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	<title>Tiers Livre, le journal images</title>
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	<description>chronique photos et journal, par Fran&#231;ois Bon</description>
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		<title>2017.05.28 | des pieds d'Ursule Mirouet, et de tes annotations dans le Grand Meaulnes</title>
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		<dc:date>2017-05-28T06:47:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Cogn&#233;e, Philippe</dc:subject>
		<dc:subject>Les Sables d'Olonne, 85</dc:subject>
		<dc:subject>Alain-Fournier, Henri </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les romans te semblaient pauvres. &#192; moins de revenir &#224; avant, &#224; quand &#231;a ne s'appelait pas roman. Ces moments o&#249; seulement Balzac de nouveau t'est encore possible. Ou pour ce paradoxe de la m&#233;moire qu'on ne saurait rien en r&#233;citer par coeur, mais que probablement, &#224; rouvrir pour la 30&#232;me fois en un demi-si&#232;cle la Rabouilleuse ou Ursule Mirouet tu anticipes d'une demi-seconde la phrase qui vient, et que ce serait un peu comme &#224; jouer de la musique avec la pens&#233;e juste sur la mesure qui vient, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;journal, archives 2005-2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot250" rel="tag"&gt;Cogn&#233;e, Philippe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot343" rel="tag"&gt;Les Sables d'Olonne, 85&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot361" rel="tag"&gt;Alain-Fournier, Henri &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/krnk/IMG/logo/arton1981.jpg?1495953974' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff1981.jpg?1495953988&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les romans te semblaient pauvres. &#192; moins de revenir &#224; avant, &#224; quand &#231;a ne s'appelait pas roman. Ces moments o&#249; seulement Balzac de nouveau t'est encore possible. Ou pour ce paradoxe de la m&#233;moire qu'on ne saurait rien en r&#233;citer par coeur, mais que probablement, &#224; rouvrir pour la 30&#232;me fois en un demi-si&#232;cle la &lt;i&gt;Rabouilleuse&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Ursule Mirouet&lt;/i&gt; tu anticipes d'une demi-seconde la phrase qui vient, et que ce serait un peu comme &#224; jouer de la musique avec la pens&#233;e juste sur la mesure qui vient, ou comme naviguer dans les vagues. Et te voil&#224; &#224; penser (cette nuit m&#234;me, r&#233;veill&#233; par ces lumi&#232;res br&#232;ves d'&#233;clairs tr&#232;s lointains, suivis du grondement sourd de l'orage qui viendrait mais tr&#232;s tard, dans un matin qui n'arrivait pas &#224; se construire) qu'une part de l'art de la prose, si rare dans sa vraie ma&#238;trise, c'est de donner ce sentiment d'anticipation &#224; mesure m&#234;me que tu avances un nouveau texte. Pourquoi elles seraient si fortes, les phrases sur ce sentiment humain du temps, de la pluie sur les villes, dans l'ouverture des romans de Simenon, ceux qu'hier tu as empaquet&#233;s dans un carton de d&#233;m&#233;nagement pour ton fr&#232;re ?). Il me revient que dans un r&#234;ve, dans le r&#234;ve de cette nuit, puisque ce matin la t&#226;che c'&#233;tait d'&#233;crire ce bref texte dont tu sors, sur la peinture &lt;i&gt;homme-chien n&#176;2&lt;/i&gt; de Philippe Cogn&#233;e, il y avait cette phrase : &#171; La bouche pleine de sang &#187;, et que tu te morig&#233;nais toi-m&#234;me : &#171; Que voil&#224; bien une de ces idiotes phrases de r&#234;ve, un clich&#233; comme on n'en voudrait pas dans le polar le plus banal. &#187; Et que c'&#233;tait pourtant la sensation, &#224; se r&#233;veiller l&#224; une fois les fonds de placards &#233;vacu&#233;s, qu'il restait ces cartons avec le tri fait, cette