Philippe Bazin | la radicalisation du monde

chaque semaine, dialogue image avec un photographe

un autre texte de la revue, au hasard :
Danielle Godard-Livet | La ville souterraine
« La radicalisation du monde », sur le site de Philippe Bazin, c’est le nom générique de ses séries photographiques. L’autre titre générique, pour une collection tout aussi fascinante, c’est Étranges étrangers.

Point commun à ces deux déplis (la façon dont un site s’offre à lire, en étoile puis développements linéaires), la prégnance des visages.

Et singularité de Philippe Bazin : avoir étudié puis longtemps pratiqué la médecine. Ce qui se donne ici d’une humanité qui est de l’ordre privé, hors de ce rapport privilégié au corps. Un point commun donc, et c’est cela qui dérange, aux photos d’accouchement, de nourrissons d’un jour, comme de très vieilles personnes, ou bien de patients dans un établissement psychiatrique. Parce que ces limites, nous les connaissons chacun de nous en nous-mêmes à l’avance.

Dans ce point de départ, Philippe Bazin a trouvé son territoire – et abandonné la médecine, mais – comme l’ami Winckler – est-ce qu’on s’en détache vraiment ? Le fait qu’il mêle son travail de photographie personnel à son enseignement à l’école des Beaux-Arts de Dijon est aussi une interrogation qui me concerne.

Comment isoler une image, d’un site fonctionnant ainsi par dépli et arborescence, sans que cette image devienne preuve ou illustration ? Choisi celle-ci, de la série moulages, parce que précisément à l’écart de la représentation direct du corps ou visage.

FB



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1ère mise en ligne et dernière modification le 30 août 2014.
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