224; Bordeaux-Pessac, et estimait &#8211; c'&#233;tait cela qui d'un coup &#233;chappait au fait divers &#8211; qu'il s'agit d'une libert&#233; individuelle &#224; respecter comme les autres, &#224; l'&#233;couter il ne venait pas l'envie de le mettre en cause. J'y pense le jeudi en arrivant en train &#224; Bordeaux, puisque c'est au m&#234;me moment que, probablement, on transporte son corps &#224; Toulouse o&#249; les installations le permettent. Mais voil&#224;, sortant le soir de Bordeaux IV apr&#232;s la conf&#233;rence, on longe ce m&#234;me cimeti&#232;re de Pessac o&#249; je n'&#233;tais pas revenu depuis l'incin&#233;ration de &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/livres/mecanique.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mon p&#232;re&lt;/a&gt;, en d&#233;cembre 2000. Perceptions qui &#233;videmment sont atemporelles, et me renvoient plein fouet &#224; la voix de la radio, pour ce corps dont le handicap lui interdit m&#234;me &lt;i&gt;apr&#232;s&lt;/i&gt; le passage par les ouvertures standardis&#233;es de sa ville. Photo : rituellement, et m&#234;me sans avoir fait cette ligne depuis 2 ans, cette fraction de seconde au d&#233;part d'Angoul&#234;me o&#249; la petite ville laisse percevoir l'exacte structure qu'en d&#233;crit Balzac au d&#233;bit d'&lt;i&gt;Illusions perdues&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>un jour le lendemain</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article968</link>
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		<dc:date>2010-06-29T03:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>revue de presse</dc:subject>
		<dc:subject>prison</dc:subject>
		<dc:subject>mort</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Soit l'information suivante : R. B., un jeune &#233;boueur de [...], a reconnu vendredi devant la justice avoir exhum&#233; le corps de sa voisine de 75 ans, un jour le lendemain de son enterrement, et avoir eu des rapports sexuels avec son cadavre, a r&#233;v&#233;l&#233; le responsable de la police, samedi 26 juin. Lors de son proc&#232;s, R. B. a confi&#233; souffrir de gros probl&#232;mes d'alcool. Le jeune homme doit s'acquitter d'une amende de 160 euros et subir un examen psychiatrique. Il risque un an de prison s'il n'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;journal, archives 2005-2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot22" rel="tag"&gt;soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot179" rel="tag"&gt;revue de presse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot181" rel="tag"&gt;prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot186" rel="tag"&gt;mort&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/krnk/IMG/logo/arton968.jpg?1426629480' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Soit l'information suivante : &lt;i&gt;R. B., un jeune &#233;boueur de [...], a reconnu vendredi devant la justice avoir exhum&#233; le corps de sa voisine de 75 ans, un jour le lendemain de son enterrement, et avoir eu des rapports sexuels avec son cadavre, a r&#233;v&#233;l&#233; le responsable de la police, samedi 26 juin. Lors de son proc&#232;s, R. B. a confi&#233; souffrir de gros probl&#232;mes d'alcool. Le jeune homme doit s'acquitter d'une amende de 160 euros et subir un examen psychiatrique. Il risque un an de prison s'il n'est pas en mesure de payer l'amende.&lt;/i&gt; Que devons-nous discuter : le montant de l'amende ? savoir si la mention de sa profession d'&#233;boueur &#233;tait n&#233;cessaire ? qu'il avait bu (mais quand m&#234;me, l'exercice avait d&#251; le ramener &#224; la vision claire) avant son geste ? d&#233;plorer que de la vieille dame on ne mentionne m&#234;me pas le nom, alors que son nom &#224; lui est mentionn&#233; deux fois, ou avoir du mal &#224; comprendre ce qu'a signifi&#233; dans sa t&#234;te l'attente de 24 heures ? Ou de la pertinence du &lt;i&gt;avec&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;rapport sexuels avec&lt;/i&gt; on pourrait aussi d&#233;battre. L'expression &lt;i&gt;un jour le lendemain&lt;/i&gt; utilis&#233;e par Associated Press, par contre, je ne l'avais jamais rencontr&#233;e &#8211; &lt;a href=&#034;http://www.kaieteurnewsonline.com/2010/03/10/necrophiliac-pleads-guilty-blames-nerves/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;plus de d&#233;tails ici&lt;/a&gt;, en anglais m&#234;me si le jeune type de 20 ans est fran&#231;ais (on apprend qu'il &#8211; le mot anglais est &lt;i&gt;perpetrator&lt;/i&gt; &#8211; a aussi mordu sa victime, mais avait aid&#233; aux pr&#233;paratifs de son enterrement). La photographie n'a rien &#224; voir (encore que : cette all&#233;gorie du papier d&#233;roul&#233;, ce qu'il induit du rapport de l'&#233;criture au temps).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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