valise exhum&#233;e de la cave et remplie de photos m&#234;me pas d&#233;color&#233;es (j'allais &#233;crire &lt;i&gt;d&#233;col&#233;r&#233;es&lt;/i&gt;), class&#233;es par ann&#233;es des &#233;lastiques au caoutchouc cuit et raidi. Non, tu n'avais rien dans ta bouche que ton &#226;ge, et le dedans de la bouche est un des marqueurs les plus &#233;vidents de la conscience que tu as de ton &#226;ge. Tu pensais : &#171; C'est la diff&#233;rence entre eux les peintres et nous les plumitifs : m&#234;me Cogn&#233;e il ne saurait pas peindre du dedans de la bouche, quand toi tu &#233;cris le dehors et la ville depuis cet endroit m&#234;me &#187;. Je n'ai pris que tr&#232;s peu de vieux livres. Il est peu probable que je les ouvre une fois de plus, m&#234;me lorsqu'ils auront rejoint le labyrinthe de mes &#233;tag&#232;res. Ils ne sont porteurs que de cela : le fait que je les aie lus, &#224; l'&#226;ge o&#249; on d&#233;couvre lire. Et que ce qui me portait, ce qui m'a port&#233; un demi-si&#232;cle d'attente, c'est la possibilit&#233; pour une phrase de construire un r&#233;el qui n'appartient pas au r&#233;el &#8211; cet homme-chien de Philippe Cogn&#233;e, donc &#8211;, le d&#233;fi pos&#233; en permanence &#224; soi-m&#234;me de l'&#233;criture fantastique, ou bien ce permanent miracle : ce moment o&#249; Ursule Mirouet, &#224; la seule force de la phrase de Balzac, se l&#232;ve des deux pieds dix centim&#232;tres au-dessus du sol, et que c'est &lt;i&gt;vrai&lt;/i&gt;. Et que tu le savais d&#232;s ce moment-l&#224;, depuis ce moment-l&#224; et pour toujours, la preuve, &#224; ces annotations dans le &lt;i&gt;Grand Meaulnes&lt;/i&gt; retrouv&#233; : il y a quelques ann&#233;es, j'avais rachet&#233; chez un bouquiniste cette &#233;dition de poche du &lt;i&gt;Meaulnes&lt;/i&gt;, parce que je me souvenais l'avoir lue pour la premi&#232;re fois en Livre de Poche, et qu'en 1964 c'&#233;tait une vraie r&#233;volution de l'&#233;dition. Et je le retrouve hier, par hasard, et donc mes propres annotations : le livre est de 1967, &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=46aaqPV-JXo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'ann&#233;e de Sergeant Pepper&lt;/a&gt;, donc tu es en 3&#232;me, oui le demi-si&#232;cle &#8211; &lt;i&gt;et pour la premi&#232;re fois me voil&#224; moi aussi sur le chemin de l'aventure&lt;/i&gt; &#8211; tu en aurais oubli&#233; une seule, de ces phrases soulign&#233;es ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>2017.05.27 | r&#234;ves de cette nuit</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article1980</link>
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		<dc:date>2017-05-27T05:44:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>r&#234;ves, pratiques du r&#234;ve</dc:subject>
		<dc:subject>Les Sables d'Olonne, 85</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans les r&#234;ves de cette nuit revenait plusieurs fois quelque chose plus ou moins li&#233; au boulot &#224; Cergy, m&#234;me si les lieux se m&#233;langeaient, int&#233;grant l'&#233;cole d'archi de Nantes avec ses spirales, et une configuration urbaine avec grande courbe et lignes de bus que j'ai du mal &#224; identifier. Pour les int&#233;rieurs, des couloirs, des amphis, une grosse circulation permanente de foule qui &#233;voquait plus un lyc&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r les occupations tout hier et aujourd'hui devaient compter dans le malaise, ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;journal, archives 2005-2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot251" rel="tag"&gt;r&#234;ves, pratiques du r&#234;ve&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot343" rel="tag"&gt;Les Sables d'Olonne, 85&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/krnk/IMG/logo/arton1980.jpg?1495863834' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff1980.jpg?1495863843&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les r&#234;ves de cette nuit revenait plusieurs fois quelque chose plus ou moins li&#233; au boulot &#224; Cergy, m&#234;me si les lieux se m&#233;langeaient, int&#233;grant l'&#233;cole d'archi de Nantes avec ses spirales, et une configuration urbaine avec grande courbe et lignes de bus que j'ai du mal &#224; identifier. Pour les int&#233;rieurs, des couloirs, des amphis, une grosse circulation permanente de foule qui &#233;voquait plus un lyc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r les occupations tout hier et aujourd'hui devaient compter dans le malaise, ce coup de fil le matin aussi &#8211; il y a comme des vagues d'incertitude sur soi-m&#234;me qui remontent de tout au fond. Comme, l&#224;, je devrais &#234;tre &#224; &#233;crire ce bref texte sur Philippe Cogn&#233;e et je ne le fais pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans le r&#234;ve, &#234;tre arr&#234;t&#233; par ces &#233;tudiants en plein sur mon chemin, grimpant l'escalier pour rejoindre une salle haut dans les &#233;tages, et, alors que je suis d&#233;j&#224; en retard, me demandant une r&#233;ponse sur une question compliqu&#233;e touchant &#224; mes itin&#233;raires dans l'&#233;cole. Et, plut&#244;t que de leur r&#233;pondre (je n'avais pas de r&#233;ponse, je n'y comprenais rien en fait), me mettant &#224; leur expliquer que ce qui manquait &#224; leur approche c'est la dimension temporelle du lieu, que ces lieux bond&#233;s apparaissaient compl&#232;tement autres si on les prenait &#224; d'autres p&#233;riodes, en particulier quand l'&#233;cole &#233;tait vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le r&#234;ve, aussi, des histoires de casier, je ne retrouve plus tel v&#234;tement, ou bien mon sac avec l'ordi, ou bien ces salles, qui ressemblent de plus en plus &#224; des salles de lyc&#233;e (ou, &#224; la rigueur, la fac de Talence) se font labyrinthe &#8211; je ne me souviens plus dans quelle salle j'avais cours et en plus je ne me souviens m&#234;me plus de ce sur quoi on devait travailler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre moment &#8211; mais savoir si le r&#234;ve n'est pas le brouillard de toutes ces perceptions simultan&#233;es, et que ce n'est pas soi-m&#234;me qui les recomposons en assemblage lin&#233;aire &#8211; je suis dans un bus qui m'&#233;loigne, par cette grande rocade en courbe, et donc je dois descendre, traverser, puis remonter &#224; pied dans un paysage urbain disproportionn&#233;, &#231;a, &#231;a pourrait renvoyer &#224; mes incursions vers Cergy-le-Haut, quand &#231;a m'est arriv&#233;. Et, ant&#233;rieurement, c'&#233;tait dans un bus aussi, je devais rejoindre Argenteuil mais ce n'&#233;tait pas le bon bus, or &lt;i&gt;je savais&lt;/i&gt; que j'avais forc&#233;ment pris le mauvais bus, que je n'atteindrais jamais Argenteuil, que tout &#231;a tenait &#224; une mauvaise donne de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le r&#234;ve aussi, je suis dans une salle vide, une salle de cours vide. Personne ne sait vraiment que je suis l&#224;, et moi-m&#234;me ne suis pas l&#224; pour un cours ou un atelier, c'est cette sensation d'espace ferm&#233; vide qui est curieuse (&#224; ajouter dans le m&#233;lange des architectures universitaires sous-jacentes : Tokyo Waseda). Donc je devrais travailler pour moi, mais &#224; quoi bon, je me dis, pour quoi faire. Hier, dans un carton, j'ai mis tous mes livres depuis le d&#233;but que ma m&#232;re avait gard&#233;s, elle avait gard&#233; aussi tous ces machins collectifs, ou de circonstance, ou traductions ou catalogues, &#231;a p&#232;se des kilos sur 35 ans et c'est tellement loin de soi-m&#234;me. Elle avait aussi class&#233; dans un dossier &#224; mon nom des vieilles lettres, plac&#233;es dans des enveloppes ferm&#233;es, selon la ville d'o&#249; je les avais envoy&#233;es, y compris une enveloppe Bombay ou Stuttgart. Pas d&#233;truit &#231;a, et pourtant je sais que je vais ni le lire ni le garder. &#199;a se paye bien de quelques r&#234;ves bizarres, portrait de vous en perdu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin continuer le tri.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>journal | gai comme un menhir noy&#233;</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article1467</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article1467</guid>
		<dc:date>2013-02-27T21:05:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>La Rochelle, Vend&#233;e, Atlantique</dc:subject>
		<dc:subject>Les Sables d'Olonne, 85</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce n'&#233;tait pas venir au bord de la mer par plaisir, mais on ne vient jamais au bord de la mer par plaisir, juste comme ce besoin profond qui prend de toute fa&#231;on si elle a &#233;t&#233; absente trop longtemps, une prise de force ou une mesure d'ob&#233;issance pour &#231;a aussi que c'est bien rarement l'&#233;t&#233; donc venir et puis quand m&#234;me le bout de la jet&#233;e, et c'est toujours ainsi le bout de la jet&#233;e un dimanche d'hiver et quand m&#234;me penser : au XIXe, quand ils l'ont construite, la jet&#233;e, il leur fallait du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;journal, archives 2005-2017&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;La Rochelle, Vend&#233;e, Atlantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?mot343" rel="tag"&gt;Les Sables d'Olonne, 85&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/krnk/IMG/logo/arton1467.jpg?1426629983' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce n'&#233;tait pas venir au bord de la mer par plaisir, mais on ne vient jamais au bord de la mer par plaisir, juste comme ce besoin profond qui prend de toute fa&#231;on si elle a &#233;t&#233; absente trop longtemps, une prise de force ou une mesure d'ob&#233;issance pour &#231;a aussi que c'est bien rarement l'&#233;t&#233; donc venir et puis quand m&#234;me le bout de la jet&#233;e, et c'est toujours ainsi le bout de la jet&#233;e un dimanche d'hiver et quand m&#234;me penser : au XIXe, quand ils l'ont construite, la jet&#233;e, il leur fallait du sout&#232;nement &#8211; c'est un pays d'eau et de vent, ni pierre ni bois, alors ils s'en sont all&#233;s ramasser les pierres que d'autres ici avaient d&#233;j&#224; tra&#238;n&#233;, et plus de 600 menhirs, pris sur ces &#233;perons et chapelets d'anciennes &#238;les qui tissent la c&#244;te vers le sud pendant 40 kilom&#232;tres, ils ont rafl&#233; les menhirs, les ont transport&#233; et noy&#233;s, c'est Carnac l&#224;-dessous, notre Carnac de Vend&#233;e, un carnage de Carnac mais comment on ferait le chemin inverse aujourd'hui n'emp&#234;che que toutes ces ann&#233;es, apr&#232;s Rome, disons de 85 &#224; 90 quand j'ai beaucoup v&#233;cu l&#224;-bas, que j'avais ces apprentissages et que Jean Audeau m'enseignait les exercices du r&#234;ve et quelques autres je les voyais souvent, dans leur absence, aux cornes rituelles, les menhirs enlev&#233;s qu'on ne saurait plus r&#233;tablir : tu comprends que quand je marche sur la jet&#233;e, je les suis de l'un &#224; l'autre, sur la toute pointe des pieds, l&#233;ger sur leur sommet ? On a vu les bateaux du Vend&#233;e Globe, aussi, de retour et m&#234;me pas fourbus, juste vides et sans marque visible des trois caps, qui faisaient aussi partie du r&#234;ve, autrefois &#8211; il faisait froid et vent, d'ailleurs je suis revenu enrhum&#233; et on avait bien autre chose en t&#234;te de toute fa&#231;on.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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